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929.2 B3278b 1971006
REYNOLDS HISTORICAL GENEALOGY COLLECTION
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INVENTAIRE
CHRONOLOGIQUE ET ANALYTIQUE
DES CHARTES DE LA MAISON DE BAUX
A M/, I Dr; IV
INVENTAIRE CHRONOLOGIQUE ET ANALYTIQUE
DES CHARTES DE LA MAISON DE BAUX
ACCOMPAGNl'l
de quinze pJaueljcs de sceaux , cinq labJeaux f^énèitJo^iqiies et d'une carte des possessions françaises de celle maison
ET SUIVI
d'un appendice relatif à la hraiicJje des Baux d'Arborée
PAU LE D^ L. 15ARTHÉLEMY
Correspondant du Ministère de l'Instruction Publique . Président de b Société de Statistique de Marseille, etc., etc., etc.
MARSEILLE
TYP. ET LITII. BARLATIER-FEISSAT PF.RE ET FILS Ruie Venture , 19
1882
INTRODUCTION
1971006
S'il est vrai que l'histoire générale d'un État n'est que le résumé des histoires particulières des provinces qui le composent et des hommes illustres qui y sont nés, ou les ont gouvernées; nous aurons rendu service aux sciences historiques en analysant les chartes de la plus puissante famille de Provence qui a disputé, avec des chances diverses et pendant plus d'un siècle, cette province aux Comtes des maisons de Barcelone et d'Anjou. Elle fut puissam- ment aidée dans ses guerres incessantes par une partie de la noblesse Provençale, et plus tard par les républiques d'Arles, d'Avignon et de Marseille qu'elle sut entraîner dans son alliance.
On trouverait ditïicilement chez les généalogistes et les historiens anciens et modernes une famille aussi mal connue que celle des Baux dont nous ahons esquisser l'histoire. L'abbé Robert de Brian. qon{l'État et le nobiliaire de la Provence] n'en donne guère que l'in- dication des diverses branches. kv{QÏe,\\.\\ {Histoire de la noblesse de Provence) l'a passée sous silence, sous prétexte qu'elle était éteinte de .son temps. Lachesnaye des Bois(/)/c^. herald, de France) fait son histoire dans quelques lignes : elle commence pour lui à Guillaume-Hugues, petit-fds de Pons le jeune, et iinit à Ber- nardin de Baux en 1527.
Pithon-Curt [Histoire de la noblesse du Comtat-Vénaissin) est le seul auteur qui ait donné , à la lin du dernier siècle , la généalogie complète delà maison de Baux, d'après les documents manuscrits et imprimés qu'il put se procurer. Cet ouvrage, qui a fait autorité jusqu'à ce jour et que l'on trouve cité par tous les écrivains modernes, fourmille d'erreurs sous le rapport généalo- gique. Si P. Curt a vu, ce qui est fort douteux, les nombreuses chartes qu'il cite, il en a fait assurément une fausse application,. Ses inductions personnelles et celles des auteurs français et italiens qu'il a consultés, l'ont trompé dans le classement par branches des divers personnages dont il est question dans les chartes ; en con-
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séquence, son tableau généalogique doit être considéré comme très fautif et ne mérite qu'une confiance très limitée.
Pour éviter toute cause d'erreur et arriver à la connaissance plus exacte de l'histoire des Baux, nous avons dû faire abstraction complète de l'opinion de nos devanciers, recourir seulement aux chartes publiées dans divers cartulaires et ouvrages français, ita- liens et allemands, et dépouiller les nombreuses pièces qui exis- tent dans les dépôts publics.
Notre inventaire des chartes de la maison de Baux, portant avec lui son certificat d'origine, c'est-à-dire l'indication des lieux où les actes sont passés et seront retrouvés, formera la justification de notre travail, 11 fournira aux savants qui voudront étudier plus complètement, et dans ses moindres détails, l'histoire trop négligée des diverses villes et localités de la Provence, du Comtat et du Dauphiné, la facilité de recourir aux chartes citées sans faire aucune recherche. Cet ouvrage est le résultat du dépouillement en France des fonds civils et ecclésiastiques des départements des Bouches-du-Rhône, de l'Isère, de la Drôme et de Vaucluse, des chartes et des diverses collections des archives et de la biblio- thèque nationales, et à l'étranger des archives du Vatican et de celles de Naples où se trouvent les nombreux registres angevins de nos Comtes de Provence, Rois de Sicile. Nous avons mis à contribution les archives municipales de plusieurs villes, dont les plus impor- tantes sont : Marseille, Arles, Orange, Avignon et Carpentras, celles d'Aubagne, notre ville natale, de Toulon et de La Cadière, et nous avons poursuivi nos recherches jusque dans de nombreux registres des notaires de Courtheson, d'Orange et de Marseille.
Lorsque les chartes nous ont fait défaut, nous avons utilisé l'his- toire manuscrite de Montmajour par Chantelou, et divers inven- taires qui méritent créance, tels que celui des Dauphins Viennois, publié par M. l'abbé Ulysse Chevalier, ceux de Montmajour, du Chapitre de Marseille, et principalement un manuscrit du XVIII"= siècle, sans nom d'auteur, ayant appartenu à notre excellent et regretté ami le docteur Martial Millet, d'Orange, qui contient une analyse étendue de divers actes concernant les Baux, et porte encore l'ancienne cote des chartes de la ville d'Orange.
Nous ne saurions passer sous silence, en terminant cette aride énumération, un manuscrit intitulé Noblesse de Provence, nouvel- lement acquis par notre ami le savant bibhophile M. Paul Arbaud, d'Aix, qui contient l'analyse de pièces importantes pour notre pro-
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viiice, tirées des registres des notaires d'Arles, et la copie intégrale de quelques actes passés dans cette ville par divers membres de la famille dont nous allons tracer brièvement l'histoire.
Sans nous arrêter à la fable qui fait descendre les Baux de l'un des trois Mages qui allèrent à Bethléem, sous le guide de l'étoile , pour adorer le Sauveur du monde , ni au dire des écrivains qui leur donnent pour origine les Balthes, l'une des plus puissantes et illustres familles des Goths et Visigoths, nous essayerons de fixer l'origine de cette illustre maison sur les documents que lious fournit le cartulaire de Saint-Victor, documents dont personne ne s'est servi jusqu'à aujourdliui pour éclairer cette question.
Robert de Briançon est le premier auteur qui ait soulevé le voile qui cachait l'origine des Baux, en les disant issus d'une noble fa- mille de Provence, sans fournir cependant aucune preuve à l'appui de son opinion. Feu notre savant confrère le docteur DamaseArbaud, à la perspicacité duquel nous nous plaisons à rendre hommage, a fait faire un pas de plus à la science, en nous donnant connaissance, par le rapprochement des chartes du cartulaire de Saint- Victor , de la grande étendue des domaines de cette famille dans le Var et les Bouches-du-Rhùne, et de la iiliation de Geoffroy de Rians à Pons-le-Jeune. La charte 267, datée du 16 octobre 1050, ne laisse aucun doute à cet égard. Elle contient une donation de l'église de Sainte- Marie et Saint- Jean dans le territoire d'Esparrun-de-Pal- lières, faite au monastère de Saint-Victor par Geoffroy et Hugues, fils et héritiers de Pons-le-Ieune Cl).
Or, ce Geoffroy et son frère Hugues possédaient en commun des biens héréditaires dans la vallée du Rh(.ine, dans l'Argence, à Gi- gnac et à Marignane, localités dépendantes du comté d'Arles , en qualité d'héritiers de leur père Pons-le-Jeune.
Ce même Hugues, mari d'Enaurs, fut le fondateur de la dynastie des Baux; Geoffroy par son mariage avecScocia, fdle de Guigo et de Gualdrada, posséda des biens considérables dans les environs de Brignoles, comme on peut le voir i)ar les nombreuses donations faites au monastère de Saint-Victor. Il fut seigneur d'une vallée dont la circonscription franchissait la Durance et s'étendait jusqu'à
(1) Nos omnes coherecles, Gauzfredus ci V7/o et uo:ores nostre, scib'cet ScQciariun filiis nostris VuUlclmo et Pontio, et Inauris cain sui!< filiis Viiil- leliuo et Vijone et Pohtio conce(ii)au)> et donanius... (cari. Sl-Victor. cii. 267).
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Pertuis ; son fils Pons fut la souche de la famille de Rians dont il prit le nom.
M. Blancard, archiviste des Bouches-du-Rhône, va plus loin que ses devanciers; ses études, encore inédites, sur les comtes de Pro- vence font remonter de trois degrés la filial on de Pons-le-Jeune. Ce dernier et Lambert-le-Juge, père d'Odille, femme de Foulque, vicomte de Marseille, sont les fils du Pondus^ qualifié de ^zce- co??7es au mois de mars 965 (ch. 29 du cart. Saint- Victor), et que nous retrouvons à Arles le 20 août 967 (ch. 290) avec la qualification de Major, immédiatement après le nom du Juge Bérenger, qui est le premier nommé de tous les grands seigneurs cités dans l'acte.
D'après l'authentique d'Arles et le même cartulaire de Saint- Victor, ce Pondus moy'or, mari de Bellilrude(cli. 169), et Lambert Judex avaient un troisième frère appelé Raiambert, propriétaire aussi en Argence. Leur père Ison et leur oncle paternel Humbert, évêque de Vaison, descendaient à leur tour d'un Pondus, pareille- ment propriétaire en Argence, qui vivait vers le milieu du neuvième siècle.
Les documents nous faisant défaut pour poursuivre l'origine de la famille de Baux au-delà du neuvième siècle, nous concluons en disant que ces titres de Vicecomes et Judex, portés par Pons Major et Lambert, ne sont que la désignation de fonctions peu connues, exercées par divers seigneurs de la cour des Comtes de Provence ; que ces fonctionnaires, riches propriétaires du Comté, toujours nommés au premier rang dans les chartes précitées, doivent être considérés comme de hauts personnages et les premiers feudataires de ce Comté. Nous croyons qu'ils descendent directe- ment par leur père Ison et leur aïeul Poncius du comte Leibulfe, vivant vers la fm du huitième siècle, qui possédait comme eux , d'après les chartes, de vastes propriétés en Argence.
Quelle que soit la valeur que l'on voudra donner à notre opinion sur l'origine de la famille des Baux, qu'elle soit comtale ou non, les critiques les plus exigeants ne nous refuseront pas de la placer au premier rang des familles nobles, originaires de Pro- vence. Quant au nom patronymique adopté par Hugues, fils de Pons-le-Jeune, il sera facile de reconnaître sa provenance dans la donation faite en 981 par Silvius aux moines de Montmajour d'une terre démembrée des domaines de Pons, située dans le comté d'Arles, secus castvutn qui vocatur Baldus.
Le mariage de Raymond de Baux, arrière-petit-lils de Pons-le-
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Jeune, avec Etiennelte, fille du comte Gilbert, vint donner une nou- velle illustration à cette famille en la rapprochant du trône des com- tes de Provence ; mais il fut en môme temps la cause des guerres civiles qui ensanglantèrent cette province depuis le milieu du dou- zième siècle jusqu'à la fin de la république marseillaise, et se termi- nèrent par la soumission définitive de Barrai de Baux à Charles I d'Anjou, beau-fils de Raymond-Bérenger V.
Les historiens de Provence nous paraissent s'être gravement trompés en traitant de factieux Raymond de Baux , et en attribuant exclusivement la guerre civile suscitée par lui, après la mort de Raymond Bérenger I", au partage inégal des domaines de leur beau-père Gilbert, et à la revendication d'une part plus grande d'héritage.
Jusqu'à ce Jour, aucun écrivain n'a prouvé, les documents à la main, cette prétendue revendication. Lorsque le Comte eut la fai- blesse, par nécessité politique, de donner sa fille Douce en mariage à un prince étranger, et lorsque sa femme Gerberge aggrava cette première faute en donnant, contrairement à la loi féodale, tous ses domaines à sa fille aînée, qui les rétrocéda à son mari, il ne fut nullement question départage. Raymond, seigneur de Berre, resta possesseur des seuls biens de sa famille, augmentés de la dot de sa femme Etiennette, dont on ignore l'importance et la nature ; s'il obtint en 1116 de son beau-frère Raymond Bérenger la souverai- neté de Berre et de son territoire, d'une portion de la Crau et des domaines au-delà de la Durance confisqués sur les meurtriers du comte Gilbert, ce fut en dédommagement des dépenses faites à la poursuite des assassins, et comme indemnité des onze mille sous qui lui étaient dus. (B. 1069, fol. 230. v°. arch. B.-du-Rj.
La cause déterminante de cette première guerre et de celles qui l'ont suivie jusqu'à la soumission définitive de Barrai de Baux à Charles d'Anjou, doit être recherchée dans un mobile plus élevé que la revendication d'une part d'héritage, et la satisfaction d'une ambition exagérée souvent reprochée à la famille de Baux ; cette ambition serait d'ailleurs doublement légitimée par la naissance de Raymond et par son mariage avec Etiennette, fille du dernier Comte. Le mobile qui le poussait à cette guerre, ne fut autre qu'un ardent patriotisme et le désir de soustraire la Provence au pouvoir d'un prince étranger, sous lequel elle devint vassale de la Catalogne, non par conquête, mais par la volonté de deux femmes et l'assistance d'une partie de la noblesse trop oublieuse de l'honneur national.
Les chartes nous mancfuent pour donner à notre opinion l'auto- rité d'une démonstration ; mais si Ton admet, avec les historiens, que la donation de la Provence à Raymond-Bérengerpar sa femme Douce était conforme à la constitution féodale, que l'on nous dise alors pourquoi la moitié de notre noblesse, au risque d'y perdre son patrimoine, se rangea sous la bannière du premier feudataire du Comté ? A coup sûr ce ne fut pas pour satisfaire l'ambition per- sonnelle de Raymond de Baux et se créer un nouveau maître. Voyons plutôt dans ce soulèvement la formation d'un parti national qui, malgré ses revers, ne s'est jamais démenti pendant une période de cent ans, et a fini par entraîner dans ses élans patrioti- ques les villes d'Arles, Avignon et Marseille, qui s'étaient déjà constituées en républiques, et voulaient maintenir leur indépen- dance.
Nous ne connaissons aucun des incidents de cette première guerre, nous savons seulement qu'elle fut désastreuse pour le parti des Baux, et que Raymond vaincu mourut en 1150 à Barcelone où il était allé implorer la clémence de son vainqueur. Le prince Catalan fut implacable ; il mit provisoirement sous séquestre les biens du vaincu, et obligea Hugues de Baux, fils aîné de Raymond, à se constituer prisonnier. S'il suspendit plus tard ces mesures de rigueur, ce ne fui qu'après avoir obtenu d'Eliennette et de ses quatre fils une soumission complète à ses exigences. A ce prix, les domai- nes furent rendus à la famille, mais sous condition expresse qu'eux et leurs descendants reconnaîtraient la suzeraineté du prince et de ses successeurs, et leur prêteraient hommage et serment de fidélité comme tous les feudataires du Comté.
Hugues de Baux ne pouvant supporter ceL état de vassalité, tenta de nouveau le sort des armes en s'alliant au Comte de Toulouse. Il eut môme la faiblesse de se rapprocher de l'empereur Frédéric Barberousse, dont il espérait un secours matériel; mais il n'en obtint que la confirmation de l'investilure des terres possédées par son père Raymond, Guillaume-Hugues, et le comte Gilbert, son aïeul maternel. Assiégé en mars 1162 dans son château des Baux par les comtes Bérenger-Raymond et Raymond-Bérenger, en per- sonne (B. 278, B.-du-R.), il lui fallut de nouveau faire sa soumission aux princes Catalans. Quelques mois après, il eut la douleur de voir l'Empereur céder aux sollicitations des ennemis de sa famille et annuler sous divers prétextes la charte d'investiture du comté de Provence accordée à Rayniond son père, en 1145, par
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l'Empereur Conrad son prédécesseur, et confirmée en sa faveur en 1160 par Frédéric lui-même, pour la donner à Raymond- Bérenger III auquel il accorda sa nièce Richilde en mariage. Hugues, ne pouvant consentir à rester le vassal des Comtes de Barcelone, s'exila volontairement en Sardaigne, où nous le retrou- verons plus tard fondant une nouvelle dynastie dont les princes prirent le titre de Juges d'Arborée.
Après la mort de Raymond, fils de Hugues de Baux, son oncle Bertrand, quatrième fils de Raymond de Baux, seigneur de Berre, devint prince d'Orange par son mariage avec Tiburge, fille de Raimbaud III ; il obtint pour prix de sa soumission à Raymond- Bérenger et à la politique de l'Empereur, la confirmation des biens de sa maison dont il était seul héritier.
Par la mort de son beau-frère Raimbaud IV, Bertrand hérita de Courtheson et d'une nouvelle partie de la principauté d'Orange. Son règne fut de courte durée, il n'est guère connu que par son alliance avec le roi d'Aragon, ses démêlés avec l'ordre de Saint-Jean-de- Jérusalem, ses donations à divers couvents et ses largesses à l'abbaye de Silvacane. Les historiens prétendent qu'il fut assassiné, mais le rouleau des morts de ce prince édité par M. Léopold Delisle, directeur de la Bibliothèque nationale, rectifie cette asser- tion et nous apprend qu'il mourut de mort naturelle vers 1181.11 laissa quatre fils, dont l'un Guillaume-Hugues devint chanoine d'Arles, et les trois autres Hugues, Bertrand et Guillaume furent la souche des trois branches principales dont nous allons parler. Leurs descendants devinrent maîtres d'une grande partie de la Provence, du Dauphiné et du Comtat par successions, contrats et conquêtes.
Dans le partage des biens paternels de Bertrand, Hugues reçut les châteaux des Baux, Trinquetaille, etc.; Bertrand ceux de Berre, Istres, Miramas, Marignane, Meyrargues, Puyricard, et Guillaume hérita, du chef de sa mère, d'une partie de la principauté d'Orange.
Branche des seigneurs des Baux, vicomtes de Marseille, et plus tard comtes d'Avellin.
Hugues, que nous croyons l'amé des enfants de Bertrand de Baux, prince d'Orange, passe un traité d'alliance offensive et défen- sive en 1206 avec Ildefonse, comte et marquis de Provence , et
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reçoit en don (le ce dernier le Bour.^-Neuf d'Arles, les eliâteaux (leMouriès et Maiissane. Il devint vicomte de Marseille par son mariage avec Barrale, fille de Barrai, et par le partage de la vicomte de Marseille fait en 1212 entre le vicoinle Roncelin et ses nièces Barrale et Mabile, cette dernière, fille de Guillaume-le- Gros, et femme de Girand Adhemar de Monleil, il reçut en partage mie portion de la ville vicomtale de Marseille, les châteaux du Castellet, La Cadière, Ceireste, et un tiers d'Aiiliagne et de son territoire.
Héritier de la liaine de ses aïeux contre la maison de Barcelone, il entraîna dans sa révolte quelques membres de sa famille, vendit, pour supporter les frais de la guerre, ses droits sur la ville vicom- tale à la commune de Marseille, qui cherchait à s'ériger en Répu- blique, et diverses terres et châteaux dans la Cran. Cette seconde guerre ne fut pas plus heureuse que la première ; Hugues devint, avec son fils Gilbert, prisonnier de Raymond Bérenger V et sur- vécut peu d'années à sa défaite. Il avait eu deux fils, Gilbert et Barrai ; le premier mourut sans enfant en 1243, de sa femme Si]jylle, fille de Geoffroy de Trets, vicomte de Marseille, peu de mois après avoir fait donation au comte Raymond de ses domaines d'Aubagne, Saint-Marcel, La Cadière, Ceireste, Cuges et Roquefort.
Barrai de Baux, l'homme le plus remarquable de sa race, prit part à la guerre suscitée par son père et les princes de sa maison à Ray- mond Bérenger V; homme de guerre d'une incontestable valeur, doué d'une activité à toute épreuve et ne reculant devant aucune mesure pour arriver à son but, il fut le plus fidèle allié du comte de Toulouse, Raymond VII, dont il avait épousé la nièce. Il envahit une grande partie du Comtat comme Sénéchal pour le Comte de Toulouse, et reçut de lui la donation de diverses terres qui devinrent plus tard l'apanage de la brandie cadette de sa famille.
Cette guerre désastreuse s'étant terminée par la réconciliation du Pape avec le Comte de Toulouse et par le mariage de la fille de Raymond VII avec Alphonse, comte de Poitiers, fils de Louis VIII, roi de France, Barrai se hâta de faire la paix avec la commune d'Arles qui s'était emparée de ses biens, et de prêter hommage et serment de fidélité à la comtesse Béatrix que son père, en mourant, avait nommée seule héritière du comté de Provence.
Comme témoignage de satisfaction, la Comtesse rendit à Barrai les terres de Roquefort, de la Cadière et du Castellet, etc., données par Gilbert de Baux à Raymond Bérenger V; mais la soumission
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(le Barrai ne fat pas durable; le nouveau comte fie Provence, Charles d'Anjou, venait à peine de partir pour la croisade, que Bar- rai, espérant relever l'éclat de sa maison, terni par la défaite récente de son père, tenta d'enlever la Provence à la maison d'Anjou. Il profita habilement des difficultés qu'entraînent toujours un chan- i^eraent de dynastie, et de l'esprit d'indépendance et de liberté dont les populations du Midi étaient affolées, pour soulever la Pro- vence entière ; il l'avait enchaînée à son entreprise par un traité d'alliance précédemment conclu en 1247 avec les villes d'Arles, Avignon et Marseille.
Ce grand agitateur, maître alors de la situation, et reconnu par- tout comme chef incontesté de la révolte, ne recula devant aucune mesure politique, quelque grave qu'elle fût, pour satisfaire son ambition et sa haine personnelle contre le nouveau Comte que les populations et lui-même considéraient comme prince étranger. Podestat d'Arles et d'Avignon, il fit chasser de leurs palais l'Ar- chevêque et l'Evèque de ces deux villes qui s'opposaient à ses desseins, et autorisa, par sa présence et ses conseils, les ordon- nances arbitraires et iniques lancées contre ces deux prélats et leurs partisans.
Lorsque la réaction leva la tête contre ces excès démagogiques, il ne fat plus possible à Barrai de la réprimer parce qu'il était entouré de mécontents. Oublieux du traité qui le liait aux républi- ques provençales, il écrivit secrètement à la reine Blanche, le , 1" mars 1249, pour lui promettre la soumission des villes d'Arles et d'Avignon aux comtes de Provence et de Toulouse, leur vie durant, à la condition que ces villes reprendraient le gouverne- ment de leur choix à la mort des princes. Il était trop tard, Charles (f Anjou prévenu de la rébellion de ses vassaux accourait en toute hâte pour châtier les rebelles. Les villes d'Arles et d'Avignon se rendirent sans combat, et Barrai, réduit à l'impuissance, accepta à son toar, après quelques mois de trêve, les conditions imposées par le Comte de Provence; il s'engagea même à faire une vive guerre à Marseille, son ancienne alliée, qui refusait obstinément de reconnaître la suzeraineté de Charles d'Anjou. La soumission de Barrai fut définitive, il suivit son nouveau maître en Italie et y mourut en 1268 après avoir été Podestat de Milan et grand Justi- cier du royaume de Sicile.
Bertrand de Baux, son fils, accompagna le Comte de Provence en Italie ; sa bravoure et sa belle conduite à la bataille de Bénévent
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attirèrent sur lui lai lenlion flo Charles «l'Anjou qui lui donna en apanage diverses terres et le comté d'Avellin transi nissible à ses descendants. Seul héritier des domaines de son père, il les accrut d'une partie de la baronnie de Pertuis que lui légua son cousin ger- main Bertrand de Baux de Pertuis, mort en Italie en 1275. Revenu en Provence pour soigner ses intérêts fortement compromis par son absence, il vendit ou engagea plusieurs terres et mourut en Pro- vence en l'année 130.").
Il laissa de son premier mariage avec Philippine de Poitiers, fdle d'Aymar, comte de Valentinois, Raymond de Baux I", qui fut héritier du titre de comte d'Avellin. De son second mariage avec Agathe de Mévouillon, il eut Barrai II et Agout de Baux, qui formèrent la branche des seigneurs de Garomb.
Comtes cfAoellin. — Raymond de Baux continua la branche des comtes d'Avellin. Il eut pour successeurs Hugues II, Robert, Raymond II et son fds Jean, mort en bas âge; Alix de Baux, fdle de Raymond, fut la dernière comtesse d'Avellin, elle mourut le 7 octobre 1426 sans héritier direct de ses deux maris, Odon de Villars, et Conrad, comte de Fribourg. A partir de Bertrand de Baux, tous ces princes prirent le titre de seigneurs d'Aubagne.
Seigneurs de Caromb. — Agout de Baux, sénéchal de Beaucaire et de Nîmes en 1340, de Toulouse et d'Albi en 1342, fut la tige des seigneurs de Caromb, Brantes et Plaisians. Il mourut en 1346, laissant de son mariage avec Catherine Artaud de Châtillon divers enfants qui n'eurent aucune postérité. L'un d'eux, Amiel, Amelin ou Amédée de Baux, devint sénéchal de Beaucaire et de Nimes en 1367. Son frère Bertrand, marié h Catherine de Cour- théson, fut sénéchal de Saintonge en 1346, bailli de Senlis en 1355. Il mourut en 1375, en nommant pour son héritière Alix de Baux, comtesse d'Avellin.
Branche des seigneurs de Barre, Meyrargues, Puyricard et Marignane.
Bertrand de Baux I, seigneur de Berre, et fds de Bertrand prince d'Orange (H, est fort peu connu dans l'histoire, si ce n'est
(1) Bertrand de Baux I, prince d'Orange, devenu chef de la famille par l'exil volontaire de son frère Hugues et la mort de son neveu Raymond, doit être con-
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par des donations faites à divers couvents. Il mourut vers 1201 en laissant deux fds nés de son mariage avec Etiennette de Baux, fille de N. . ., Raymond-Hugues, dont la destinée est inconnue et Raymond II, seigneur de Berre, Meyrargues, Puyricard et Mari- gnane. Ce dernier devint vicomte de Marseille par son mariage avec Alasacie, tille de Hugues Geoffroy III. Il vendit en 1226 sa part de vicomte à la commune de Marseille, et iit la guerre au comte Raymond-Bérenger avec son oncle Hugues de Baux. De son ma- riage, il eut trois fils, Guillaume, Bertrand et Gilbert ; le premier continua la race et les deux autres formèrent les branches de Mey- rargues et de Marignane.
Seigneurs de Bevre, ducs d' And rie. — Guillaume I, seigneur de Berre, Istres, Vitrolles, Lançon, etc., épousa, d'après Pitlion- Curt, Eugaris de Tournel. Bertrand II, son fds, vécut plus souvent en Italie à la suite des comtes d'Anjou, qu'en Provence; il eut de sa femme Bérengère trois fils, Guillaume II, seigneur de Berre, Hugues, cliamljellan du roi de Sicile, comte de Montfort, morts sans postérité, et Bertrand III. Ce dernier fut doté du comté de Montescaglioso et du duché d'Andrie par le roi Charles II, qui lui donna sa fdle Béatrix en mariage, en 1309. Il n'eut d'elle que la princesse Marie, femme d'Humbert II, dauphin viennois. De son second mariage avec Marguerite d'Aulnay, naquit François de Baux, seigneur de Berre, duc d'Andrie, célèbre par sa révolte contre la reine Jeanne, qui lui confisqua tous ses domaines de Pro- vence. Après avoir fait la paix avec la Reine, il vécut en Italie et mourut en 1422.
François, duc d'Andrie, épousa : 1' Louise de Saint-Sévérin , d'après P. Curt; 2° Marguerite d'Anjou - Tarente, impératrice de Constantinople, dont il eut Jacques de Baux, prince de Tarente et d'Achaïe, mort sans postérité légitime de son mariage avec Agnès de Duras, ayant légué, en 1383, ses titres et terres à Louis I d'Anjou, roi de Sicile ; 3° Suève des Ursins, qui lui donna Guillaume^ duc
sidéré comme seigneur de Berre, bien qu'il n'en prenne jamais le titre et qu'il n'ait fait aucun acte, à notre connaissance, constatant sa seigneurie. Pour éviter toute confusion avec les personnages du même nom qui ont existé dans les trois branches de cette famille, nous avons pensé qu'il serait utile de ne les nu- méroter qu'à dater de la mort du dit Bertrand, et du partage de ses biens entre ses trois fils, Guillaume, Bertrand et Hugues. Nous n'avons fait d'excep- tion que pour Raymond de Baux, mari d'Etiennette, que toutes les chartes appellent seigneur de Berre.
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d'Andrie, héritier de la comtesse d'Avellin, et Bianchino de Baux. La descendance de ces deux frères s'est perpétuée en Italie, elle est représentée aujourd'liui dans la ville de Naples par une famille très honorablement connue sous le nom de Balzo.
Seigneurs de Mei/rarr/ves et Puyricard. — Bertrand, deuxième fds du vicomte Raymond, forma la souche des seigneurs de Meirar- gues, Puyricard et Eguilles. Son premier mariage avec Eud iarde, fille de Giraud Adhemar et de Mahile, vicomtesse de Marseille, ajouta à ses domaines les seigneuries de Gardanne, Roquevaire, Géraenos, et diverses terres dans le Var et les Basses-Alpes. De ce premier ma- riage, naquit Hugues de Baux, qui fit alliance avec les Marseillais dans leur guerre contre Charles I d'Anjou, et fut exilé par le Comte après la soumission de Marseille. Il mourut sans héritier en 1305, après avoir vendu ses terres à Charles II d'Anjou. Bertrand épousa en deuxièmes noces Alix N. . , ,, il eut pour fds et héritier Ray- mond I, qui continua la postérité. Son petit-fils Raymond II, sei- gneur de Puyricard et d'Eguilles, mourut sans enfant de sa femme Bronde Adhemar en 1349, et laissa son héritage à Raymond de Baux II, comte d'Avellin,
Seigneurs de Marignane. — Gilbert de Baux, troisième fils de Raymond, eut en partage la seigneurie de Marignane et de Saint- Vicloret. De son mariage avec Adalmodis N..., naquirent plusieurs enfants que nous croyons inutile de désigner ici. Il eut pour suc- cesseur son fils Raymond, qui donna naissance à Guillaume, sei- gneur de Marignane^ marié à Bellinde Hugolen. Ce dernier fut vice-sénéchal du comté de Provence en 1370 et mourut en 1381, laissant deux enfants : l'un, François de Baux, marié à Urbaine d'Agout, fut le dernier seigneur de Marignane ; il vendit ses domaines à la reine Yolande, le -27 octobre 142iî, pour le prix de six mille florins d'or. Le deuxième , Guillaume , fut viguier de Marseille en 1419, et coseigneur de Lambescet La Barben, en sa qualité d'héritier substitué de son neveu Guillaume de Pontevès. Il eut pour successeur son fils Guillaume de Baux de l'Isle. Celui- ci, obéré de dettes, vendit tout ce qu'il possédait au roi René, et Jean de Baux, son fils unique, ayant épousé Agnès de Tégrin, continua la postérité dans le Comtat.
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Branche d'Orange , de Gourtheson , Suze et Gamaret.
Guillaume de Baux I , prince d'Orange , troisième fils de Ber- trand I et de Tiburge , succéda à son père dans la principauté d'Orange. Ce prince troubadour embrassa le parti du Pape contre les Albigeois et Raymond VI , comte de Toulouse , qui avait fait assassiner son père; tombé entre les mains des partisans du Comte, il fut, dit-on, écorché vif et coupé par morceaux en juin 1218 dans la ville d'Avignon. De son mariage avec Ermengarde deMévouillon, il eut trois fils, Guillaume II, Bertrand II et Raymond I, qui régnèrent en même temps avec le titre de princes.
Ce dernier, soit habileté, ambition, ou droit d'aînesse, sut toujours se placer au premier rang dans les transactions concernant la prin- cipauté. A la mort de ses frères , il finit même par écarter ses neveux, leurs héritiers directs, de toute initiative et participation sérieuse aux affaires, tout en leur conservant le titre de princes. L'infériorité de ces seigneurs était telle, qu'en 1279 Bertrand III, héritier de son père Raymond II et de son oncle Guillaume III, ne possédait plus qu'un quart tie la principauté, se composant des châteaux de Gourtheson, Barri, Suze et Solérieux, qui devinrent l'apanage de la branche cadette dont nous parlerons plus tard.
Raymond I, prince d'Orange, mourut en 1282. Il eut deux fils de sa femme Malberjone, fdle d'Isoard d'Aix ; Guillaume IV mort avant son père, et Bertrand IV, seul héritier de toute la principauté. Ce dernier épousa Eléonore de Genève, fille du comte Henri, de laquelle naquirent Guillaume mort avant son père , et dont les enfants formèrent la branche des seigneurs de Camaret et Sérignan, et Raymond de Baux IV, qui continua la postérité. Celui-ci , mari d'Anne de Viennois, fille de Guy de Montauban, eut pour fils et successeur Raymond V, dernier prince d'Orange.
De son premier mariage avec Constance , fille du comte de Tallard, Raymond V n'eut point d'enfants. Jeanne de Genève , sa deuxième femme , ne lui donna qu'une fille , la princesse Marie, qui reçut en dot la principauté d'Orange en 1386, et la transmit par testament en 1417 à Jean de Châlons, son mari, et à ses descen- dants.
Seigneurs de Camaret et de SérignoM. — Par son testament du 21 juillet 1314 , Bertrand IV, prince d'Orange, légua aux deux
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enfants de son fils aine Guillaume, les seigneuries de Camaret, Sérignan, Travaillans, etc. L aine, Bertrand, premier seigneur de Camaret, mourut sans alliance en 1342. Son frère et héritier Guil- laume épousa Marquise d'Albaron, il mourut en 13GI laissant pour fils et successeur Jean de Baux, lequel n'eut de son mariage avec Florencie de Saint-Martial (jue trois filles ; l'une d'elles , Catherine, épousa Raymond de Laudun, seigneur de Lers et de Rochefort, dont les descendants formèrent la branche des Laudun de Baux.
Seigneurs de Coicrtheson, Sii^-e, Barri et Solérieux. •— Le pre- mier prince d'Orange qui ait pris la qualification de seigneur de Suze et Courtheson est Raymond II, héritier de son frère Guil- laume m, mari de GaUjurge de Mévouillon , lequel partagea la principauté d'Orange avec son oncle Raymond I. Ces princes de la branche cadette perdirent peu à peu, comme nous l'avons déjà dit, la plus grande partie de leur principauté à la suite de diverses transactions avec Raymond I et son fils Bertrand IV, princes d'Orange, et reçurent en apanage les seigneuries de Courtheson, Barri, Suze et Solérieux, sous la suzeraineté des princes de la branche aînée. Le titre de prince qu'ils portèrent jusqu'à la fin du Xni" siècle doit être considéré comme purement nominatif et ne leur conférant qu'un pouvoir très .secondaire, car Bertrand III ne possédait plus qu'un quart de la principauté en 1279 ; son fils Raymond III, seigneur de Courtheson, fut le dernier qui se décora quelques fois de ce titre honorifique.
Les quatre fils de Bertrand III, seigneur de Courtheson , Amie! , Bertrand, Hugues et Raymond, portant leur ambition vers l'Italie , quittèrent la Provence pour s'enrôler dans les armées des rois de Sicile, comtes de Provence, qui les comblèrent d'honneurs et leur firent donation de terres considérables. Amiel , viguier de Flo- rence , grand justicier du royaume , mourut en Italie. Bertrand , capitaine général en 1327, mourut sans alliance. Hugues devhit comte de Soletto et Sénéchal du Piémont et de Sicile, et eut de sa femme Jacqueline délia Marra, Raymond de Baux qui hérita de son titre, fut maréchal de Sicile en 1340 , et mourut sans postérité en 1376. Suève, l'une des tilles de Hugues, épousa Robert des Ursins, comte deNola, dont le fils Raymond ajouta à son nom celui de sa mère et forma la branche des Ursins de Baux.
Raymond III, quatrième fils de Bertrand, fut sénéchal du Pic-
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mont en 1309 ; il eut de sa deuxième femme , Constance de Montolieu d'Arles , Bertrand de Baux , seigneur de Courtheson, lui aussi sénéchal du Piémont et de la Lombardieen 1340. La fdle unique de ce dernier, Catherine de Baux, dame de Courtheson et de Gaudissart, mourut en 1393 sans postérité de son mariage avec Bertrand de Baux, seigneur de Bran tes.
Seigneurs de Su^e, Barri et Solérieux. — Après la mort de Raymond de Baux II, seigneur de Suze et de Courtheson, ses fils Bertrand III et Raymond partagèrent les domaines de leur père le 4 décembre 1281. Bertrand conserva les droits seigneuriaux de sa famille sur Orange, et les châteaux de Courtheson, La Gar- de-Paréol etc. Raymond eut en partage Suze, Barri, et Solé- rieux. Il épousa en premières noces Catherine de Lagonesse, de laquelle naquit Amiel de Baux. Sa deuxième femme, Mar- guerite, comtesse d'Ascoli, tîlle de Théodora de Saint-Sévérin, qu'il épousa en 1331, ne lui donna aucun enfant.
Amiel de Baux épousa, d'après Pithon-Curt, Albaronne d'Agout, qui lui donna pour héritier Raymond, mari de Cécile, ou Filette de Mévouillon, de laquelle naquit Amédée de Baux dont la desti- née nous est inconnue.
La succession d'Amédée passa, nous ne savons comment, entre les mains de Raymond V, prince d'Orange, dont les ancêtres avaient toujours conservé la suzeraineté sur les domaines aliénés de leur principauté. Ce dernier prince abandonna à son frère cadet Bertrand, seigneur de Gigondas, la seigneurie de Suze, qui sortit défmilivement de la principauté d'Orange par le mariage de Marguerite, fille de Bertrand, avec Hugues de Saluées.
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Nous ne saurions terminer cette notice généalogique sans parler de divers personnages issus de cette noble maison de Baux , à laquelle nous ne pouvons cependant les rattacher faute de docu- ments historiques, et de plusieurs familles de Provence et du Comtat portant le même nom sans avoir la même origine.
1° D'après Robert de Briançon (Art. Castellane , p. 486), Boniface de Castellane IV, qui prête hommage au comte de Provence en 1226, aurait eu d'Agnès de Spata deux fils portant tous deux le même nom. L'un d'eux, appelé Boniface de Riez , aurait épousé : 1° Alix de Baux, lille de Hugues I, vicomte de Marseille ; 2" Sibylle
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de Trets, daine de Toulon, et veuve de Gilbert de Baux en 1243, dont il n'eut pas de postérité. De sa première femme Alix seraient nés deux enfants: Boniface qui accompagna Charles d'Anjou en Italie et mourut en 1264 : Hugues, son frère, prit le nom de Baux à cause de son aïeul maternel.
Cette généalogie nous paraît un peu fantaisiste: 1° parce qu'Alix fdle de Hugues n'a jamais existé et qu'on ne la trouve citée dans aucune charte. Il est vrai que le vicomte Hugues eut pour fille Alasacie dont le nom pourrait être confondu avec celui d'Alix ; mais Alasacie, qui n'était point encore mariée en 1243, lorsque son frère Gilbert lui légua 200 marcs d'argent pour dot, épousa avant 1251 Guillaume de Pertuis de la famille desSabran, duquel naquit Bertrand de Baux de Pertuis, mort en Italie en 1275; comment donc aurait-elle épousé en première noce Boniface de Castellane , et en aurait-elle eu Hugues de Baux déjà majeur en 1257 ? 2° parce que, dans une charte de 1258 , ce môme Hugues , qualifié de seigneur d'Allemagne, est dit fds et héritier, ainsi que son frère et ses sœurs, de Boniface de Castellane et d'Agnès de Spata (supplément, n° 75).
Or, si Alix de Baux n'a pas existé: s'il est impossible, malgré la conformité des noms, qu'Alix et Alasacie soient la même personne, puisque cette dernière était mariée à Guillaume de Pertuis avant 1251; si d'autre part, Hugues et son frère Boniface se disent en 1258 fils et héritiers de Boniface et d'Agnès de Spata , que devient l'opinion de Robert de Briancon? On peut certainement la considérer comme non avenue.
Ce même Hugues, seigneur d'Allemagne, que nous \MDyons appa- raître pour la première fois en 1257 confirmant la vente d'un pâtu- rage à Aurafrède (supplément n" 74), et disparaître le 2 novembre 1304, est pour nous un personnage que nous ne pouvons relier d'une manière certaine à notre famille de Baux, quoi qu'il en porte le nom et que nous l'en croyions issu. Nous ne connaissons pas d'avantage le nom de sa femme qui , d'après les tableaux généalogiques de Peyresc(Bibl. de Carpentras), serait Forte d'Esparron, de laquelle seraient nés Boniface d'Esparron et Geoffroy de Castellane (Invent, des M" de Peyresc , t. 2, p. 4G0j. Nous ne saurions infirmer ni confirmer cette opinion, mais nous pouvons certitier par une charte du 3 novembre 1339 que son fils Boniface de Castellane était sei- gneur d'Allemagne et d'Aurafrède (supplément n° 84).
2° Vers la même époque, le 28 novembre 1237, vivait dans les AlpesHaymond de Baux, seigneur d'Entrepierres, qualifié de noble
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et de chevalier, qae nous ne pouvons non plus rattacher à notre lainille. Il apparaît une seule fois dans les chartes avec d'autres seigneurs de la contrée , réglant avec Raymond-Béranger V, ses droits de juridiction et la perception des droits régaliens dus aux comtes de Provence dans le bailliage de Sisteron. Nous voyons de plus que ses descendants Allemand, Bertrand, Guillaume, Hugues, Pierre, Raymond et les dames Iluguette et Sibylle de Baux régula- risent de concert avec les autres coseigneurs d'Knlrepierres, le 27 avril 1320, leurs droits respectifs sur les pâturages et revenus seigneuriaux dans le territoire de cette localité Csupplément n" 81). L'absence de tout document entre les dates extrêmes de 1237 et 1320 ne nous permet pas de préciser le degré de parenté de ces divers personnages, ni de leur donner une place dans notre grande famille de Baux.
3° Il est un autre membre de la noble maison de Baux dont aucun historien ne peut nous indiquer la naissance ; nous voulons parler de frère Bernardin de Baux, chevalier de Saint-Jean. Pithon-Curt cite deux personnages de ce nom, issus de la branche des comtes d'Alessano, descendant eux mêmes de celle de Marignane. Suivant cet auteur, le premier, lils de Raymond de Baux, baron de Rulino, aurait épousé, en 1491, Aitabella de Gesualdo, morte sans enfants; le deuxième , fds de Jean François de Baux , comte d'Alessano , aurait eu pour femme Isabelle d'Acquaviva d'Aragon qui ne lui donna aucune postérité. Ni l'un ni l'autre de ces Bernardin n'étant connus de Pithon-Curt comme chevaliers de Saint-Jean , nous restons dans l'ignorance sur le degré de parenté de ce Bernardin avec les diverses branches de la famille de Baux.
Nous le voyons apparaître pour la première fois dans nos chartes, en 1509 comme capitaine-armateur de navires, et en 1512 comme capitaine des galères , conseiller et maitre d'hùiel de Louis XII, pendant la guerre faite parce Roi à la république de Gênes. Le 4 mai 1513, le Roi, voulant le récompenser des services rendus à son royaume, lui donne à viager la seigneurie des Baux ; il en prit possession le 5 juillet suivant. François I, successeur de Louis XII, conserva les titres de conseiller et maitre d'hôtel à Bernardin de Baux et le combla de faveurs. Ce dernier seigneur de Baux, che- valier de Saint-Jean, commandeur de Saint-Vincent, capitaine des galères royales , conseiller, chambellan et maitre d'hôtel de deux Rois, mourut en décembre 1527 en emportant dans sa tombe le secret de sa naissance. Elle ne nous est révélée que par l'acte de
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cartiilaire de Sénanqiie Carcli. de Vauclusej, dans celui des évèques de Carpentras (Bibliotli. de la ville), et dans les registres du no- taire Urbain André, de Barbentanne , des actes concernant deux familles qui vivaient du XIII" au XV° siècle dans les dépar- tements des Bouclies-du-Rliùne et de Vaucluse, etportaient le nom de Baux, sans la qualification de miles et nobil/s précédant leur nom. Ces deux familles, établies à Avignon et à Carpentras, avaient- elles une même origine? Avaient-elles donné naissance à la branche vivant au XV° siècle à Barbentanne ? Ce sont là des problèmes que nous ne saurions résoudre. Toujours est-il que nous n'avons trouvé aucun indice qui puisse nous faire croire que ces familles de notaires et de marchands descendaient des princes de Baux ; néan- moins nous devons ajouter qu elles possédaient des biens assez considérables dans les localités où elles avaient leur résidence , et qu'elles s'alliaient à des familles ti'ès influentes du pays.
G" Une autre famille portant le même nom vivait à Aix vers la fin du XIIP siècle. Elle y est représentée , le 11 janvier U285 , par un Raymond de Baux, qui fait héritière sa femme Douce de Baux fBaucenca). Cette famille s'est perpétuée jusques au milieu du XV" siècle, sans que nous puissions relier ses membres à la maison de Baux. Les deux derniers dont parlent les chartes du Chapitre de Saint-Sauveur d'Aix sont Jacques et Pierre de Baux , père et fils, notaires d'Aix. Le premier fut consul de cette ville en 1417 d'après l'historien Pitlion {Hist. d'Aix, p. i42_).
En terminant ce court exposé de notre travail sur l'origine de la maison de Baux et sur les hommes illustres qu'elle a produits, qu'il nous soit permis, comme conclusion, d'indiquer les résultats aux- quels nous sommes parvenus en suivant, pendant v\nQ période de 400 ans, les divers membres de cette famille âi travers la Provence, le Dauphiné, le Comtat et jusques en Italie.
Nos laborieuses recherches nous ont permis de refaire une généalogie que nos devanciers, et particulièrement Pithon-Curt, le plus complet de tous, avaient entièrement dénaturée. Nous n'eus- sions pas été nous-mème plus heureux, sans le secours des docu- ments consignés dans les registres angevins de Naples.
C'est grâce aux chartes trouvées dans ce riche dépôt et à leur rapprochement avec celles qui existent en France que nous avons
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"inii,iieâii-
1^ Baos
pu composer cette nouvelle généalogie , malgré la répétilion des mêmes noms de personnes, sans qualités, ni indice de fdiation. Désormais, avec le secours de nos tableaux , il ne sera plus pos- sible de confondre les princes d'Orange avec les comtes d'Avellin, et ceux-ci avec des membres d'une autre branche , ainsi que l'ont fait trop souvent beaucoup d'écrivains, d'ailleurs très-sérieux.
Nous avons analysé dans notre .ouvrage une foule d'actes com- plètement inconnus jusqu'à ce jour , en indiquant soigneusement les sources où n()us les avons retrouvés. Plusieurs de ces actes sont d'une importance capitale, ils éclairent d'un jour nouveau les relations des comtes de Provence avec les seigneurs des Baux , ceux de Berre et les princes d'Orange. Ils expliquent la cause des débats de ces derniers avec les Dauphins Viennois. D'autres non moins importants nous révèlent les efforts faits par les populations pour se soustraire au joug de leurs seigneurs ou en obtenir diverses libertés communales.
Nous avons condensé dans une carte géographique , et noté par un point rouge toutes les localités sur lesquelles les seigneurs de Baux ont exercés une juridiction quelconque à quelque titre que ce soit. Il sera facile de voir, en inspectant cette carte, de combien nous avons dépassé le chiffre des 79 fiefs connus sous le nom de terres Baucenques, attribués en propriété aux divers membres de l'illustre famille des Baux.
Nous donnons comme complément de notre inventaire la sigil- lographie des Baux , dont personne avant nous ne s'était spécia- lement occupé. M' L. Blancard est le seul auteur qui ait publié une série de sceaux dans sa précieuse Iconographie du départe- ment des Bouches-du-Pihône. Ils sont au nombre de 15, y compris le sceau d'Eudiarde, femme de Bertrand de Baux de Meyrargues, et celui de Galburge , femme de Guillaume III, coprince d'Orange. Nous les avons réédités en y ajoutant 31 sceaux nouveaux, ou des variétés, entièrement inconnus.
Cet ouvrage , dont les savants habitués à faire des recherches comprendront la dilliculté, ne contiendra-t-il pas d'erreurs .sensi- bles? Nous avons cherché à les éviter en utilisant de piéférence pour nos analyses les chartes originales ; à défaut de celles-ci, nous avons eu recours aux copies les plus anciennes, et enfin à celles des siècles derniers, transcrites quelquefois par des scribes peu altentifs. En l'absence des originaux et des copies, nous n'avons même pas hésité à mettre à contribution les indications de chartes
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(loualion, l'aile ii;ii' l'iTiiiruis I, en mars ir)-J.S, à Anne du Mniiliiio- l'ency, maréchal de France, de tous les meubles et immeubles de frère Bernardin de Baux, auxquels l'ordre de Saint-Jean avait renoncé, et dont il s'est saisi par droit d'aubaine, parce que Bernar- din était estrangier alhahi, ni: horx du royaume^ illégitime et incestueux. (B. 28. F. 203).
4° Divers auteurs ont parlé d'une prétendue bi'anche de la famille de Baux qui aurait régné en Albanie pendant une centaine d'années, sous le nom de Balselia, Balsa et Balza. M. François I.enormant, à propos d'un mémoire publié dans la Revue de Numismatique en 18(U, snr les monnaies de Balscha III, prince de Monténégro et de Zenta, s'est fait le propagateur de cette oi)inion, presque adoptée avant lui par Dncange dans son Histoire de V empire latin de Constant inople (T. 2, p. 285, collection Buclion.)
« Il est très-probable , dit Ducange d'après certains auteurs « slaves et divers chroniqueurs latins et italiens, que les premiers « princes indépendants de la Zenta étaient originaires de la mai- ci son de Baux, qui s'habitua dans l'Albanie au temps que Charles, « premier de nom, roi de Sicile, le roi Charles son fils, et Philippe, w prince de Tarente, hls du dernier, possédèrent la ville de Duras « et une bonne partie de l'Albanie.... Le nom de Balsa ou Balza a conth'me ceci, étant celui dont les Italiens se servent pour « exprimer l'illustre famille de Baux qui s'habitua au royaume de « Naples, d'oi^i les Sclavons ont foinné celui de Baoscia (lisez « Balscha) ; joint que l'étoile à plusieurs raies qu'Orbini donne « aux Balsa pour armes, lève toute difficulté qu'on pourrait for- « mer sur cette origine, étant celles que porte la maison de « Baux. »
M. Lenormantest plus explicite ; pour lui l'origine <les Balscha, dont il donne la généalogie, n'est pas douteuse, u La première « mention, dit-il, que l'histoire fasse des descendants de la maison « des Baux au milieu des Schkypétars ne remonte qu'à l'année « 1356 ; ils possédaient alors simplement quelques châteaux dans « la Guégarie ou Albanie septentrionale, et ils avaient même (V donné à un de ces châteaux le nom de la ville provençale d'où « ils tiraient leur origine, nom qui s'est conservé dans le village « de Balsch, près de Scutari. »
L'opinion de ces auteurs ne repose que sur des probabilités démenties par l'histoire. Après la mort sans enfants de Philippe III, jirince d'Achaïeet de Tarente, dernier elnpereur de ConstantinoplCj
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sa sœur Mari^iieriie, veuve d'Edouard, roi d'Ecosse, hérita de ses LiLi'es et biens, et les transmit en mourant à son fils unique Jac- ques, né de son deuxième mariage avec François de Baux, duc d'Andrie. Or, ce Jacques de Baux s'éLant révolté contre la reine Jeanne fut privé de ses domaines, et se retira en Grèce où il possédait quelques terres du chef de sa mère et de son oncle. Il eut plus tard l'ile de Corfou, donnée en dot à sa femme Agnès de Duras par Charles III le 16 septembre 1382. Il mourut l'année sui- vante, après avoir déclaré dans son testament, fait au château de Tarente le 15 Juillet 1383, que n'ayant point d'enfant légitime et ne voulant pas laisser son héritage à son père François de Baux, il lègue son empire, son despotat et ses principautés à Louis d'Anjou, duc de Calabre, son cousin au troisième degré par la ligne mater- nelle, et lui recommande d'entretenir et de marier ses fdles natu- relles Magdeleine et Catherine (Reg. P. 1354, n° 87^/. — Arch. nation.).
En présence d'une déclaration aussi formelle et en l'absence de documents contraires, il nous parait difficile d'adopter l'opinion fies savants auteurs que nous venons de citer, quelque spécieuse qu'elle suit. Nous ne saurions non plus nous contenter d'une simple analogie de noms pour admettre, sans preuves, l'implan- tation dans ces contrées d'un membre de la famille de Baux, alors surtout que toutes les données historiques semblent s'opposer à cette possibilité.
Les auteurs slaves et les chroni([ueurs latins et italiens qui ont les premiers soulevé cette question auront été trompés par le souvenir d'un prince de la famille de Baux qui a régné en Ru- manie et en Servie. N'en connaissant pas la descendance, ils l'auront identifié avec Georges Balsa, comte de Zante, pauvre gentilhomme de celle province, qui assiégea les Français à Duras, où il fut défait, d'après Orbini. Ducange admet bien l'existence de ce Geor- ges Balsa, mais il a de la peine à le croire originaire du pays, et déclare (p. 283j que très probajjlement il est d'origine fran- çaise. Jusqu'à plus ample informé, nous considérons l'opiniun de Ducange, adoptée par M. Lenormant, comme erronée; nous ne pouvons pareillement admettre un deuxième Jacques de Baux, despote de Servie, indiqué dans l'ouvrage de Pithon-Curt, comme tils illégitime du despote de Romanie, parce qu'il n'en est pas parlé dans le testament de son prétendu père.
5° Pendant le cours de nos recherches, nous avons trouvé dans le
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cartulaire de Sénanqiie farch. de Vauclusej, dans cekn des évèques de Carpentras fBiblioth. de la ville), et dans les registres du no- taire Urbain André, de Barbentanne , des actes concernant deux familles qui vivaient du XIIP au XV° siècle dans les dépar- tements des Bouches-du-Rliône et de Vaucluse, etportaient le nom de Baux, sans la qualification de miles et nobilis précédant leur nom. Ces deux familles, établies à Avignon et à Carpentras, avaient- elles une même origine? Avaient-elles donné naissance à la branche vivant au XV' siècle à Barbentanne ? Ce sont là des problèmes que nous ne saurions résoudre. Toujours est-il que nous n'avons trouvé aucun indice qui puisse nous faire croire que ces familles de notaires et de marchands descendaient des princes de Baux ; néan- moins nous devons ajouter qu'elles possédaient des biens assez considérables dans les localités où elles avaient leur résidence , et qu'elles s'alliaient à des familles très influentes du pays.
G° Une autre famille portant le même nom vivait à Aix vers la fin du XIIP siècle. Elle y est représentée , le il janvier 1-285 , par un Raymond de Baux, qui fait héritière sa femme Douce de Baux (Baucenca). Cette famille s'est peri)étuée jusques au milieu du XV' siècle, sans que nous puissions relier ses membres à la maison de Baux. Les deux derniers dont parlent les chartes du Chapitre de Saint-Sauveur d'Aix sont Jacques et Pierre de Baux , père et fils, notaires d'Aix. Le premier fut consul de cette ville en 1417 d'après l'historien Pithon (Hist. d'Aix, p. 142).
En terminant ce court exposé de notre travail sur Turigine de la maison de Baux et sur les hommes illustres qu'elle a produits, qu'il nous soit permis, comme conclusion, d'indiquer les résultats aux- quels nous sommes parvenus en suivant, pendant une période de 400 ans, les divers membres de cette famille à travers la Provence, le Dauphiné, le Comtat et jusques en Italie.
Nos laborieuses recherches nous ont permis de refaire une généalogie que nos devanciers, et particulièrement Pithoii-Curt, le plus complet de tous, avaient entièrement dénaturée. Nous n'eus- sions pas été nous-mème plus heureux, sans le secours des docu- ments consignés dans les registres angevins de Naples.
C'est grâce aux chartes trouvées dans ce riche dépôt et à leur rcîpprochement avec celles qui existent en France que nous avons
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pu composer cette nouvelle généalo^ïie , malgré la répt'tiliou des mômes noms de personnes, sans cfualités, ni indice de filiation. Désormais, avec le secours de nos tableaux , il ne sera plus pos- siJjle de confondre les princes d'Orange avec les comtes d'Avellin, et ceux-ci avec des membres d'une autre branche , ainsi que l'ont fait trop souvent beaucoup d'écrivains, d'ailleurs très-sérieux.
Nous avons analysé dans notre .ouvrage une foule d'actes com- plètement inconnus jusqu'à ce jour , en indiquant soigneusement les sources où nous les avons retrouvés. Plusieurs de ces actes sont d'une importance capitale, ils éclairent d'un jour nouveau les relations des comtes de Provence avec les seigneurs des Baux , ceux de Berre et les princes d'Orange. Ils expliquent la cause des débats de ces derniers avec les Dauphins Viennois. D'autres non moins importants nous révèlent les efforts faits par les populations pour .se soustraire aujoug de leurs seigneurs ou en obtenir diverses libertés communales.
Nous avons condensé dans une carte géographique , et noté par un point ronge toutes les localités sur lesquelles les seigneurs de Baux ont exercés une juridiction quelconque à quelque titre que ce soit. Il sera facile de voir, en inspectant cette carte, de combien nous avons dépassé le chiffre des 79 fiefs connus sous le nom de terres Bauceiiques, attribués en propriété aux divers membres de l'illustre famille des Baux.
Nous donnons comme complément de notre inventaire la sigil- lographie des Baux , dont personne avant nous ne s'était spécia- lement occupé. M' L. Blancard est le seul auteur qui ait publié une série de sceaux dans sa précieuse Iconographie du départe- ment des Bouches-du-Rhône. Ils sont au nombre de 15, y compris le sceau d'Eudiarde, femme de Bertrand de Baux de Meyrargues, et celui de Galburge , femme de Guillaume III, coprince d'Orange. Nous les avons réédités en y ajoutant 31 sceaux nouveaux, ou des variétés, entièrement inconnus.
Cet ouvrage, dont les savants habitués à faire des recherches comprendront la difficulté, ne contiendra-t-il pas d'erreurs sensi- bles? Nous avons cherché à les éviter en utilisant de préférence pour nos analyses les chartes originales; à défaut de celles-ci, nous avons eu recours aux copies les plus anciennes, et enfin à celles des siècles derniers, transcrites quelquefois par des scribes peu attentifs. En l'absence des originaux et des copies, nous n'avons même pas hésité à mettre à contribution les indications de chartes
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fournies par divors inventaires, lorsffu'elles nous offraient un certain clej?ré de certitude.
Sera-t-il complet? Les ouvrages de cette nature ne le devien- dront quii lorsque les archives départenientales et communales seront inventoriées, et lorsque l'on aiu'a réuni dans les dépôts publics, ou dans les chambres syndicales les anciens registres des notaires. Ces registres si précieux se perdent tous les jours par négligence ou vétusté sans aucun profit pour l'histoire générale des provinces, des communes et des familles.
A ceux qui trouveraient que certaines cliarles analysées dans notre inventaire sont d'une très-mince utilité pour l'histoire , nous répondrons qu'elles nous ont paru indispensables sous le rapport généalogique, ou pour indiquer certains droits féodaux possédés par la famille de Baux dans diverses localités, quoique ces dernières fussent sous la domination d'autres seigneurs.
En terminant cette introduction, nous croyons devoir prévenir le lecteur que les chiffres placés dans nos tableaux généalogiques au dessus des noms de personnes, n'indiquent nullement le moment de leur naissance ou de leur mort, mais seulement les dates extrêmes où ils apparaissent et disparaissent dans nos chartes. En conséquence, ces chiffres ne sont pas définitifs ; ils pourront être corrigés par ceux qui, plus lieureux que nous, auront trouvé des actes qui permettront de les modifier.
Dans ces mêmes tableaux nous avons inscrit entre crochets, et fait suivre des lettres L..(Louvet), R. de B. (Robert de Briançon)et P.C. (Pithon-Curtj, certahis noms et alliances que les chartes ne nous ont point fait connaître, mais que nous avons admis sur la foi de ces auteurs comme détail généalogique ; en conséquence , s'il y a erreur, nous en déclinons la responsabilité.
Une dernière remarque relative à nos tableaux et à l'analyse des chartes porte sur la branche cadette des princes d'Orange. Depuis le partage de la principauté fait en 1218 entre Ber- trand II, Guillaume II, et Raymond I, fils de Guillaume I, prince d'Orange , plusieurs princes régnèrent en même temps, et possé- dèi-ent à des degrés divers une part de juridiction, et des droits féodaux sur cette principauté. Bertrand III, seigneur de Cour- theson, fut le dernier prince de la branche cadette qui porta ce titre, comme nous l'avons déjà indiqué. La simultanéité de la coexistence et la similitude des noms qui reviennent souvent ont produit une grande confusion dans les récits de ceux qui se sont
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occupés des Baux. Pour éviter à l'avenir cette cause d'erreur résultant du règne simultané de deux ou trois princes qui ont porté le môme nom, nous avons cru qu'il était indispensable de faire suivre du mot coprince le nom de ceux qui appartiennent à la branche cadette. Bien que le mot ne soit pas tout-à-fait inconnu > l'application qui en est faite de notre part aux princes d'Orange est toute nouvelle. Nous pensons que l'on nous pardonnera ce néo- logisme en faveur du motif qui l'a dicté. Sans cette innovation , il nous paraît impossible de bien connaître le rùle joué dans l'histoire par chacun des princes régnant en même temps, ou portant le même nom, et de fixer leurs droits respectifs.
Nous plaçons ici l'analyse de quelques chartes trouvées après l'impression de la table, et qui ne sont pas sans intérêt.
1318 — 56 avril.
Alasacie et Etiennette de Baux, religieuses du Nazareth d'Aix , approuvent, ainsi que les autres soeurs, l'acte d'abandon fait par leur prieure, Oria de Castellane, en faveur des Prêcheurs de Mar- seille, de tous les biens qui leur furent donnés par Raymonde de Saint-Saturnin, béguine de Roubaud. Cette cession est faite pour éviter un procès, et sous la condition que le couvent du Nazareth conservera la haute seigneurie sur les biens cédés et percevra les droits de lods et de trézain — Acte à Aix,
C/iarte du fonds des Prêcheurs de Marseille. — B.-du.-Rh.
1350 — 2 septembre.
Lettre d'Antoine de Baux, Prévôt de la Major de Marseille, ordonnant à son Viguier général Bertrand Rostaing, chanoine de Marseille, de hâter la perception des revenus de sa prévôté, et d'envoyer le plus d'argent qu'il pourra à Blacas Câpre, son cla- vaire des Baux, parce qu'il en a le plus pressant besoin poui- la réussite d'une affaire qui exige de fortes dépenses. — Donné au château des Baux.
Protoc. de .Tac. Aj/mrd, n". — Etude de M" Decor7yiis.
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1351 — -2 juillet.
l'ji vertu des iustiuctions reçues de Robert, évèque de Marseille, Bertrand de Baux, soiis-viguier des terres de l'Evêché depuis le 10 novembre 1350, commande à Pierre Cliaudoin, crieur public de Signes, de se transporter au château d'Aurovènes, d'y dt-truire et brûler les fourches patibulaires dressées au mépris des droits de l'évcque et de son église, et de proclamer (fu'il est défendu à toute personne. d'arborer un signe quelconque indiquant un pouvoir seigneurial d;ins cette localité. —Acte à Signes.
Livre vert de Vccrr/a'. f 87. — H.-du.-Rli.
1351 — -29 août.
En vertu d'une procuration donnée à Xaples par François de Baux, duc d'An d rie, baron île Berre et de Téano , Roger de Reil- lane, sous-viguier, et Ange de Villana, de Xaples, trésorier du duc en Provence, nomment M'Prirnarc Mirepoix, de Marseille, à l'cfTet d'exiger toutes les sommes qui lui sont dues i)ar ses vassaux. — Acte à Marseille.
Protoc. de Jac An'-ard a'.— Etude de M" Decormi;?.
1355 — 2 mai.
Bulle du pape Lmocent VI ordonnant à l'archevêque d'Arles d'intliger toutes peines qu'il croira néce.ssaires, et d'excommunier Robert de Duras et ses complices, chevaliers ou non, qui après s'être emparés du château des Baux, y détiennent prisonnier Antoine de Baux, prévôt de Marseille, au n^épris des libertés de l'Église, et malgré les exhortations faites au nom du Pape pour la délivrance du Prévôt. — Donné :i Villeneuve-les-Avignon.
Roiî. 2"28. — an-li.dii Vatican.
1370 — 2 janvier.
Avant la signature du traité de paix passé au nom de la reine Jeanne par Raymond d'Agout , sénéchal de Provence, et au nom du roi de France et du duc d'Anjou par Amédée de Baux, sénéchal deBeaucaire, en présence du Cardinal-Evèque de Pales- Irina , Raymond d'Agout se réserve la faculté de punir divers pri- sonniers faits à Tarasconqui sont rebelles à la Reine; le Sénéchal de Beaucaire proteste contre cette prétention, et déclnre que les
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clauses du traité doivent être égales pour tous. — Acte ù A\ignon dans la maison du cardinal.
Reg'. bi,Archev. d'ALc, — B.-du.-Rli.
137U — 15 juillet.
Par suite d'une récente convention passée entre Raymond de Baux II, comte d'Avellin, et ses frères, pour le partage ries biens de leur père et mère, les châteaux et territoires de la vallée d'Auba- gne échurent à François et à Antoine de Baux, prévôt de Marseille, sous l'obligation de prêter hommage-lige et serment de fidélité à la Cour ainsi que l'avaient fait leurs prédécesseurs. Geoffroy de Seillous, procureur du prévôt et de son frère François, déclare à Guillaume de Baux, seigneur de Marignane, vice-sénéchal de Provence, qu'il ne prêtera hommage et reconnaissance que s'il y est contraint par le droit. — Acte à Aix dans la salie du Conseil.
r.CA-, 54. Archer. ,l\\l.c.— H.-dii.-Tîli.
1370. — 8 août.
Noble Antoine Flotte, coseigneur de Cuébris (Cobri-s), déclare à Guillaume de Baux , seigneur de Marignane et lieutenant du sénéchal Raymond d'Agout, qu'il reconnaît tenir sous la suzerai- neté de la reine Jeanne, les châteaux et teri'itoires de la Croix Saint-Léger (Crocisj, de Saint-Antonin (AnfliolUno) et de Touet (/rohet), qu'il a achetés le :2(i juillet 1369 des frères Jacques et Geoffroy de Chàteauneuf, — Acte à Nice.
Reg. 54', Arcliec. d'Air.. — R.-da,-Rh.
1370 — -20 août.
Guillaume de Baux, seigneui* de Marignane , Louis Marquisan, Juge-mage, divers maîtres rationaux, et le Trésorier de Provence, se portent cautions de la sonnne de 2000 florins d'or empruntés à Giraud de Villeneuve, seigneur de Vence. Ils promettent de rendre cette sonnne i\ la Toussaint, et la payeront des revenus de la Cour <lont ils s'engagent à ne point disposer avant complet rembour- sement. — Acte à Nice.
Reg. 5i, Archec. d'Aix. — B.-du-Rli.
1370 — 30 septembre.
Guillaume de Baux , seigneur de Marignane , trésorier des Trois-Etats et lieutenant du Sénéchal de Provence, donne quittance
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à Krunrois Laydet de Barcelonnetle de la sonniie de 1 iO florins, rerus par Anloiiie Gtiifainand, iiolaire d'Aix et Irésui'ier des comtés, et payés par diverses communautés du bailliage de Siste- roii, qu'il ;iHraiicliit des pnursuilcs encourues pour défaut de l)ayenient. — Acte à Nice.
Reg. 54, Arrliec. d'Alx. — H.-du.-llh.
Ii08 — -25 octobre.
Odon de Villars, comte dAvellin et baron d'Aubagne, approuve le compromis passé entre ses officiers et Bertrand Candole ; ce dernier se reconnaît tenu au payement de 20 florins d'or pour avoir changé le lit de FHuveaune et déi'ivé ses eaux, à l'efl'et de faciliter l'arrosage de ses prés nouveaux du quartier de Camp- Major et de ceux de Creissac, touchant le pré du prieuré de Saint- Mitre. Odon pardonne au coupable d'avoir enfreint l'ordonnance défendant à ((uel(|ue personne que ce soit de détourner le cours (ordinaire des eaux, et déclare qu'en considération de son amitié pour Bertraml Candole, les travaux faits par lui resteront en l'état où. ils se trouvent. — Acte dans le fort d'Aubagne.
Reij. (le J. DaroiiO, n" — EtinJc de M' de Larjet
1433 — 6 avril.
Bertrand Roubaud, ministre provincial des frères nnneurs de Marseille, donne à acapte et à emphitéose à Urbaine d'Agout, femme de François de Baux, i)résent et acceptant, une maison rurale avec terres cultes et incultes au territoire de Saint-Marcel, confrontant les terres de la Bastide de La Sale et le chemin l'oyal allant à Aubagne.
Le 23 octobre 1433, François de Baux et sa femme Urbaine d'Agout prêtent 130 llorins à divers juifs de Marseille. — Acte à Marseille.
Protocdc Marque^}/ Ra;/nand. — Elude de M^ DL'cormi:^.
ERRATA.
N-
15 La Bourdigue neuve, lire : Le Bourdigue neuf. 27 Pélegrin, lire : Péi-égriu. 30 SolUès-Pont, supjjrnncr : Pont. 53 Raymond Bérenger II, lire : Rayniond-Bérenger III. 05 Possède sur ses domaines, lire : Possède en propre sur ces domaines. 87 1198, L/re : 1189. 9G Ildefonse I, lire : Ildefonse II. 100 Indjert, lire : Hundjert.
137 Montmirail et en Clarensac, lire : Monlmiral et Glarensac. 17G Une meilleure lecture de la charte nous oblige à changer la date, lire
1200 — 20 mai. 207 Raymond-Bérenger IV, lire : Raymond-Bérenger V. 212 Raymond VI, lire : Raymond VII. 228 Prince coprinces, lire : prince et coprince. 392 Rcg. B. 1029, lire : Reg. B. 1209.
4i8 A[)rès eomnumauté, lire : Le cens de
•iOi Gassende, lire : Garsende.
508 Hugues de Baux de Berre, lire : Hugues lils de Barrai. 513 Au lieu de : Ki juin, lire ; 16 juillet. 570 Supprime)' Paternels et maternels. 717 Quinson, lire ; Janson. 803 Pierre Guiraud, lii'e : Pierre tJiraud. 811 Roquevaire, ///-e ; Roquemaure. 813 Crest. lire : Grestet.
95i Baux de Berre, lire : Baux de Treljillane. — Gen, lii-e: Gent. 9Gi Sa belle-sœur, lire : Sa belle-mère. lOGO Baux de Berre, lire ; Baux de Trébillane. 1178 Jean I, roi de France, lire : du prince Jean. 120G Blonde, lire : Broude. 1385 Prieuré de Salarse. lire : Salaise. 1451 Gantelme d'Espinassous, lire : Guillaume d'Espinous. 1622 Belin de llugolin, lire : Belinde Ilugolen. 1752 Jacques Séna, lii'e : Jacques Geva. "^
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INVENTAIRE CHRONOLOGIQUE
DES
CHARTES DE LA FAMILLE DE BAUX
1 971 — 14 mai.
Pons le Jeune assiste comme témoin à l'acte de donation d'une église de la vallée d'Ulieria au Comté d'Arles, faite au monastère de Montmajour par Boson et sa femme Folcoare. — Acte dans ledit monastère.
Hist. de l'Abbaye de Montmajour, par M. F. de Marin de Carran- rais, p. 148.— Marseille, in-8', 1877.
2 975—9 avril.
Donation faite par Pons le Jeune, pour la rédemption de son âme et le pardon de ses péchés, à l'église Saint-Étienne d'Arles et aux chanoines, d'une partie de propriété située dans le terroir d'Argence, au comté d'Arles. — Acte à Arles.
Liv. authent. du Chap. d'Ar^les,!" 22. —B.-àu.-B..— Hist. de Pro^ vence de Papon, t. 2 ; Preuves.
3 981.
Donation par Silvius et ses fils Aymeric et Pons à Saint-Pierre de Montmajour et aux moines d'une terre à eux donnée par leur seigneur Pons le Jeune et sa femme Profecte, à cause de nom- breux services rendus à leur fils Hugues; laquelle terre est dans le comté d'Arles, touchant le château appelé Balcius , et con- fronte — Cette donation est faite pour le soulagement de leurs
âmes et celles de leur seigneur Pons, de sa femme et d'Hugues leur fils.
Chartes de Montmajoicr-les-Baux, ch. 201. — B.-du-R. — Hist, de Provence de Papon, t. 2 ; Preuves.
2 —
4 1003 ou 1009.
Confirmation par Pons le Jeune et Hugues son fils à l'église Sainte-Marie d'Istres et aux chanoines de Saint-Trophiine de la donation de terres qui leur a été faite par PonsAmilio et sa femme Anastasie, — Acte dans le cloître d'Arles.
Lie. authent. d'Arles, l" 119, v\ — B.-du-R.
5 1026 à 1059.
Donation par Enaurs et ses fils Guillaume-Hugues, Pons et Hugues, fils de Hugues, au monastère Saint-Césaire et àGalburge, abbesse, des droits d'albergue possédés par leur père Hugues, Enaurs et ses fils sur le domaine d'Agon afin que Dieu tout puis- sant les absolve de leurs péchés, et que Saint-Césaire et son monastère prient pour eux. — Sans nom de lieu.
Chartrier de Saiiit-Céseiire, ch. 26, reg. 14. — B.-du-R.
6 xr" siècle.
Sommaire de dons faits au monastère Saint-Victor, parmi les- quels se trouve une donation par la femme d'Hugues de Baux d'une vigne près de la rivière appelée La Cadiére, qui se jette dans l'Etang de Marignane.
Cart. de Saint-Victor, ch. 42.
7 1028.
Approbation par Pons le -Jeune et Hugues de la donation de quelques fonds de terre au-delà du marais de Saint-Césaire, dans le comté d'Arles, par Aimedruset ses enfants en faveur de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille.
Cart. de Saint-Victor, ch. 1G5.
g xr* siècle.
Hugues de Baux et sa femme Enaurs assistent â la donation faite par Rostaing Oculus de Bucco, sa femme et ses fils, au monastère Saint-Victor, des droits qu'ils possèdent sur des vignes situées sous l'église de Saint-Julien dans le Trebons.
Cart. de Saint-Victor, ch. 185.
9 XI"* siècle.
Donation par Pons-Hugues aux frères de Saint-Jean de Jérusa- lem d'un domaine touchant le port du Rhône. Ce don fut confirmé
— 3 —
par Bonfils, Ermengauld et leurs épouses à Pierre d'Anduze et aux autres frères deThôpital Saint-Jean.
Ordre de Malte. — Liu.authent. de Tvinquetaille, f° 75 — B.-du-R.
10 1032.
Hugues de Baux donne, en présence de Raimbaud, archevêque d'Arles, à Saint-Etienne et à Saint-Trophime, la quatrième partie de la ville et du château de Marignane, avec toutes leurs dépendances, telles que terres cultes et incultes, vignes, bois, pêcheries, moulins
Liv. authent. du Chap. d'Arles, i" 51.
11 1045.
Confirmation par Hugues de Baux à Saint-Victor du don fait à ce monastère par Franc, son épouse Constance et ses fils, de cer- taines vignes qui sont au comté d'Arles, dans la ville appelée Marignane, confrontant la font de ^Marignane et le ruisseau appelé La Cadière.
Cart. de Scdnt-Viclor, ch. 211.
12 1045 — 19 janvier.
Hugues de Baux et sa femme Enaurs font un échange avec le monastère Saint-Victor de diverses terres situées dans la vallée de Marignane, au comté d'Arles, dans le lieu appelé Aquosa.
Cartul. de Saint-Victor, ch. 213.
13 1046.
D'après le conseil de Guillaume-Hugues et de sa femme Vierne, les chanoines d'Arles donnent à Pons de Rians et à sa femme Adalgarde 35 sous pour la terre de La Sanola. — (Rappel d'actes). Liv. authent. du Chap. d'Arles, l'' 100 — B.-du-R.
14 1046.
Rappel d'un acte de confirmation par Guillaume-Hugues et sa femme Vierne de la donation faite à Saint-Etienne, Saint-Tro- phime et aux chanoines de l'église Sainte-Marie de Marignane, et du tiers de la dîme par Amiel de Fos et sa femme. Liv. authent. du Chap. d'Arles, f» lOl) — B.-du-R.
15 1048.
(Rappel de divers actes). — Guillaume-Hugues et sa femme Vierne rendent à Saint-Trophime et aux chanoines d'Arles deux parties de la dime qu'ils possèdent à Marignane en pain, vin, viande, poisson, sel et autres objets décimables.
Ils donnent la dime sur les moulins vieux et neuf et sur les fours, au dedans et hors de Marignane, et celle qu'ils possèdent dans le port de Bagneras et de Bolmon, et dans la bourdigue neuve de l'Angle.
Ils donnent l'église de Chàteau-Neuf et toute sa dime en pain, vin, viande et poissons à prendre dans les roubines de Succedon.
Liv. aut lient, du Chap. d'Arles, l" 103 V — B.-du-R.
16 milieu du xr siècle.
H:agues de Baux avertit Pons Pérégrin du don de ses terres, cul- tes et incultes, situées dans le territoire du Château de Vallon, à l'église Saint-Césaire (du Vernègues). Acte souscrit par Hugues, Guillaume-Hugues, Pons Hugues.
Lie. aut/ient. du Cliap. d'Arles, 1° 90. — CouQrès archcol. d'Arles, 187G, p. Go8, F. Reynaud.
17 1054 ?
Confirmation du don fi-iit par Hugues, son épouse Enaurs, leur fils Guillaume et ses frères, à Saint-Trophime et aux chanoines de la dime sur les vignes plantées par Pérégrin, dans le territoire du Château de Vallon (près du Vernègues). Acte fait du temps que Rambaud, archevêque (d'Arles) et Elfant, évêque (d'Apt), consa- crèrent l'église de Saint-Césaire.
Liv. authent. du Chap. d'Arles, V 9U — B.-da-R. — Ed. id.
18 Vers 1055 décembre.
Donation par Hugues et son épouse Enaurs, au monastère Saint Victor, d'une partie de leur héritage située dans la vallée appelée la Devance.
Cart. de Saint-\v:tor, ch. 270.
19 1064—1079.
Donation par Guillaume-Hugues et ses frères Pons et Hugues, à Saint-Victor, d'une partie de leurs domaines, suivie d'un échange
— 5 ~
fait avec ce monastère de diverses terres et vignes dans les envi- rons d'Albaron, à propos duquel Guillaume reçoit une soulte.
Cart. de Saint-Victor, ch. IGl,
20 1069.
Confirmation par Guillaume-Hugues et ses frères Hugues et Pons du don fait à Saint-Victor, par Pierre Isnard et sa famille, de l'église de Saint-Césaire de Bozaringe, du cimetière et d'une con- damine sur le Rhône contiguë à l'église, suivant le conseil de Rim- baud, archevêque d'Arles.
Cart. de Saint-Victor, ch. 160.
21 1 078
Restitution par Bertrand, comte de Toulouse, Aycard, archevê- que d'Arles, et Guillaume-Hugues, à Saint-Etienne et Saint-Tro- phime, du droit de dime possédé par l'église d'Arles sur les bour- digues et les poissons péchés dans l'étang du pont des pêcheries, depuis la consécration de l'église Saint-Césaire, laquelle dime fut injustement ravie aux chanoines par Pons de Fos et ses compa- gnons.
Liv. aiithent. du Cliap. d'Arles, f' 89 — B.-du-R.
22 1078.
Donation par Guillaume-Hugues, Pons son frère, et leur mère Enaurs, pour le soulagement de l'âme de leurs parents à Saint- Tropliime, d'un mas à Marignane, et de la moitié de la dime d'Azegat en blé, orge, millet, légumes, poissons, oiseaux et autres denrées.
Lio. aiithent. du Chap. d'Arles, f" 115 — B.-du-R.
23 1082.
Restitution par Guillaume-Hugues, Vierne son épousa et leurs fils, à Saint-Trophime et aux chanoines de la dime du pont et des pêcheries que Hugues de Baux avait donnée injustement à l'abbaye de Saint-Gervais.
Lia. aut lient, du Chap. d'Arles, t" 95 — B.-du-R.
24 1038.
Donation à perpétuité à l'église d'Arles par Guillaume-Hugues, Vierne son épouse et leur fils Hugues, de l'église Sainte-Cécile,
_ G —
d'un domaine au Comté d'Arles, dans le quartier appelle Château- neuf, y compris les terres, vignes, jardins, prés, salins, roubines et tout ce qui lui appartient. —Acte dans la maison de Taumône de la ville d'Arles.
Liv. authent. du Chap. d'Arles, l' 119 — B.-du-R.
25 1091.
Guillaume-PIugues, touché de l'inspiration divine, donne, avec le consentement de Vierne son épouse et de leurs fils Hugues et Ray- mond, à l'église Saint-Trophime d'Arles, une partie de son domaine appelé Pont-des-Pécheries, que sou père Hugues de Baux pos- séda longtemps, pour l'avoir acquis à acapte de l'archevêque Raira- baud ; il déclare la désemparer à l'archevêque pour sa subsistance, avec l'obligation pour ce dernier, de ne jamais la mettre en gage, ni l'aliéner; il se réserve la bourdigue de l'Angle, la terre déjà donnée pour la construction de l'église Sainte-Marie de Marignane.
— Acte à Arles. Vierne, Hugues et son frère Raymond confirment la donation.
Liv. roitge d'Arles, t' 363. — Liv. noir d'Arles, i' 44. —Liv, autog., i' 89 — B.-du-R.
26 1104.
Donation pour dix ans par Guillaume de Baux, partant pour la Terre-Sainte, à l'église Saint-Paul (du Mausolée) de l'usage de tout ce qu'il possède dans le territoire de Brezanne, en dime, tasque, prés, eaux ; à la fin desquels, la 4° partie reviendra pour toujours à Saint-Paul, et Guillaume conservera les trois autres parts.
Cart. de Saint-Paul, ch. oi'ig. n' 41 — Vaucluse.
27 ■ 1105 — 31 janvier.
Raymond de Baux signe comme témoin au testament de Ray- mond, comte de Saint-Gilles, q.ii ordonne à ses héritiers de resti- tuer à Gibelin, archevêque d'Arles, tous les biens et droits usurpés à son église dans Arles, Argence, Fourques et ses dépendances.
— Acte au mont Pélegrin en Syrie.
Liv. noir d'Arles, l' 12— B.-du-R.
28 1114.
Raymond de Baux assiste comme témoin à l'acte par lequel Raymoud-Bôrenger I, comte de Provence et de Barcelone, et Douce,
— 7 —
son épouse, accordent à l'hôpital de Saint- Jean, le droit de péage sur les denrées descendant à Orgon par la Durance. — Acte à la baume d'Orgon.
Ordi-e de Malte. —Lzu. authent. de Trinquetaille, î' 74 — B-du-R.
29 1116.
Acte par lequel Raymond-Bérenger I, comte de Barcelone et Douce, son épouse, donnent à Raymond de Baux, sauf la ville de Saint-Maximin, toutes les possessions des scélérats accusés de la mort du comte Girbert, la seigneurie de Berre, sa juri- diction et les droits d'albergue, lalbergue à Mt^anes, les mai- sons bâties et les hommes qui viendront y demeurer. Le Comte reconnaît devoir à Raymond onze mille sous et trente-trois che- vaux qu'il fournit pendant la guerre, après la mort de Girbert, et demande de lui la renonciation à cette créance, à raison du don qui lui est fait. — Acte à Fos.
Reg. B. 1059, f» 230, v", — B.-du-R.
30 1116 — 13 juillet.
Raymond de Baux (de Balz) I, seigneur de Berre, assiste comme témoin, en présence de Raymond Bérenger I, comte de Barcelone et marquis de Provence, à la transaction passée entre les moines de Saint-Victor et divers chevaliers à propos de la possession des châteaux de Nans, Solliès-Pont et Belgencier. — Acte à Brignoles,
Cartul. de Saint-Victor, ch. 805.
31 1121 — un vendredi du mois de mai.
Abandon du droit de lods sur une terre au quartier de la Furane consenti par Raymond de Baux, son épouse Etiennette et Hugues de Baux leur fils, témoins à l'acte de donation de cette terre faite par Geoffroy Rapina, sa femme Garsenne et leurs enfants, à l'hô- pital Saint-Jean de Jérusalem du prieuré de Saint-Gilles.
Liv. autlient. de Trinquetaille, i" 75, V. — B.-du-R.
32 1121 -22 juin.
Lettre du pape Calixte II à Raymond de Baux, Guillaume de Sabran, et autres partisans du comte Ildefonse, pour les menacer d'excommunication dans quarante jours, s'ils ne cessent de moles- ter les moines de Saint-Gilles et ne les laissent libres et tranquilles.
— Donné dans le territoire de Tivoli. {Hist. de Nîmes de Menard. T. 1", p. 301.
Tables de Bréquirjny, t. 2', p. 499.
33 1130.
Bertrand, Guillaume et Hugues de Baux frères accordent le droit de passage en franchise sur leurs domaines aux religieux du monastère de Boscodon, diocèse d'Embrun.
Gallia christ., t. 3, p. 1103.
34 1132 — 15 mai.
Raymond de Baux assiste comme témoin à l'acte d'hommage fait à Bernard, archevêque d'Arles, par Raymond-Geoiïroy, vicomte de Marseille, pour tous les domaines qu'il possède sous la seigneurie de l'archevêché. — Acte à Aix.
Liv. autoQr. d'Arles, l" 90. — B.-du-R.
35 1137 — 29 juin.
Francou Artaud ayant donné à viager^ le 12 août 1131, aux frères hospitaliers de Saint-Jean, ses maisons, deux clos de vignes, son domaine touchant le Rhône à Port-Arnaud, et la moitié de ses salins de Fournelet : Raymond de Baux et Hugues son fils confir- ment ce don, et abandonnent leur droit de lods en faveur de l'hôpi- tal, en présence de Gilbert fils de Raymond, et de Pierre Isnard de Baux. — Acte à Saint-Thomas.
Ordre de Malle. — Liv. authent. de Trinquetaille , f" 76 — B.-du-R.
36 1140.
Donation des salins près de Marignane par Etiennette de Baux et Hugues son fils, au monastère de Florége. — (Mention d'acte).
Gallia christ., t. 1", p. 449.
37 1142.
Donation par Pierre de Lambesc, avec le consentement de son épouse Alasacie (de Baux,) de ses fils Pons, Pierre, Raymond, de son frère Hugues, et de Raymond de Baux et autres seigneurs, à l'archevêque d'Arles et à son église de tout le château, ville et territoire de Salon, avec promesse de n'y rien acheter à l'avenir sans le consentement de l'archevêque et de ses successeurs. Ce
— 9 —
dernier lui donne en fief, à titre d'échange, les châteaux de Vernè- gues et Vallon, et leurs dépendances, à l'exception des dinaes qui appartiennent à l'église, de la haute juridiction, des droits d'hom- mage et serment de fidélité, et de celui d'albergue pour vingt cavaliers par an. — Donation confirmée par Alasacie et ses fils à La Barben.
Liv. rouge d'Arles, f° 221 v°. — B.-du-R.
38 1143.
Donation par Raymond de Baux, avec le consentement de sa femme Etiennette et de ses fils, à Saint-Trophime d'Arles, de tout ce qu'il possède dans les églises Saint-Nicolas et Sainte-Marie de
Marignane, pour le prix de 200 sous de melgoriens. Témoin
Pons de Baux.
Etiennette et ses fils approuvent la vente en présence des mêmes témoins.
Ext. d'un livre appelé Authentique ; Mss. de Peyresc, reg. 74, {" 283. Biblioth. de Cai'pentras.
39 1143 — 2 septembre.
Restitution par Ildefonse, comte de Toulouse, duc de Narbonne, marquis de Provence, avec le conseil de Raymond de Baux, d'Hu- gues son fils, et autres barons , à Raymond archevêque d'Arles, et à son église, des dimes établies; et acceptation de celles à établir sur les terres d'Argence et autres, qu'il possède et qu'il reconnaît tenir en fief de cette église, avec promesse de protéger toutes les possessions de l'archevêché.
Hist. de Prov. Bouche, p. 117.
40 1145 — 4 août.
Privilège accordé par l'empereur Conrad III à Raymond de Baux
et à Etiennette sa femme de faire battre monnaie à Arles, Aix et à
leur château de Trinquetaille, avec droit de circulation dans tout le
royaume de Provence ; suivi de la donation en fief de tous les
domaines de son père Guillaume-Hugues, de tout ce qu'il a acquis
depuis sa mort ; et de toutes les possessions du comte Girbert et
de la comtesse Françoise Gerberge, père et mère d'Etiennette,
avec pouvoir de les disputer contre toute personne. — Donné à
Wurzbourg.
Hist. de Provence, Papon, t. 2, page XIV. — Mss du D"- Martial Millet, d'Orange.
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41 1146?
Testament de Tiburge, princesse d'Orange, par lequel elle donne à Bertrand de Baux, mari de sa fille Tiburge, une condamine, le moulin de Saletés, divers domaines aux environs d'Orange, et un quart des terres et habitants de Courtheson. Elle lègue à Raim- baud IV, son fils, la moitié d'Orange, Courtheson, et un tiers de Jonquières, Gigondas , Saint-André, Tulette, Saint-Marcelin, Sn/e, Saint- Veran, et tout ce qu'elle possède dans les cvêchés de Ga]), Sisteron, Nice et Uzès. Le deuxième tiers appartiendra à --^ Bertrand, et le dernier à son fils Guillaume V et à Adhemar de Mur- vieux, mari de sa fille Tiburgete, auxquels il a déjà été donné à la condition que Causans et Montmirail, déjà donnés à Tiburgete, relèveront de son fils Guillaume. Elle donne le château de Redor- tiers aux religieuses de Prébayon avec la faculté de faire paître leur bétail dans tout le territoire. — Suivent diverses substitutions en faveur de Raimbaud, si Bertrand de Baux, son gendre, et son \ fils Guillaume mouraient sans enfants. \ Mss du U' Martial Millet. . •
42 1147.
Donation par Raymond de Baux, pour le soulagement de son âme et celle de ses parents, à l'abbé et aux moines de Sainte- Marie de Morimond, du lieu de Silvacane pour y construire un monastère suivant les statuts de l'ordre des Cisterciens.
Gallia christ., t. 1", p. 3ii.
43 1147?
Raymond de Baux jure à Raymond, archevêque d'Arles, de protéger sa personne et son église, de défendre les châteaux de Salon et de Saint -Chamas, et toutes les propriétés de l'église d'Arles contre quiconque viendrait les attaquer.
En 1152, Hugues de Baux, fils de Raymond, renouvelle la même promesse.
Actes faits en présence d'Aldebert, évêque de Nîmes.
Liv. noir d'Arles, t 18 v°. — Liv, rouge, V 303. — B.-du-R.
44 1150 — Lune 10™' — Série quatrième.
Procès d'Hugues de Baux et ses frères avec Pons, abbé de Montinajour, à propos du château de Miramas, suivi d'une sentence
~ M —
prononcée par des juges, en présence de Raymond-Bérenger II, comte de Barcelone ; lesquels déclarent que Hugues et ses frères n'ont aucun droit sur ce château et ses dépendances, et qu'il appartient au monastère.
Hlst. manusc. de Montmajour de G. Ghaatelou, p, 201. — B.-du-R. — Hist. de Prov. Papon, t. 2, p. 15.
45 1150.
Raymond de Baux, mari d'Etiennelte, et ses fils, après avoir fait la guerre à Bérenger-Raymond pour la revendication de la Pro- vence, dont il se prétendait héritier, se rend à Barcelone pour faire la paix avec le comte Raymond-Bérenger II, dont le père venait de mourir ; il fait sa soumission entre les mains du nouveau comte, qui lui rend le château de Trinquetaille. Raymond de Baux étant mort avant de quitter l'Espagne ; sa femme, ses fils Hugues, Guillaume, Bertrand et Gilbert se soumettent dès l'arri- vée du nouveau comte en Provence.
Bes. B. 2. p 30. — B.-du-R. — Hist. de Prov., Bouche, p. 121.
46 1150.
Etiennette et ses fils Hugues, Guillaume, Bertrand et Gilbert déclarent à Raymond-Bérenger II, comte de Barcelone, et à son neveu Raymond-Bérenger III, fils de son frère Bérenger-Raymond et à leurs successeurs qu'ils abandonnent définitivement leurs pré- tendus droits sur le comté de Provence, leur reconnaissent le châ- teau de Trinquetaille et ses fortifications, promettent fidélité et l'abandon des châteaux de Meyrargues, Trans, Cordolor, Ledinans, Aix, et de tout ce qu'ils possèdent à Berre et dans son territoire, ils déclarent qu'ils ne feront aucune fortification à Méjanes, s'enga- gent à leur livrer le château de Portaldose, lorsqu'ils en seront requis, à les aider contre leurs ennemis et à rendre le gage de la Camargue que feu Raymond de Baux, leur père, avait reçu de Raymond-Bérenger I, son beau-frère, pour le prêt de 130 marcs d'argent. — Acte à Arles.
Reg. B. 2. f° 30 - B.-du-R. - Hist.de Prov., Bouche. — L. B. 282.
47 1150.
Etiennette, fille de la comtesse Gerbsrge et ses fils Hugues de Baux, Guillaume, Bertrand et Gilbert jurent à Raymond-Béran- ger II, comte de Barcelone, prince d'Aragon, marquis de Provence,
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et à son neveu Raymond-Bérenger III, fils de son frère Bérenger- Raymond, serment de fidélité pour le château de Portaldose (Bourg neuf d'Arles) et la ville d'Arles, suivant les conventions passées entre son père le comte Raymond-Bérenger et le comte Ildefonse.
Guillaume, Bertrand etGilbert, fils d'Etiennette, prêtent le môme serment au comte Raymond pour le cliûteau de Trinquetaille, ou de Portaldose , et pour tous les châteaux qui arriveront en leur possession par quelque moyen que ce soit. — Acte à Arles.
Reg. B. 113, t 72— B.-du-H. — Ilist. de Prov., Bouche, p. 127.
48 1150.
Etiennette, fille de la comtesse Gerberge, et Hugues de Baux son fils, jurent à Raymond-Bérenger II, comte de Barcelone, marquis de Provence, fils de la comtesse Douce, et à son neveu Raymond- Bérenger, fils de son frère Bérenger-Raymond, de leur être fidèle à l'avenir pour le Château et ville de Trinquetaille et ses forteres- ses, de les aider contre leurs ennemis, et de leur laisser la libre entrée et sortie du Château, de la ville et de ses fortifications. Reg. B. 2, p. 17 — B.-du-R. — Hist. de Prov., Bouche, p. 126.
49 1150 — septembre.
Etiennette de Baux et ses fils Hugues, Guillaume, Bertrand et Gilbert, obéissant à l'ordre de Raymond-Bérenger II, comte de Barcelone et de Provence, déclarent renoncer à toute foire et mar- ché à Trinquetaille, à la perception de tout droit féodal, ou à l'abandonner au comte et à l'archevêque d'Arles, s'ils en possèdent quelqu'un ; à exiger aucun droit d'ancrage des navires étrangers venant de la mer, à ne mettre aucun empêchement à la levée d'un impôt quelconque parle comte, ou l'archevêque, sur le Bourg neuf et à Trinquetaille ; et à leur céder tous les droits qu'ils perçoivent des pêcheurs à Arles.
Reg. B. 143, f"73 - Reg. B. 17G, f^ 41. — B.-du-R.
50 1150 — septembre.
Hugues de Baux, Etiennette sa mère, Guillaume et Gilbert de Baux frères assistent comme témoins aux privilèges accordés par Raymond, comte de Barcelone, prince d'Aragon, marquis de Pro- vence, et son neveu Raymond-Bérenger III, comte de Provence,
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aux frères de Saint-Jean de Jérusalem pour l'établissement de diverses maisons de leur ordre en Provence.
Ordre de Malte. — Liï-. authent. de TrinquetaiUe , l" 50 v°. — B.-du-R.
51 1 150 — septembre.
Rostang de Posquières promet sous serment à Raymond-Béren- ger II etàson neveu Raymond-Bérenger III de se mettre entre leurs mains et de rester leur otage, si Etiennette de Baux et ses fils ne rendent pas aux comtes le château de Trinquetaille dans le délai accordé par le traité de paix, ou si Hugues de Baux ne se constitue prisonnier. Pierre Isnard de Baux est témoin de l'acte.
L. B. 280. — B.-du-R.
52 1155?
Transaction entre Raymond, archevêque d'Arles, Hugues de Baux et ses frères, avec les seigneurs du Bourg de Gènes, portant liberté de circulation pour les navires génois sur le Rhône, sécu- rité pour leurs marchandises et marins dans le port et ville d'Arles, et l'obligation pour les matelots des deux nations de se prêter un appui mutuel pour leurs navires naviguant en pleine mer. L'archevêque et Hugues de Baux, au nom de ses frères, jurent d'ob- server la convention.
Hist. Pair. Monumenîa. — Liber Jurium, t. "2, p. 5, chart. 5.
53 1156.
Hommage d'Etiennette de Baux et de ses fils à Rayraond-Béren- gerll, prince d'Aragon, marquis de Provence, et à son neveu Ray- mond-Bérenger II, fils de Bérenger-Raymond, pour les châteaux et territoires de Trinquetaille, Castillon et Vitrolles qu'ils s'enga- gent à leur livrer à la première réquisition, ainsi que toutes leurs possessions à Arles et dans son territoire, à l'exception du château des Baux et de ses dépendances. Hugues de Baux promet de se mettre entre les mains du comte pour l'observation du traité de paix de 1150. Acte dans l'église Saint-Trophime. L. B. 282. - B.-du-R.
54 1156.
Guillaume et Rostaing de Sabran s'engagent envers Raymond- Bérengeret son neveu, pour le cas ou Etiennette de Baux et ses
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fils ne rendraient pas aux comtes le château de Trinquetaille et les forteresses qui en dépendent, à se mettre en leur pouvoir dans les dix jours qui suivront leur réquisition, à rester enfermés dans l'ile de Vallabrègues, sur le Rhône, à payer chacun d'eux 10,000 sous de melgoriens, et à n'en sortir qu'après la reddition du château.
Raymond Raynal de Roquemaure et autres seigneurs font la même promesse, suivie de l'obligation de payer 1,000 sous delà même monnaie.
L. B. 283. — B.-du-R.
00
1156.
Pierre Lauret promet à Raymond-Bérenger, si Etiennette de Baux et ses fils ne lui rendent pas le château de Trinquetaille et ses forti- fications dans dix jours, de lui payer mille sous de melgoriens; et s'ils persistent à ne pas le rendre à la demande du comte, il jure de ne les aider, ni secourir dans leur révolte.
L. B. 283. - B.-du-R.
56 1156.
Bermond d'Uzès et ses fils promettent aux comtes Raymond-Bé- renger de ne point s'allier à Etiennette de Baux et à ses fils dans le cas où ils ne voudraient rendre le château de Trinquetaille et ses fortifications, de se constituer prisonniers dans l'Ile de Valla- brègue sur le Rhône, avec leurs compagnons, et de ne pas en sortir jusqu'à ce que le château soit rendu. S'il n'est pas livré aux comtes de Barcelone, Bermond et ses compagnons s'engagent à payer dix mille sous de melgoriens. Raymond de Saint-Privat promet, dans ce cas, de payer mille sous de la môme monnaie.
L. B. 283. — B.-du-R.
57 1160.
Confirmation par Frédéric 1 (dit Barberousse), empereur des Romains, à nobles Hugues de Baux, Bertrand et Gilbert ses frères, à leur mère Etiennette et à leurs descendants du privilège accordé par Conrad III, le 4 août 1145, de faire battre monnaie à Arles, Aix et Trinquetaille. Il leur donne en fief toutes les terres possédées par leur aïeul Guillaume-llugues et leur père Raymond, ainsi que tout ce qu'ils ont légitimement acquis depuis le décès de leurs ancêtres, et toutes les terres possédées par feus Gilbert, comte de Provence, et Françoise Gerberge, père et mère d'Eliennette. Mss du D^ M. Millet.
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58 IIGO.
Sous le règne de l'empereur Frédéric. Cession par Etiennelte de Baux et ses fils Hugues, Bertrand et Gilbert, à l'hôpital Saint-Jean de Jérusalem, à la maison de Saint-Thomas et à Laugier son pré- cepteur, de leurs droits sur les sept muiées de terre inculte dans le quartier de la Furane, données autrefois à cet hôpital par Fran- cou Artaud, moyennant la somme de 200 sous de melgoriens pour acapte, et sous la réserve des droits de tasque et dime à percevoir comme sur les autres terres. — Acte à Trinquetaille.
Ordre de Malte. — Liv. authent. de Trinquetaille, i° 6.— B.-du-R,
59 1160.
Etiennette de Baux et ses fils Hugues, Bertrand et Gilbert don- nent à acapte éi Pons de Lavalette et aux siens, une pièce de terre située près du port de Saint-Gilles, avec la réserve des décimes, tasque, etc., et à la condition de payer soixante sous melgoriens nouveaux pour droit d'acapte. Acte à Trinquetaille.
Reg. B. 1037, f 211 v\ — B.-du-R.
60 . 1160 —11 janvier.
Hugues de Baux s'engage à observer les termes de la reconnais- sance faite par Raymond V, comte de Toulouse, en son nom et pour son frère Alphonse, à Raymond, évêque de Carpentras, de toutes les possessions de son église depuis la rivière d'Ouvèze jusques à la Sorgue, promet de défendre sa personne et ses biens, et de lui faire restituer les droits de lods que les seigneurs et habitants de Monteux ont usurpés sur son évêché.— Acte sur le pont du Vidourle. Gallia christ., t. 1, p. 149. — Pièces justiL
61 1160 — 11 janvier.
Bertrand de Baux est témoin de la donation par Raymond V, comte de Toulouse, à Raymond, évêque de Carpentras, pour le prix de 2,000 sous de melgoriens, du château de Venasque avec ses dépendances, qui sont les châteaux de Baux et de Malemort, les domaines Saint-Didier et Saint-Félix ; sauf et réservé pour lui et son frère Alphonse, les droits d'albergue et de cavalcade sur ces châteaux.
Layette du trésor des Chartes, t. 1, p. 82:
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62 1162 — 18 août.
Lettre d'investiture de l'empereur Frédéric!", en faveur de Ray- mond-Bérenger III, des comtés de Provence et de Forcalquier, des villes d'Avignon, Arles, et autres châteaux étant du domaine de l'empire, à la condition d'un cens annuel. Il déclare que les deux diplômes d'inféodation dont se prévaut Hugues de Baux sont sans valeur, 1° parce que Conrad, auteur du premier acte, n'avait jamais vu Hugues, et n'avait pu lui donner l'investiture tangible; 2° Parce que lui, Frédéric, auteur du deuxième acte, en investissant Hugues des terres du comte Gilbert et de la comtesse Gerberge, son aïeul et aïeule, ignorait que ces domaines étaient le comté de Pro- vence. — Acte à Turin.
L. B. 285. — B.-du-R.— Recherches sur AvÏQnon, par Pfeffel n" 2, — Bouche, Hist. de Proc, p. 132.
63 1162 — 18 août.
Accord passé entre l'empereur Frédéric, et les comtes de Pro- vence et de Barcelone. Il est dit dans cette charte que s'il plait aux comtes de poursuivre comme parjure et homicide Hugues de Baux, et qu'il ne veuille pas se défendre, ou se reconnaisse coupa- ble, l'empereur fera justice de cette accusation en sa cour ; s'ils le traitent de traître et félon, et que Hugues de Baux ne veuille pas tenter l'épreuve du duel, ou y soit vaincu, ou s'avoue coupable pendant, ou hors du combat ; l'empereur donnera les Baux en fief au comte de Provence, et Hugues perdra tout son héritage.
Si Hugues accepte le duel, les comtes de Provence et de Barce- lone lui feront justice devant la cour de l'empereur ; mais dès maintenant, ils rendront le château des Baux aux délégués impé- riaux, et non-seulement ne tâcheront pas de le leur reprendre, mais ils les aideront à s'y maintenir.
L. B. 285. — B.-du-R. — Cougr. archéol. d'Arles, 1776, p. 393, D' Barthélémy.
64 1167 — 8 mai.
Hugues de Baux et Piaymoiid son fils assistent à l'acte de dona- tion d'Ildefonse I, roi d'Aragon, comte de Barcelone, duc de Pro- vence, au monastère Saint-Victor de Marseille et aux religieuses du monastère de la Celle, dépenflant de Saint-Victor, des églises et domaines de Conips, Pierrefeu, Collobrières, les Arcs, Saints-
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Benoit, et Georges de Bormette, et de toutes leurs possessions de Borraes, Bras, Saint-Pierre de Brignoles et Sainte-Marie de Cabasse. — Acte à la Celle, en présence de Guillaume, prieur du lieu, et de dame Boniface, prieure.
Gall. christ., t. 1", p. 67. — Pièces justif.
65 1170—7 septembre.
Testament de Raymond de Baux, fils de Hugues. Il laisse à l'hô- pital de Saint- Jean, son château de la Galla et toute la vallée de Ma- rignane, excepté le four et le moulin qu'il donne aux frères Pierre et Bertrand Bérengier ; il réserve le revenu de ses biens pour vêtir cinquante pauvres, en nourrir mille pendant vingt ans, et dire mille messes pour son âme; lègue à Raymond de Villeneuve > à Pierre de Lambesc , son cousin , ce qu'il possède à Puyricard et à Meyrargues, donne la liberté de pâturage sur toutes ses terres aux maisons religieuses qui y sont établies ; lègue à Pierre Garnier, ses possessions d'Istres. Il nomme son oncle Bertrand de Baux, héri- tier de toutes ses terres à Vitrolle, Châteauneuf, au Port et au pont Saint-Geniès, Istres, Miramas, Cornillon, Lançon, Berre, La Fare, La Garde, Ventabren, etc.; lègue au comte Raymond ce qu'il possède sur ses domaines et les parts de Bertrand, son oncle, et de Pierre de Lambesc, s'ils attaquaient son testament.
Mss. du D' M. Millet, d'Orange.
66 1171 — décembre.
Division en deux parts des biens communs entre Bertrand de Baux I, prince d'Orange, et Raymond de Baux, son neveu. Sont pla- cés à la première partie, le château d'Istres et ses dépendances ; à la deuxième, le château des Baux, ses dépendances et les pâtura- ges de la Crau. Ce partage est fait pour cinq ans, à l'expiration des- quels, Raymond choisira la part qui lui conviendra. En cas de mort de part et d'autre sans enfants, les biens reviendront au dernier survivant. Guillaume de Sabran, Dragonet et les fils de Pierre de
Lambesc approuvent cet accord. — Acte fait en présence de
et d'Hugues de Baux.
Reg. B. 10G9, l" 215. — B.-du-R. Congr. archéol. d'Arles, 1776, p. 389, D' Barthélémy.
3
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67 1173.
Bertrand de Baux et Guillaume de JuUans se rendent garants du prêt de 2,000 sous de melgoriens fait par Raymond, archevêque d'Arles, à Guillaume de Beaulieu, procureur du roi d'Aragon, à la condition de recevoir en gage le château d'Eyguières, avec droit d'albergue, de faire ratifier cet acte par le roi, et de pouvoir garder en leur possession ce château jusqu'à entier payement.
Livie noir d'Arles, i" 40 v. — B.-cUi-R.
68 1173.
Testament de RaimbaudIV, d'Orange, par lequel il donne à Ber- trand de Baux, son beau-frère, mari de Tiburge, et à ses enfants Guillaume, Bertrand et Hugues de Baux, tout ce qu'il possède à Orange, Courtheson, et en deçà du Rhône ; à Adhemar de Murvieux et aux enfants qu'il a eus de sa sœur Tiburgette, ses possessions d'au delà du Rhône, et à l'hôpital Saint-Jean de Jérusalem, deux condamines à Orange.
Mss. du D' Martial Millet, d'Oraage.
69 1175 — octobre.
Par suite de discussions soulevées entre Bertrand de Baux, Autart Guillaume et sa sœur Douceline, sur la possession de diver- ses terres, Raynaud Arvier, nommé arbitre, déclare, que parmi ces terres, situées à Badasacs, la petite appartient par droit de fief à Autard et à sa sœur, et que Bertrand de Baux ne doit possé- der que la moitié de la grande terre.
Reg. B. 1UG9, f- 236. — B.-du-R.
70 1177 — 1" mai.
Bertrand de Baux donne, pour le salut de son âme, à l'église de Sainte-Marie d'Ulmet,une condamine sur les bords du Rhône, sous le cens de 4 deniers. — Acte fait dans la maison d'Ulmet.
Reg. B. 1069, f° 235 \-». - B.-du-R.
71 1178 — juillet.
L'empereur Frédéric I siégeant sur son tribunal, Bertrand de Baux I, prince d'Orange, prouve par divers témoins les dernières volontés de feu Raimbaud d'Orange, par lesquelles il donnait à
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Bertrand et à ses fils toutes ses possessions d'Orange, Courtlieson et autres lieux, avec ordre, en mariant ses liUes, de leur donner en dot seulement de l'argent et des immeubles, et nuls châteaux et seigneuries. L'Empereur approuve les dernières volontés du testateur, et en concède acte à Bertrand et à ses successeurs. — Acte à Orange.
Mss. du D'- M. Millet, d'Orange,
72 1178 — 22 juillet.
Frédéric I, empereur, siégeant sur son tribunal, Bertrand de Baux fait certifier par témoins que Hugues de Baux, son frère, institua héritier par son testament Raymond, son fils, avec ordre, s"il venait à mourir sans enfants, de laisser son héritage à Bertrand et à ses fils. Bertrand de Baux jure de respecter la volonté du testateur, et l'Empereur lui concède acte de sa déclaration. — Acte à Arles.
Mss. du D"' M. Millet, d'Orange.
73 1180 — avril.
Des discussions s'étant élevées entre Odin, prieur de Saint- Gilles, et Bertrand de Baux, à propos de l'héritage de Raymond de Baux, son neveu, le légat du Saint-Siège, après avoir pris con- naissance du testament et des conventions passées entre Bertrand et Raymond de Baux, déclare que le Prieur remettra à Bertrand, en présence des religieux, les sommes déjà touchées, et abandon- nera ses prétentions sur le legs concernant les châteaux d'Eguilles et de Marignane.
Bertrand de Baux cède à l'hôpital Saint-Jean, pour la rédemption de son àme et celle de son neveu, sa condamine du petit PJiône, une terre à Marignane, la moitié des vignes qu'il y possède, des places pour bâtir des maisons autour du château, et la faculté de tenir une barque sur l'étang de Bolmon sans payer aucun cens. — Acte à Avignon.
Ordre de Malte, Trinquetaille, domaine, ch. 1. — B.-du-R.
Le même jour, Odin, en présence de ses frères en religion et de Guillaume de Baux, déclare abandonner sa demande en délivrance de legs sur les châteaux d'Eguilles et Marignane. — Acte à Avignon.
Reg. B. 1069, P 238 r. - B.-du-R.
20
74 1180 - 31 octobre.
L'archevêque d'Arles et son chapitre donnent au prévôt de Saint-Paul du Mausolée, avec le consentement de Tiburge d'Oran- ge, dame des Baux, les églises de Saint-André, Saint-Vincent, et de la Vierge-Marie, existant dans le château des Baux, sous le cens annuel de 40 sous.
Tiburge , dame des Baux, et ses fds , abandonnent au prévôt de Saint-Paul leur droit de lods sur ces églises données par l'ar- chevêque, à la condition par le donataire, de ne tenir dans le territoire que des officiers de probité.
Livre rouge d'Arles, f" 369 v°. — Reg. Iiivent. B. 1209. — B.-du-R.
75 1181.
Privilège accordé par Tiburge d'Orange, veuve de Bertrand de Baux I, et ses fds Bertrand, Guillaume et Hugues de Baux, pour le repos de Tàme de son mari et celles de ses parents, à Chabert, prieur de Durbon, de la faculté de faire traverser leurs domaines pour le transport du sel sans droit de péage, et la liberté d'y faire circuler et paître les troupeaux du couvent sans payer aucun droit.
Reg. B. 78, f» 'iTï. - B.-clu-R.
76 1181— 5 avril.
Rouleau de prières que les moines de Silvacane font souscrire à tous les monastères qui leur sont affiliés, pour le repos de l'âme de Bertrand de Baux, mari de Tiburge, héritière du comté d'Orange, enseveli sous l'habit monastique dans l'abbaye de Silvacane qu'il avait fondée.
Clicii-tes de Sdvacane. — B.-du-R.
77 1182.
Donation par Bertrand de Baux I, seigneur de Berre, avec la volonté de sa mère Tiburge d'Orange, au monastère de la Char- treuse (Prébayon), de 20 saumées de sel à prendre annuellement dans la ville de Berre, avec la faculté pour les frères de ce monas- tère, et celui de Saint-André (des Ramières), qui en dépend, de pouvoir traverser ses domaines avec leurs bêtes chargées, sans
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payer aucun droit de passage, ou autre. — Acte dans le monastère Saint-André, en présence de Tiburge.
Gall. c/irist., t. 1", preuves, page 133.
78 1182.
Donation par Bertrand de Baux I, seig;ieur de Berre, fils de Tiburge, et ses frères Guillaume et Hugues, au monastère Saint- Césaire et à Eudiarde, son abbesse, de la faculté de dépaissance en Camargues, dans la Grau et dans tous ses domaines, sans payer aucun droit ni à lui ni à ses baillis. — (Sans nom de lieu).
Clicirtrier de Saint-Césaù-e. — Privilèges. — Reg. 7. — Ch. 1. — B.-du-fi.
79 1182 — 27 octobre. Les frères Bertrand I, seigneur de Berre, et Guillaume de
Baux ï, prince d'Orange, donnent à Guillaume, abbé du monastère de Boscodon, le droit de passage et de pâturage sur leurs do- maines pour tous leurs troupeaux, sans payer aucune redevance. — Acte à Orange.
BihUoth. nation. Mss latins, N" 13915.
80 1184.
Guillaume de Baux I, prince d'Orange, sa mère Tiburge étant présente et consentante, prend sous sa protection l'église d'Orange, lui confirme ses possessions anciennes, celles qu'elle vient d'ac- quérir, et qu'elle pourra posséder à l'avenir. — Acte dans la salle capitulaire d'Orange, en présence de l'évêque et des chanoines.
GaU. christ., t. 1", page 133.
81 1184.
Bertrand, Guillaume et Hugues de Baux, frères, confirment au monastère de Notre-Dame d'Ulmet tout ce que leur père Bertrand de Baux I, d'Orange, leur avait donné : le Canadel, la terre entre Ulmet et le territoire de Tort, les vignes de Saint-Vincens, etc., etc., etc., et le dispensent de tout péage et autres droits dans l'étendue de leur juridiction; ils donnent au même monastère tous les droits qu'ils possèdent de la part de leur mère sur les hommes de Saint-Symphorien et de Lançon, sur la terre de la Combe, et autres terres à Lançon, Castillon, etc. — Acte à Courtheson, en présence de Raymond, prieur de Saint-Michel de Frigolet.
Reg. B. 10G9, î" VJ. — B.-du-R.
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82 118i~ mois d'août.
Hugues de Baux, cédant à l'amitié et aux prières de Guillaume- Hugues, son frère, chanoine régulier de Saint-Trophime, et aux conseil et volonté de sa mère Tiburge et des prud'hommes de Trinquetaille, remet à perpétuité, aux chanoines de Saint-Tro- phime, le droit qu'il percevait sur les raisins, dans les clos et vignes soumis à la seigneurie des dits chanoines, et que feu Bertrand de Baux I, son père leur avait donné.
L. authent, du Chapitre d'Arles, 1° 12i.
83 1184 — 7 octobre.
Donation par Hugues de Baux I, seigneur des Baux, à l'église Saint-Pierre et Sainte -Marie de l'Ile, et à G., prévôt, et aux cha- noines, du droit de pêche dans le fossé qui touche Hautes-rives, et s'étend jusques au port de Sainte-Marie de l'Ile, au cens annuel d'un denier payable à la Toussaint. Le prévôt donne pour acapte la somme de mille et dix sous, afin que Hugues de Baux et ses suc- cesseurs puissent le défendre et protéger dans la propriété de cette pêcherie, et de celles que possède son église. — Acte au château des Baux dans la chambre du seigneur. Reg. B. 10G9, f" 200. - B.-clu-R.
84 1184 — 9 octobre.
L'empereur Frédéric, reconnaissant des services qui lui furent rendus par Bertrand de Baux I et ses frères, accorde à ses fils Guillaume, Bertrand et Hugues l'autorisation de battre monnaie dans la ville d'Orange et d'en garder le produit, le droit de porter leurs enseignes des Alpes jusques au Rhône, et de l'Isère à la mer, privilège qui leur fut donné par l'empereur Conrad, son aïeul ; il ratifie la donation de Villeneuve, qui leur fut faite par Giraud- Adhemar, y compris l'immunité dont jouissent les habitants de cette ville d'être dispensés de payer certains droits curiaux, tels que l'albergue, et'l'exonération pour les hommes de leurs domai- nes de tout nouveau péage sur terre, ou sur eau.— Donnée à Pavie. Reg. B. 10G9, t 229. — B.-du-R.
85 1186.
Donation par Hugues de Baux à l'hôpital Saint-Thomas de tout le droit qu'il peut avoir sur la condamine du petit Rhône déjà
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donnée par son père au même hôpital ; contenant la confirma- tion de tous autres dons faits par ses prédécesseurs pour raison des pâturages, ou des ports, et pour quelque objet que ce soit, — Acte à Trinquetaille dans la maison d'Hugues de Baux.
Ordre de Malte. — Trinquetaille. — Domaine. — Ch, 2. — Livre authent. de Trinquetaille , i" 2, — B.-du-R.
86 1189,
Hommage et serment de fidélité de Bertrand de Baux I, seigneur de Berre, à Pierre, archevêque d'Arles, pour le château de Trinque- taille et ses dépendances, ses domaines du pont de Saint-Geniès, de Barbegal, le port de Saint-Gilles, et pour toutes les possessions que ses ancêtres reconnurent tenir en fief des archevêques, avec promesse de défendre sa personne, son église, les châteaux de Salon, Saint-Chamas, et autres propriétés, contre toute attaque.
Reg. autog. de l'arch. d'Arles, f" 33. — Livre vert d'Arles, l" 33, 248. — B.-du-R.
87 1198 - 13 août.
Hugues de Baux, avec le conseil de sa mère Tiburge, donne en fief à Hugues Pélissier, la lone Juliane, à la condition de donner annuellement, lui et les siens, aux frères de Silve-Bénite, 16 muids de très bon sel, pour le repos de son âme et celle de ses parents. — Acte à Trinquetaille.
Reg. B. 1069, f° 233 v°. — B.-du-R.
88 1191 —3 janvier.
Promesse par Hugues et Guillaume de Baux, à Guillaume Vivaud et à Botin, de défendre et conserver la quatrième partie du port de Marseille que Geoffroy de Trets, seigneur et vicomte de Marseille, leur a donnée en gage, avec abandon des revenus, à l'occasion d'un prêt de 20 mille sous de royaux coronats. Geoffroy accorde à Hu- gues de Baux la possibilité de racheter ce gage, soit après son mariage avec sa fille, soit à la veille du dit mariage. — Acte à Marseille.
Série D. D. n' 1. — Arcli. munie, de Marseille.
89 1192.
Sous le règne d'Henri, empereur des Romains, Hugues de Baux, fils de Tiburge d'Orange, cède pour le prix de 2,000 sous de raymon-
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dins au bailli de l'hôpital Saint-Thomas, tout droit de tasque ou pension annuelle, qu'il peut avoir sur diverses propriétés, dans le territoire de Saint-Gilles. — Acte dans la maison de Bertrand Baston.
Ordre de Malte. — Liv. authent. de Trinquetaille, f" 2. — B.-du-R.
90 1192 — 21 janvier
Hommage d'Hugues de Baux à Imbert, archevêque d'Arles, pour le château de Trinquetaille et ses dépendances, le domaine de Barbegal, les ports de Saint-Gilles et du petit Rhône, et pour tout ce que ses ancêtres tenaient de l'église d'Arles. — Fait à Arles, à coté de la porte Saint-Etienne.
Livre rouge d'Arles, P 310. — Livre autog. P G7. — B.-du-R.
91 1192 — mai.
Hugues de Baux, fils de Tiburge d'Orange, accorde, au prix
de 1,500 sous raymondins, à Bernard Catalan, commandeur de
l'Ordre du Temple à Saint-Gilles, l'investiture féodale de toutes
les terres achetées, ou prises à acapte, avec ou sans approbation,
à Salliers, et dans le cros de Gachon juSques à Albaron, et dans la
Corrège', avec promesse de défendre les Templiers en temps de
paix ou de guerre. — Acte dans la maison du temple, à Arles.
Copie du 17°"= siècle, communiquée par M. Robolly, ancien archiviste d'Arles.
92 1192 — août.
Réception d'Hugues de Baux par Bertrand de Milhau comme confrère de l'Ordre de Saint-Jean, et pour frère au moment de sa mort, ainsi que les autres religieux, pour qu'il soit participant, au nom de Dieu tout puissant, de la vierge Marie et de Saint-Jean- Baptiste, à tous les biens de l'hôpital destinés à la nourriture des pauvres, à toutes les aumônes, jeûnes et veilles, et à la défense de la chrétienneté, de quelque manière que ce soit. Hugues, en ren- dant grâce à Dieu, se reconnaît comme confrère et frère, choisit sa sépulture dans le cimetière de l'hôpital, et s'engage à donner tous les ans en cette qualité de frère, ù la confraternité, une saumée de blé annône. — Acte sous le portique devant l'église Saint-Thomas. >-/7
Ordre de Malte. — Liv. autheni. de Saint-Thomas de Trinque- ^'■ taille, f» 2. — B.-du-R. ^
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93 1193 — Henri régnant.
Guillaume de Baux et ses frères Hugues et Bertrand, se confor- mant à la volonté testamentaire de Bertrand de Baux I, leur père, donnent au monastère de Sénanque, tout ce qu'ils possèdent dans les isoles de Berre, ainsi que les possessions tenues sous leur sei- gneurie par Hugues Bmnet dans les salins de cette ville. — - Acte à Berre.
Cette charte originale, qui fait partie des chartriei'S de l'abbaye de Sénanque. sous le n" 273 (Vauclusc), porte la lettre R (initiale de Raymond). Nous pensons qu'il y a là une erreur de l'écrivain. Toutes les chartes donnent le nom de Bertrand au troisième fils du premier prince d'Orange de la famille de Bau.x.
94 1193.
Hugues de Baux, fils de Tiburge d'Orange, donne à Bertrand de Milhau, prieur de l'hôpital de St-Jean, à St-Gilles, et commandeur de l'Ordre, et à Jean Franc, son précepteur, pour le prix de 3,000 sous de raymondins, l'investiture féodale des terres touchant Alba- ron que l'ordre a acquis des enfants de Pierre de Rouvière, à la condition de payer les dettes qui les grèvent, et promet de le défen- dre en temps de paix ou de guerre. Pour la somme de mille sous de raymondins, Hugues se départ de ses prétentions sur les domai- nes possédés par l'Ordre à Salliers , et sur ceux qu'il pourra acquérir. — Acte à Arles dans l'hôpital Saint-Thomas in porticu.
Copie sur papier, de 1655, communiquée par M. RoboUy, ancien archiviste d'Arles.
95 1193 — avril.
Sentence d'Hugues de Baux, bailli deRaymond-Bérenger, assisté de Pierre de Léon, qui termine le différend survenu entre Foul- ques de Cabanes, Abbé de Montmajour, et Guillaume Cabace de Trinquetaille, à propos du droit réclamé par l'Abbé de recevoir de qui que ce soit le premier Esturgeon chargé d'œufs, péché chaque année dans le Rhône. — Acte dans l'église Saint-Pierre dal Pezol.
Hi$t. mannsc. de Montmajour, par Chantelou, i" 829.
96 1193— juin.
Convention entre Ildefonse I", roi d'Aragon, marquis de Pro- vence, Hugues et Guillaume de Baux frères ; le roi concède à Hugues, la moitié de la ville de Marseille et de ses revenus, qui lui
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a été promise en dot par Hugues-Geoffroy et Raymond son frère. Il garde l'autre moitié qui restera indivise entre lui, et Hugues de Baux, tout en lui cédant ce qui appartenait aux seigneurs de Trets. Le Roi, Hugues et Guillaume de Baux s'entr'aideront à l'acquisi- tion des choses sus dites, et elles deviendront communes entre eux. Si Hugues de Baux mourait avant son mariage avec la fille d'Hugues-Geoffroy, ou s'il refusait de l'épouser, le Roi promet de la marier à leur neveu fils de Bertrand, ou au fils de Guillaume. Hugues et Guillaume aideront le Roi à acquérir la ville de Mar- seille et les cliâteaux et domaines qui furent de Guillaume le Gros et de Barrai, et le Roi leur fera remise de la dette qu'ils avaien* contractée envers Guillaume le Gros et Barrai, vicomtes de Mar- seille.' — Acte à Aix.
L.-B. 294, B.-du-R. — Hist. de Prov. Papou, t. 2, page XXVIIl.
97 1195.
Hugues de Baux I, seigneur des Baux, vicomte de Marseille, fils de Bertrand, accorde à l'abbaye de Boscodon, la faculté d'acheter et de vendre leurs biens, sur tous ses domaines et dans la ville de Marseille, sans payer aucun droit de lods, ou autres redevances ; il prévient ses baillis et vassaux qu'il prend l'abbaye sous sa pro- tection, et leur commande d'obéir à ses ordonnances. — Acte dans la maison de Pierre Vidal.
BMiot. nation., Mss. latins, n" 12663.
98 1199 — mois de mai.
'Vente par Hugues de Baux à Guillaume Raymond, maître de l'hôpital Saint-Thomas, d'une terre entre le Rhône et le petit Rhône, pour le prix de 350 sous de raymondins vieux, qu'il aban- donne pour cause de piété à Martin Amanoit ; à condition que si la terre vaut davantage, la plus value appartiendra aux hospitaliers de Saint-Thomas, et qu'il lui sera payé par eux 4 deniers de cens annuel.
Ordre de Malte.— Là-, fiuï/i. de Trinquetaille, V 2 w —B.-du-R.
99 1200 — 15 juin.
Donation par noble Pierre Truilhas de Baux à Hugues de Baux de trente émines de blé qui lui étaient dus comme cens annuel par les habitants possédant des vignes à Maussane. Reg. Invent. B. 1209. — B.-du-R.
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100 1201 — mars.
Imbert, archevêque d'Arles, Hugues de Baux, Guillaume Por- cellet et les consuls d'Arles, reconnaissant tous les bienfaits de la paix entre leur ville et celle de Gênes, promettent au Podestat de défendre de tout leur pouvoir les citoyens génois venant à Arles avec ou sans marchandises, et jurent sur les Évangiles d'observer leur promesse. (Sans nom du lieu où Tacte est fait.)
Hist. jKitr. monum. — Liber Jurlum, t. 1, p. 467.
101 1201 — 25 août.
Testament d'Alasacie Porcellet par lequel elle institue sa fille Barrale, femme d'Hugues de Baux , héritière universelle de ses biens, sous l'obligation d'acquitter divers legs faits par la testatrice à sa mère, à la maison du Temple de Saint-Gilles. — Sans nom de lien.
Liv. authent. de Trinquetaille, f' 43. — B.-du-R.
102 1201 — novembre.
Traité de paix entre Hugues, Raymond et Guillaume de Baux avec Hugues Sacrestan , par l'intermédiaire de Guillaume Por- cellet et autres seigneurs choisis pour arbitres, à propos de la guerre survenue entre les parties pour le fait du château de Cor- nillon. Les arbitres déclarent absous de tous méfaits les partisans des deux parties , et spécialement Guillaume, Hugues et Raymond de Baux pour tout ce qui a été fait au château de Senas contre les habitants, leurs troupeaux et possessions. Hugues Sacrestan est également absous de tout vol fait sur les chemins aux habitants d'Orange et aux vassaux des domaines de Guillaume. Raymond de Baux aura son droit d'albergue sur les hommes de Cornillon deux fois par an, et pour sept bêtes et demi. — Hugues, Raymond de Baux et Hugues Sacrestan approuvent le traité de paix et promet- tent de s'y conformer— Acte à Arles dans l'appartement de l'arche- vêque. — Au mois d'avril 1202, Guillaume de Baux jure d'observer le contenu de la sentence arbitrale. (Vidimé à la date de 1275.)
Chartrier de Salon, cli. 136. — B.-du-R.
103 1202 — janvier.
Donation en fief par Guillaume de Baux I, prince d'Orange, à Ricau de Caromb et aux siens du château de Suze avec ses dépen-
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dances , à la charge par le dit Ricau de faire reconnaissance, prê- ter hommage au prhice et à ses successeurs, l'aider en cas de guerre, ou lui remettre le château muni d'armes et de vivres. Le Prince promet, la guerre finie, de le rendre muni de semblables munitions.
Mss Ju D^ M. Millet.
104 120-2 — 1" décembre.
Guillaume et Hugues de Baux frères signent comme témoins l'acte par lequel Raymond, duc de Narbonne, comte de Toulouse, marquis de Provence, confirme à Bertrand de Pierrelatte, évêque de Saint-Paul-Trois-Chàteaux, la possession de cette ville, son église et son territoire, ainsi que les châteaux de Baume, Saint- Restitut et la moitié de Chamaret. L'évêque et le Comte se jurent une mutuelle protection. — Acte à la tour de Sabran.
Hist. de Saint-Paul-trois-Châteauo: , par le père Boyer. — Gallia christ., t. 1, p. 221.
105 1203 — 16 février.
Hermeline de Baux, abbesse du monastère Saint-Sauveur de Marseille, achète d'Aycard d'AUauch, au prix de 62 livres de royaux coronats, une terre, pré et jardin avec leurs droits et dépendances, confrontant les possessions du monastère, et situés au Portalet d'AUauch le vieux — Acte à Marseille.
cil. de Saint-Sauveur de Marseille, n" 5. — B.-du-R.
106 1203 — mars.
Convention de paix entre Guillaume de Baux I, fils de Tiburge, et Raimbaud d'Orange, fils de dame Chauze. Guillaume jure sur les saints Évangiles de conserver la vie à Raimbaud, de ne faire tuer ni lui, ni ses héritiers, et de les laisser en liberté ; de conserver à lui et aux siens les droits qu'ils possèdent aans Orange, si quel- qu'un voulait s'en emparer ; de n'abandonner à personne son droit de seigneurie dans cette ville sans son consentement, si ce n'est comme héritage, en cas de mort, et toujours à quelqu'un de sa famille, etc., etc., etc....
Raimbaud d'Orange promet à Guillaume de Baux de défendre de tout son pouvoir la vie et les biens de son frère Hugues et de leur neveu Raymond.
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Les deux parties promettent de faire ratiffier ces conventions par les membres de leurs familles — Acte dans Téglise de Sainte- Marie.
L. B. 309. — B.-du-R.
107 1203 — mars.
Transaction entre Guillaume de Baux I prince d'Orange, héritier de son père Bertrand, et Rairabaud d'Orange, successeur de son père Guillaume III, servant à limiter les diverses possessions des parties dans la ville et ses environs, et réglant les droits de juri- diction sur les habitants et sur certaines parties de la ville ; suivie de la déclaration que le domaine de Martignan, le péage et le pro- duit de la monnaie, resteront indivis. Raimbaud aura dans sa part la maison de Tare avec ses fossés et murs , et celle des tours sera remise par lui entre les mains de Guillaume de Baux — Acte dans l'église de Sainte-Marie d'Orange.
L. B. 309. — B.-du-R.
108 1203—21 mars.
Guillaume de Baux I, prince d'Orange, Hugues de Baux, son frère, vicomte de Marseille, et Raymond leur neveu, accordent diverses franchises à la maison de la Sainte- Trinité de Marseille, aux autres maisons du même ordre, et à Jean de Matha ministre de l'ordre. Ils ordonnent à leurs sujets et amis de prendre sous leur protection les frères de ces maisons voyageant en Provence, ainsi que leurs biens , meubles et immeubles — Acte à Fos en présence d'Ildefonse, marquis de Provence.
Antiquité de l'Ef/Use de Marseille, i. 2, p. 13, Belsunce. — L. 635 Mss Pcijres'^ ; Bibliot. de Carpentras.
109 1203 - avril.
Raymond de Baux II, seigneur de Berre, donne en aumône au monastère de Silvacane, 12 deniers de raymondins qu'il perçoit annuellement sur une maison située dans la dite ville, et qu'il a vendue au monastère ; elle sera affranchie à l'avenir de tout droit de lods et trezains. — Acte à Marseille.
Silvacane, arch. Saint-Sauveur d.'Aix. — B.-du-R.
— so- no 1203 — juillet.
Hommage par Hugues de Baux à Michel, archevêque d'Arles, pour le château de Triiiquetaille et ses dépendances, le domaine de Barbegal, les ports de Saint-Gilles et du petit Rhône, et toutes les terres pour lesquelles ses ancêtres firent hommage et serment de fidélité aux archevêques et à l'église. — Acte à Arles, contre la porte Saint-É tienne.
Lie. autog. d'Arles, f" Ui. — Liv. rouQO d'Arles, f" 311. — B.-du-R.
111 1203 — 4 novembre.
Guillaume de Sainte-Marie et Guillaume Auriol, arbitres choisis pour aplanir les difficultés survenues entre Hermeline de Baux, abbesse du monastère Saint-Sauveur de Marseille, et Rodolphe, prêtre, précepteur de l'hôpital Saint-Esprit de la même ville, dé- | clarent qu'à l'avenir Rodolphe et ses successeurs n'administreront point les sacrements aux malades^ qu'ils ne fourniront aucun linge pour l'ensevelissement des morts, et que les malades décédés dans ledit hôpital ne seront point inhumés hors du cimetière nou- vellement construit. — Acte dans la cour du monastère.
Ch. du mon. Saint-Sauveur de Marseille, n" 6. — B.-du-R.
112 1204 — 15 juin.
Guillaume de Baux d'Orange, Hugues son frère, et Roncelin, vicomtes et seigneurs de Marseille, assistent au mariage de Marie, fille de feu Guillaume, seigneur de Montpellier, avec Pierre, roi d'Aragon, comte de Barcelone, et servent de caution au comte pour l'exécution des clauses du contrat. — Acte dans la maison de la milice du Temple, près de Montpellier,
Le 17, ils sont témoins de l'acte d'hommage prêté à Guillaume, évêque de Montpellier, par Pierre, roi d'Aragon, seigneur de Montpellier.
Layettes du Trésor des Chartes, t. 1", page 253. — ibidem, page 254.
113 1204— 25 août.
Hermeline de Baux, abbesse du monastère Saint-Sauveur de Marseille, donne à acapte, pour le prix de 40 sous de royaux coro- nats, à Guillaume Amat, le terrain près du monastère sur lequel il a fait bâtir quelques maisons, avec la faculté d'en faire bâtir d'autres, et de les aliéner avec le consentement du monastère, qui
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devra toujours en conserver la haute seigneurie, et toucher annuel- lement de Guillaume Amat six sous de cens, avec prohibition à toute personne de bâtir aucun four, ou église, sur les emplace- ments vendus. — Acte dans la cour du monastère.
Ch. de Saint-Sauveur de Marseille. — B.-du-R.
114 1204 — 4 octobre.
Hugues de Baux, vicomte de Marseille, et Guillaume de Baux I, prince d'Orange, assistent comme témoins au testament fait par les deux frères Pierre, roi d'Aragon, seigneur de Montpellier, et Ildefonse, comte de Barcelone, contenant la donation réciproque de leurs biens, pour le cas où ni l'un ni l'autre de ces princes n'aurait d'enfants mâles, nés d'un légitime mariage. — Acte à Mar- seille.
Hist.de Provence, Bouche, t. 2, p. 1060.
115 1204 — novembre.
Guillaume de Baux I, prince d'Orange, déclare se séparer de sa femme Ermengarde, à cause de leur degré de parenté, en présence de Raimbaud, évèque de Vaison, et jure de n'avoir plus aucune relation avec elle, si elle ne veut obéir aux ordres du Pape. Il hypo- thèque sur ses biens de Jonquières et Tulette les sept mille sous de raimondins, reçus en dot de Raymond de Mévouillon, son beau-père, et douze mille sous de viennois de son beau-frère Ray- mond ; il abandonne le domaine de Revest qui lui avait été donné à l'occasion de son mariage. — Acte dans le château de Valréas.
Ch. orig. — L. 14, j^riiic. d'Orange. — Vaucluse.
116 1204 — 10 novembre.
Lettre du pape Innocent III, constatant que Pierre II, roi d'Ara- gon, comte de Barcelone, seigneur de Montpellier, s'est rendu en Italie avec une flotte de 5 navires ; qu'il a débarqué près d'Ostie, emmenant avec lui l'archevêque d'Arles, Sanche, son oncle pater- nel, Hugues de Baux, Ronceliii de Marseille et autres nobles et puissants seigneurs ; qu'il s'est rendu à Rome pour recevoir des mains du Pape la couronne, et se faire armer chevalier; qu'il a été couronné le jour de la fête de Saint-Martin, a prêté serment de fidélité au Pape, et juré de défendre la foi catholique et les libertés de' l'Eglise. — Donné à Rome.
Lettres d'Innocent III. — Edit. Migne. — Liv. 7, f" 229.
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117 1205 — 13 avril.
Ilermeline de Baux, abbesse du monastère vSaint-Sauveur de Marseille, accorde le droit de lods à Pierre Serrallier pour l'achat d'une maison près de l'église des Accoules, servile à son couvent, au cens annuel de trois deniers et une obole. Elle déclare avoir reçu le trézain à propos de cette vente. — Acte à Marseille dans le couvent.
cil. 8 de Saint-Sauveur de Marseille. — B.-du-R.
118 1205 — novembre.
f Donation par Guillaume de Baux I, par la grâce de Dieu, prince d'Orange, pour la rédemption de son âme et celle de ses prédéces- seurs, à Deude, maître de la maison de Richerenches, et à ses frères, de tous les droits qu'il a, ou peut avoir, sur les biens possé- dés par la milice du Temple, et qu'il pourra acquérir, sur les
^ maisons, vignes, pâturages, eaux, terres cultes et incultes en tous ses domaines d'Orange, Courthéson et Jonquières. Cette donation confirmant d'autres privilèges plus anciens est suivie de l'appro- bation du bailli de dame Tiburge et de Raimbaud d'Orange. — , Acte à Orange.
Ordre de Malte. — Commanderie d'Avignon. — Orange ch. 1. — B.-du-R.
119 1206 — 8 octobre.
Donation en fief par Ildefonse, comte et marquis de Provence, des châteaux de Mouriès et Maussane avec leurs dépendances, à Hugues de Baux et à ses successeurs, avec confirmation de tout ce qu'il possède de la part de sa femme Barrale, dans le comté de Marseille, le bourg d'Arles, ou ailleurs. — Hugues de Baux prête serment de fidélité. — Suit un traité d'alliance offensive et défen- sive par lequel ils promettent de se défendre mutuellement, soit en guerre, soit en justice. Le Comte se réserve sur les domaines donnés, et ceux que Hugues pourrait acquérir en Provence, le droit de liante seigneurie et les cavalcades. — Acte à Saint-Gilles.
Reg. B. 143, f° 38. — Reg. B. 10G8, f 22. — L. B. 303. — Reg. B. 2, f 29. — B.-du-R.
120 1206 — décembre.
Vente par Barrale, dame de Baux, en son nom et au nom de son mari Hugues, à Bertrand Gombert, du bénéfice produit par
— sa- les milleroUes légales de Marseille, avec lesquelles esl mesuré le vin vendu ou acheté, suivie de la faculté de les louer à q il il vou- dra au prix dîme obole par jour. Barrale recevra un cens annuel d'une raasmodine d'or. — Acte à Marseille. — Bertrand Gombert rétrocède ce droit de milleroUes à la commune de Marseille, au prix de 200 livres de royaux coronats, le 19 octobre 1221. Série G. G. ii° 1 et 4. — Arch. munie, de Mar.
121 1207 — 25 avril.
Hugues de Baux, consul d'Arles, terminant l'année de son consu- lat,ne peut s'entsadre avec les autres consuls pour le choix deleurs successeurs ; Michel, archevêque de la ville, nomme de sa propre autorité ceux qui devront leur succéder.
Liv. rouge clArles, 1° 47. — B.-du-R.
122 1207 — 13 mai.
Sentence arbitrale réglant les différents survenus entre Herme- line de Baux, abbesse du monastère Saint-Sauveur de Marseille, avec Ancelme aîné, à propos d'une propriété servile du couvent sous le cens annuel de 12 deniers de royaux coronats, qu'Ancelme voulait donner à acapte à diverses personnes. Les arbitres décla- rent que le couvent abandonnera à perpétuité la moitié du droit de tréz.iin, et que lorsque la propriété sera aliénée, en tout ou en partie, Ancelme et ses descendants payeront à l'abbesse l'autre moitié du trézain. — Acte dans le couvent.
Ch. orig. de Saint-Sauveur de Marseille. — B.-du-R.
123 1207— juillet.
Confirmation par Ildefonse, marquis de Provence, du don fait à Hugues de Baux, du bourg neuf d'Arles avec ses dépendances, et de laquatrième partie delà domination et juridiction de la ville d'Arles pour en jouir en toute liberté, ainsi que d'un domaine situé près de l'hôpital du Saint-Esprit ; suivie de la promesse de lui faire rendre le château de Saint-Gabriel. Les parties posent des articles de convention de défense mutuelle avec livraison d'otages de part et d'autre pour en assurer l'observation. — Acte dans le Bourg d'Arles.
L. B. 305. - Reg. B. lOGS, f' Î3. ^ B.-du-R ,
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124 1-207 — juillet.
Ildefonse, comte et marquis de Provence, fait donation entre vifs à Guillaume Porcellet, Hugues de Baux, Bertrand Poi'cellet et autres seigneurs du bourg d'Arles, de tout le méjan qui part du milieu du chemin existant entre les murs de la cité et ledit m^ijan vers le Bourg, avec toute sa largeur comprise entre le milieu du chemin et le Bourg, et sa longueur depuis le portail des Curies jusques au Rhône ; de telle sorte qu'eux et leur successeurs ayent sur ledit méjan la mùme juridiction et seigneurie qu'ils possèdent dans le Bourg, sur les hommes qui y habitent et habiteront à l'avenir; il autorise tout navire montant par le Rliùne vers le Bourg , à s'arrêter au port sans pouvoir le dépasser , à l'exception des navires armés, mais ne portant aucune espèce de marchandises. — Suivent certains règlements de juridiction entre les citoyens d'Arles et ceux du Bourg. — Acte dans la maison de Guillaume Fabri Duporl.
Reg. B. 1069, l' 234. - B.-du-R.
125 1207 —juillet.
Acte de donation par Ildefonse, comte et marquis de Provence, et Hugues de Baux à Guillaume d'Eygnières, Bertrand Porcellet et autres seigneurs, du droit de percevoir une taxe uniforme de six deniers par charge de toutes marchandises entrant, ou sortant de la ville et bourg d'Arles, par terre ou par eau, au lieu de celle de deux deniers par muid de sel montant le Rhône, d'une obole par charge de sel sortant de la ville, et de six deniers sur autres marchandises, telles que bois, blé et farines, perr-us jusqu'à ce jour.
Keg. iiivcat. B. 1-209, ii" 2"; 8. - B.-du-K.
126 1207 — 22 septembre.
Sentence arbitrale terminant les contestations soulevées entre Raymond de Baux II de Berre et Raymond Geoffroy, agissant en son nom et pour les seigneurs et habitants de Fos, à propos de certains prétendus droits de navigation exigés, parles baillis de ce dernier lieu, des mariniers qui traversaient l'étang de Caronte. Après avoir ouï le dire des parties, les arbitres déclarent que les habitants de Berre, sujets de Raymond de Baux, et autres
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personnes, pourront passer à Taveiiir, avec leurs barques chargées, à travers l'étang, sans rien payer aux seigneurs et habitants de Fos. Reg-. B. 147, P 19G. -- B.-du-R.
127 1-08 — janvier.
Pierre Bermond, prévôt de la Major, Roncelin, vicomte de Mar- seille, Hugues Fer, viguier de la ville, au nom deGiraud-Adhemar, Guide Dalmas, bailli à Marseille, pour Hugues de Baux et Barrale, donnent à acapte, en leurs noms et comme mandataires, une aire qui est dans la circonscription du château Babon pour servir à une construction. — Acte à Marseille.
C'A. ov'kj., aux Archlccs de la Major. — B.-du-R.
m 1371006' 1-208- km
Lettre d'Othon IV, empereur des Romains, à Guillaume, Hugues et Raymond de Baux pour les réprimander de favoriser Guillaume de Sabran, qui conserve PerLuis et la condamine de Gi-aveson, enlevés au monastère de Montinajour, ])ar feu son oncle, le comte de Forcalquier, dont il se dit héritier ; il leur enjoint, s'ils tiennent à conserver son amitié et ses faveurs, de faire restituer au monas- tère, par amitié ou par force, cette ville et la condamine dans vingt jours après la réception de sa lettre ; si non, il agira de rigueur contre eux.
Hist. manus. de Montmajour, par ChaïUelou, p. 251. — B.-du-R.
129 1-208 — avril.
Permission donnée par Guillaume de Baux I", prince d'Orange, aux religieux de Saint-Antoine, de faire passer par le terroir de cette ville quatre bétes chargées de sel sans payer aucun péage. Il déclare prendre sous sa sauvegarde les biens et les religieux du couvent. — B., notaire d'Orange.
Reg. invent, de Montmajour. — Saiat^Antoiue, n" 1. — B.-du-R
130 1208 — -2 i août.
Lettre d'Innocent Ht à l'archevêque d'Arles pour lui apprendre que les Marseillais sont en désaccord avec les évêques à propos de la mort de -Barrai, seigneur de Marseille, dont ils ont déshérité la fille Barrale, par l'enlèvement du monastère Saint-Victor du moine Roncelin, abbé dudit couvent, frère de Barrai, qu'ils ont reconnu
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comme seigneur de la ville avec son consentement, après lui avoir déchiré rhabil monacal. Sur la plainte d'Hugues de Baux, mari deBarrale, et deGuillaume I", son frère, prince d'Orange, le pape ordonne à l'archevêque de tenir pour excommunié Roncelin, apos- tat et parjure, et de faire rendre à Barrale son héritage, sous peine d'excommunication des habitants et d'interdiction des églises. — Donné à Viterhe.
E2)it, d'Innocent III, l. 2, )). (r2. Baluze.
131 1-208— octobre.
Confirmation par Hugues de Baux à Bermond, précepteur de l'hôpital Saint- Thomas et aux frères hospitaliers, de tous les biens et droits à eux donnés par feu Pierre Reboul, avec l'autorisation d'en jouir comme seuls propriétaires ; se réservant le droit de tas- que et de trézain que doivent payer ces propriétés. — Acte à Trin- quetaille devant la chapelle d'Hugues de Baux.
Ordre de Malle.— Lie onthcat. de TrinquetaiUe,l'' 82. — B.-du-R.
132 12US — -26 octobre.
Guillaume de Baux I, prince d'Orange, ne pouvant doter l'église de cette ville, à la demande et réquisition des évéques d'Orange, Toulouse et Saint-Paul-trois-chàteaux , venus en cette ville par mandement du métropolitain d'Arles, pour la consacrer à la vierge Marie, prend cette église sous sa protection, ainsi que tout ce qui lui appartient et appartiendra, et lui concède la faculté de pouvoir jouir entièrement de tous ses biens. — Acte dans l'église devant l'autel de Saint-Jean-Baptiste.
Mss. du D' l\. Millet.
133 1208 — décembre,
Hugues de Baux déclare faire avec les consuls de Gènes, en son nom et pour les autres seigneurs et la commune de Marseille, une trêve sur terre et sur mer qui durera jusques à la mi-carême, et s'obliger pendant toute sa durée à protéger les citoyens génois et leurs marchandises. Les Génois font la môme promesse en faveur de Marseille et de ses habitants , ils exceptent de cette protection, le Comte de Syracuse, les lies de Malte et de Crète, et les corsaires de Sicile, qu'ils engageront à ne pas courir sur les navires marseil- lais, si telle était leur intention. — Acte à Gênes.
Ilist.jKdr. vionum. —-Liber Jurium, t. 1, p. 539.
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134 1209 — mars.
Donation par Hugues de Baux et sa femme Barrale au prieur de Saint-Gilles et aux frères de Saint-Jean de Jérusalem, pour le salut de leur Ame et celle de leurs parents, de la faculté de passer librement eux et leurs marchandises, à l'aller et au retour, par les ports de Trinquetaille, du petit Rhône, du Bourg, de Saint- Gilles, et par tous autres ports étant sous leur domination. — Acte à Arles dans la maison d'Hugues de Baux.
Ordre de Malte. — Liv. autJœnt. de Trinquetaille, P 5G. — B.-du-R.
135 1209 — mars.
Vente par Barrale, à cause des besoins de son mari Hugues de Baux, à Arnaud de Compagnol, précepteur de l'hôpital Saint- Tho- mas et aux frères hospitaliers, de deux terres à elle obvenues en l'héritage de sa mère Alasacie , pour le prix de 8,500 sous de nou- veaux raymondins qu'elle a reçus. Hugues confirme la vente faite par sa femme, et lui donne hypothèque pour pareille somme sur un domaine qu'il possède en son propre nom. — Acte dans la maison de Pierre de Léon.
Ordre de Malte — Trinquetaille, — Gimel. ch. 7. — Liv. authent, de Trinquetaille, 1° 59. — B.-du-R.
136 1209 — 2 mai.
Lettre d'Innocent III reprochant aux consuls et chevaliers de la ville et du bourg d'Arles, à Hugues de Baux et autres seigneurs de la ville, de chercher à s'affranchir du joug léger de l'église, mal- gré le serment prêté au comte de Provence de la protéger et défendre dans toutes les occasions. Il les exhorte à rendre à l'église les privilèges et libertés qui lui sont dus, et à ne plus rien tenter à l'avenir contre les immunités dont elle jouit. — Donné à Saint-Jean de Latran.
Lettre!^ d'Innocent III. — Lif. XL
137 1209— juin.
Remise par Guillaume de Baux I, prince d'Orange, Hugues et Raymond de Baux, à Milon, légat du Saint-Siège, des châteaux de VitroUes, Montmirail et en Clarensac, en garantie de l'observation des chapitres de paix sur les péages et autres droits, sur les juifs et les hérétiques. — Acte à Saint-Gilles.
Lettres d'Innocent III.— Liv. III, t. 2. p. 350. Baluze.
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138 1209— juin.
Raymond Anreille reconnait tout ce qu'il possède en fief à Tres- sauses à Hugues de Baux, à sa femme Barrale et à sa mère Alazais Porcellet, et promet de ne rien aliéner.— Acte à Trinquetaille. Re,?. K. 10G9, f VA. — B.-du-R.
139 lî?09— ISjuin.
Milon, légat du pape GlémentlV, ordonne aux barons Guillaume, Hugues et Raymond de Baux, à Dragonet et autres seigneurs, de n'avoir aucun commerce avec les hérétiq les, d'éloigner les juifs des administrations publiques, de protéger les maisons religieuses, de détruire les églises fortifiées, à la première réquisition des évo- ques, et de passer toute convention de trêve, ou de paix, qui leur sera commandée par l'église.
Thi's. anecd. de Dom Martenne, t. 1'', p. 815.
140 1209 — 19 juin.
Guillaume de Baux I, prince d'Orange, accorde à toutes les égli- ses et maisons religieuses de son domaine, le privilège de ne payer aucune taille, prestation et albergue, promet de ne jamais s'em- parer des biens d'un évèque décédé, mais de les réserver entière- ment à son successeur ; de ne jamais s'immiscer par violence, ou autrement, dans l'élection des évèques, si elle se fait canonique- ment , et de rendre aux églises tout ce qu'il leur a enlevé injuste- ment. — Acte à Saint-Gilles.
Lettres d'Innocent III, t. 2. p. 2G7.
141 1209 — 24 juin.
Donation par Raymond de Baux, vicomte de Marseille, pour la rémission de ses péchés , à Raymonde de Mesara prieure de la maison de Bertaud, de la faculté de faire passer à travers son domaine le cuir et le sel nécessaires à cette maison, sans droit de péage. — Acte dans le chàt:?au de Meyrargues. Reg. B. IS, i^ 127. - B.-du-R.
142 - 1209 — 30 juillet.
Les consuls et conseillers d'Orange, avec le consentement et la volonté de leur prince Guillaume de Baux I, promettent au légat du Pape, Milon, de faire observer par Raymond VI, comte de
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Toulouse, l'engagement qu'il avait contracté envers l'Eglise avant son excommunication, sous peine de ne lui donner aucun secours. Ils jurent obéissance aux ordres de l'Eglise, promettent de proté- ger ses libertés et les maisons religieuses de leiu^ ville et district; et s'obligent à n'exiger d'elles aucun droit de péage sur terre ou sur eau, à ne s'immiscer en rien dans l'élection des évêques, et à observer tout traité de trêve ou de paix. — TSans nom du lieu où l'acte est passé.)
Lei. d'Innocent III. — Lir, t2, Baluze.
143 1209— 2 août.
Serment par Hugues de Baux et Raymond son neveu de livrer à Milon légat du Pape, ou à son mandataire, et à sa première réqui- sition, le château de Lançon ; ils déclarent, dès ce jour, le tenir au nom de l'Eglise et le garder à leurs dépens. Let. d'Innocent III, t. 2, p. 372, Baluze.
144 1210 — 28 mars.
Sentence arbitrale de Michel, archevêque d'Arles, pour terminer les différends survenus entre Hugues de Baux, seigneur des Baux, et Guillaume d'Eyguières, à propos de la seigneurie du château de Barbegal, sur lequel Hugues prétendait avoir droit de suzerai- neté et hommage, tandis que Guillaume assurait n'être tenu qu'à faire reconnaissance. L'archevêque déclare que, désormais, Guil- laume et ses successeurs seront tenus, à chaque changement de .seigneur de part et d'autre, de laisser Hugues de Baux et ses descendants, suivis d'un seul écuyer, planter leur bannière armo- riée sur le fort ; et, à leur sortie, Guillaume et ses héritiers feront reconnaissance et prêteront serment de fidélité. — Acte à Arles, dans le palais de l'archevêque.
Chartrier de Saint-Césaire, t. 22, l" 13. — Reg. B. 1069, f 198, B.-du-R.
145 1210 — avril.
Hugues de Baux donne à la maison de la milice du Temple de Saint-Gilles, et à Guillaume de Nhnes, sous-précepteur de la dite maison, une sienne terre fermée par des fossés pour la défense du pasquier, confrontée du levant par la corrége de Rousty, à la condition que les bœufs de labour des hommes de son domaine
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puissent y entrer et paître, comme ceux de la maison du Temple. — Acte au château de Triiiquetaille.
Ordre de Malte. — Salliers, ch. 35. — Reg. B. 1069, P 23 i. — B.-du-R.
146 1210 — 20 mai.
Serment prêté au Pape par Guillaume de Baux I, prince d'Orange, de concéder aux églises et maisons religieuses de son domaine l'immunité et la liberti qui leur est assurée par les sta- tuts canoniques, c'est-à-dire de n'exiger albergies, tailles et exactions, de ne pas s'immiscer dans l'administration de l'Eglise, ni à réleclion de l'évèque, ou des recteurs, si elle se fait suivant les règles. Il jure de défendre l'Eglise de tout son pouvoir. — Acte à Saint-Gilles.
Lettres d'Innocent III, t. 2, p. 367, Baluze.
147 1210 — 23 mai. i
Les consuls et conseillers d'Orange, du consentement et de la volonté de leur prince Guillaume de Baux, jurent à Milon, légat du Saint-Siège, de faire leur possible pour que Raimond VI, comte de Toulouse, obéisse aux ordres de l'Eglise, comme il l'a juré avant son absolution; s'il n'observe son serment, ils ne lui don- nero.it ni aide, ni conseil, et obéiront aux ordres du Pape ou de son légat, maintiendront la sûreté des chemins publics, n'exige- | ront des passants que les péages ordinaires, défendront les églises et maisons religieuses, et ne S3 mêleront pas des élections. Lettres d'Innocent III, t. 2, p. 368, Baluze.
148 1210 — juillet.
Hugues de Baux vend à acapte aux habitants de Castillon, et à toute personne venant y habiter, un marais dans les environs de Barbegal, avec la faculté de cueillir les joncs et de s'y livrer à la pêche, suivant le droit qu'il a toujours eu de le faire ; et défend à qui que ce soit de pêcher et couper les joncs sans le consentement des habitants. — Hugues autorise ces derniers à défricher et cultiver le marais, et à vendre les terres livrées à la culture, sauf et réservé au seigneur son droit de juridiction et un cens annuel de 32 sous, payable par tous les habitants du lieu qui défricheront et cultiveront. Il déclare avoir reçu d'eux la somme de sept livres et demie de nouveaux raymondins, comme droit d'acapte. — Acte à Trinquetaille, en présence de Barrale de Baux.
Reg. B. 1069, P 200. - B.-du-R.
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149 1210 — 14 juillet.
Transaction et traité de paix entre Raymond, comte de Tou- louse, et Guillaume de Baux, fils de Bertrand, par lequel ce der- nier désempare au Comte et à ses successeurs le château de Vac- queyras et tous les droits qu'il y possède. Le Comte lui donne en retour, et à fief, les droits qu'il peut avoir sur le château d'Uchaux et son territoire, ce qu'il possède à Frigolet, à Barbaras devant Tulette et Barbaras devant Courlheson, à la condition de lui prêter hommage et serment de fidélité, et de le défendre contre ses ennemis quels qu'ils soient. — Acte à Saint-Gilles.
Layettes du Trésor des Chartes, t. 1", page 353. — Hist. de Lan- guedoc de Dom Vaissette, t. 3"'% preuves.
150 1210 — 10 août.
Hugues de Baux et son épouse Barrale donnent la liberté de pâturage et l'affranchissement de tout péage sur leurs domaines à l'abbaye Notre-Dame de La-Val-Benite. — Acte à Arles.
Hist. Ecoles, du Daupliiné, t. 1. p. 47. — Guy-Allard. Biblioth. de Grenoble.
151 1210 — 27 août.
Déclaration par les envoyés de Roncelin et Hugues de Baux, vicomte de Marseille, Hugues Fer, viguier de la ville, et ses con- suls, et par Gottifred, vicomte de Pise, d'observer fidèlement le traité de paix survenu enti-e les deux villes, avec promesse de défense mutuelle contre leurs ennemis. — Acte à Pise, sous l'église Saint-Pierre.
Série A. A. n° 13 bis. — Arch. munie, de Mar.
152 1210 — octobre.
Donation par Hugues de Baux à Eudiarde, abbesse du monastère Saint-Césaire, et à son couvent, de tout le droit qu'il prétendait avoir sur l'albergue d'Orgon et son territoire, avec renonciation à la demande de 30 sous de melgoriens dus pour cette albergue. — Acte à Arles, dans la maison de Bernard Ferréol.
Reg. 14. — C/iartier de Saint-Césaire. — B.-du-R.
153 1211 — janvier.
Donation par Hugues de Baux, pour le soulagement de son âme et celles de ses prédécesseurs, aux monastères de Saint-André et
de Prûbayon, de la moitié de son coussou de la Crau, appelé Bauè- senque, et de 10 livres de poivre de cens annuel à prendre à Trin- quetaille, il donne aux mêmes religieuses le cens annuel d'une saumée de poisson péché dans l'étang de Valcarès; accorde à perpétuité auxdits couvents Texomption de tout péage ou impo- sition sur les objets desdils monastères, passant sur ses domaines, avec promesse de faire ratiller cette donation par son frère Guillaume de Baux d'Orange. — Acte à Orange , en présencs de Guillaume de Baux.
Ch. orlrj. de Saint-Ccfialvc, — Noire-Dame, n" 1. — B.-du-R
154 1-211 — 14 janvier.
Hugues de Baux, vicomte et seigneur de Marseille, prend sous sa sauvegarde l'hôpital Saint-Esprit de cette ville, et celui du pont Saint-Geniès. — Indication d'acte.
Re^v. invont. Oe.-< linpitav.v de Mar.^eRle. — Mss de 1399, f" 58 v°.
155 1211— avril.
Pierre Bermond, prévôt de la Major, autorisé par le Chapitre, Roncelin, vicomte de Marseille, Hugues Fer, viguier delà ville, au nom de Giraud-Adhémar, Guide Dalmas, bailli à Marseille d'Hugues de Baux et Barralc, donnent à diverses personnes l'autorisation d'établir leurs métiers de cordiers dans une rue, à de certaines conditions. — Acte à Marseille.
ch. orlQ. de la Major. — B.-du-R.
156 1-212 — 17 mai.
Partage, par voie de tirage au sort, des terres et châteaux de la vicomte de Marseille, hors du territoire de cette ville, entre Ron- celin, Giraud-Adlîémar et Hugues de Baux, vicomtes de Marseille.
Hugues do Baux aura les châteaux du Caslellet, la Cadière, Ceyreste, SeiUons, im tiers d'Aubagne, el leurs dépendances en terres et habitants.
Roncelin, les châteaux de Saint-Marcel, Roquefort, Jullans, Mazaugues et leurs dépendances, de plus un deuxième tiers d'Au-^ bagne, ses dépendances et habitants.
Giraud-Adhémar, les châteaux deGardanne,Roquevaire, Géme- nos, le Plan d'Aups et l'autre tiers d'Aubagne. — Acte dans le Tolonée de Marseille.
L. 100 des cil. de Saini-Viciu) . — B.-du-R.
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157 1213 — 2 avril.
Vente pour le prix de 80 mille sous de royaux coronats par Ray- mond de Baux, vicomte de .Marseille, et son épouse Alasacie, fille de feu Hugues-Geoffroy de Trets, à Hugues Fer, de deux huitièmes des droits de la vicomte et du territoire de Marseille, à prendre sur diverses marchandises. Ils vendent également deux parts des droits de trézains, lods et cens annuels qu'ils perçoivent à Mar- seille et dans le territoire de Trets. — Acte au château de Meyrar- gues.
Série A. A. n» 17. — Arrh. munie, de Mar.
158 1213 — 29 mai.
Donation par Hugues de Baux, vicomte de Marseille, et Barrale sa femme, pour le salut de leur àme, au couvent de Saint-Pons et à Garsende, prieure , de tout ce qu'ils possèdent à Aubagne en terres, cultes et incultes, paluns, condamines, prés, gallegues, à l'exception des vignes, jardins et droits qu'ils peuvent avoir sur ladite maison de Saint-Pons à raison de cette donation- Le couvent est autorisé à prendre sur leurs terres du bois pour brûler ou bâtir des maisons. — Acte au Tolonée.
L. 036. — Mss de Pei/i-esr. Bibliot. de Carpeatra^^.
159 1213—14 octobre.
Giraud-Adhemar, seigneur deMontélimar, vicomte de Marseille, et la vicomtesse Mabile, promettent à Riymond de Baux de donner leur fille Eadiarde en mariage à son fils Bertrand, lorsqu'elle sera nubile, et lai donneront en dot les châteaux de Gardanne, lioque- vaire, Gemenos et le Plan d'Aups.
Mabile donnera en outre la moitié de ce que sa mère Laure lui a laissé à Saint-Julien, Artiguss, Vinon, Ginasservis, Manosque, Cereste, Rians, Pourcieux, Pourrières et Rousset.
Raymond de Baux donnera à son fils le château de Meyrargues
— Acte à Montélimar.
L. B. 3J8. — B.-du-R. — Congr. arc/tcol d'Arles, 1876, p. iU3. — D' Barthélémy.
ICO 1214 — 8 janvier.
Frédéric II, roi des Romains et de Sicile, renouvelle à Guillaume de Baux I", prince d'Orange, à Hugues son frère et à Raymond leur
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neveu, le privilège donné par Conrad III et confirmé par son aïeul Frédéric I", de porter librement leurs enseignes depuis les Alpes jusques au Rhône, et depuis l'Isère jusques à la mer, avec faculté de battre monnaie où ils voudront par toute la Provence. Il leur cède en fief les terres possédées par feu Guillaume d'Orange, parce qu'il n'était point venu en recevoir l'iiivesture des mains de l'Empereur lorsqu'il était à Arles. Mss du U' M. Millet, d'Orange.
161 1214 — avril.
Le Bailli de Saint-Gilles donne à acapte par l'ordre d'Hugues de Baux, à Pierre Marquis de Saint-Gilles, et à ses frères, la terre qui est dans la corrége de Trinquetaille, au quartier de Rousty, et déclare avoir reçu 50 sous de nouveaux raymondiiis. — Acte à Trinquetaille.
Reg. B. 10G9, f^ 231. — B.-du-R.
162 1214 — mai.
Sentence arbitrale prononcée par Guillaume de Baux à propos des différents survenus entre Dragonet de Montauban et Raymond de Mévouillon pour la moitié des seigneuries des châteaux de Valréas, Montbrison, Grillon, Roussieu et Cayrane ; à la suite de laquelle il est déclaré que les seigneurs de Montauban devront céder à Raymond de Mévouillon ce qu'ils possèdent dans le châ- teau de Saint-Marcelin et son territoire.
Invent, des arch. des Dai'plnn.<, art. 1126-7, p. 250. M. l'abbé Chevalier.
163 1214 — 20 juin.
Sentence arbitrale prononcée par Michel, archevêque d'Arles, et Bertrand, doyen de cette église, juges délégués du Pape pour régler les différents survenus entre Hermeline de Baux, abbesse du couvent de Saint-Sauveur de Marseille, et AncelmsFer, à propos de la seigneurie sur diverses maisons, réclamie par l'abbesse et par Ancelme, qui en touchait un cens annuel. Les arbitres décla- rent qu'Ancelme tiendra les maisons en litige sous la seigneurie du couvent ; qu'il en payera le cens annuel de trois sous et demi de royaux coronats ; qu'en cas de vente, chacune des parties recevra la moitié du trézain, Ancelme payera le cens d'un sterling d'argent.
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percevra le droit de lods des acheteurs et vendeurs, Ilermeline en confirmera l'aliénalion. — Ancelme, à cause de l'attribution à lui donnée de la seigneurie, payera au couvent cinquante sous de royaux coronats pour droit d'acapte. — Acte dans le couvent de Saint-Sauveur.
cit. nrig. de Saint-Sauveur de Marseille, n° 10. — B.-du-R.
164 1214 — 13 août.
Ilunon Sanclie promet à Hugues de Baux de l'aire consentir le comte Sanche, son père, et son neveu Raymond-Bérenger, à la ratif- fication de la convention qu'ils font à propos de la guerre d'Arles. Sanche pr met d'aider Hugues et Raymond de Baux, de leur four- nir trente chevaliers, ou arbalétriers, pendant toute la durée de la guerre, et d'exhorter ses vassaux à lui venir en aide. Les seigneurs de Baux s'engagent à leur tour à se conduire loyalement, et à ne faire aucune Irève sans le consentement de Sanche. La guerre finie, le partage du butin sera fait entre les parties contractantes, et les chevaliers, ou soldats, qui auront fait la guerre, après avoir prélevé raille marcs d'argent pour les dépenses déjà faites.
Ch. ori(j. acec sceaux. — L. B. 30S. — B.-du-R.
165 1-214 — 21 octobre.
Hugues de Baux, \icomte de Marseille, et sa femme Barrale, con- firment la donation faite à l'église de la Major de cette ville par Pierre Bermond, son ancien prévôt, et accordent aux chanoines la faculté de pouvoir acquérir toutes sortes de propriétés dans l'évê- ché de Marseille, sans demander leur consentement. — Acte au château des Baux.
Lie. jxune de la Major, t 5. — Lie. vert de l'Ecêché, f" 28 v^ — B.~du-R.
166 1214 — 13 décembre.
Raymond de Baux et Alasacie son épouse, vicomte et vicomtesse de Marseille, confirment à Hugues Biroard, prévôt de la Major de cette ville, la donation faite à cette église, par Pierre Bermond, son ancien prévôt, et lui accordent le privilège de pouvoir acquérir, au nom du chapitre, toutes sortes de propriétés dans l'étendue de l'évêché de Marseille, sans demander l'autorisation à eux et à leurs successeurs. — Acte à Meyrargues.
Liv. jaune de la Major, f» 5 v^ — B.-du-R.
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167 1215 — 8 janvier.
Privilège de Frédéric II, roi des Romains el de Sicile, concédant
le royaume de Vienne et d'Arles à Guillaume de Baux I, prince
d'Orange, à cause des nombreux et grands services rendus à sa
famille, et de ceux que lui ou ses successeurs pourront lui rendre
à l'avenir, avec promesse de le faire couronner ; ordonnant à tous
les habitants de ce royaume, clercs ou laïques, nobles ou roturiers, ,
de lui obéir et prêter le serment de fidélité. — Donné à Metz. J^
Reg. B. 17G, f" 6 v°. — B.-du-R. — publiée par M. Blancard dans la | Revue (li's Sor-ictcs savantes , 1875. |
168 1215— février, j
Donation par Hugues de Baux à la maison de Saint-Jean-de- .îérusalem de la faculté pour tous les frères et leurs messagers, voyageant à pied ou à cheval, portant ou non, des objets de la susdite maison dans les ports de Saint-Gilles, du petit Rhône et de Trinquetaille , de ne payer aucun droit de péage. — Acte dans le château de Trinquetaille.
Ordre de Malle. — Pricilcyes. — B.-du-K.
169 1215 — 4 février.
Lettre du pape Iimouent III, à P. légat du Saint-Siège, pour lui annoncer que Raymond , comte de Toulouse, lui ayant demandé pardon de ses crimes, il doit se faire remettre toutes les terres pos- sédées par le Comte en Provence, et les donner en garde à Guil- laume de Baux, qui profitera de leurs revenus jusqu'à ce qu'il en ait décidé autrement. — Donné à Latran.
Lai/ettes ilu îrcsov iJes Chartes, page 41U, 1. 1'-''.
170 1215—15 avril.
Hugues de Baux et Barrale son épouse vendent à perpétuité à Hugues Béroard, prévôt de la Major de Marseille, tous les droits qu'ils ont sur le château Babon, pour le prix de cinq mille sous de royaux coronats qu'ils déclarent avoir reçus. — Acte à Trinque- taille.
Lie. jaune de la Major, i" 11. — B.-du-R.
171 1015 — 15 avril.
Hugues de Baux et Barrale, son épouse, approuvent et confir- ment, à l'évéque de Marseille et au prévôt de la Major, l'accord fait
autrefois entre l'évéque Pierre et les vicomtes de Marseille, Hu- gues-Geoffroy , grand-père de Barrale, Bertrand son frère et Hugues-Geoffroy le Sarde, leur neveu, lils de Geoffroy de Mar- seille, par Tinte rniédiaire de rarchevèque d'Arles et de l'évéque de Carpentras, et jurent d'en observer le contenu. — Acte à Trin- quetaille.
Llo. jaune de la Major, t [[ v\ — B.-du-R. — Ch. 1118. Cart. de Saint-ytctor.
172 1215 — mai.
Contirmatlon par Hugues de Baux, à Pierre de Dieu, précepteur de la maison de Saint-Gilles, à la suite de discussions entre les parties, de tout ce que l'ordre du Temple possède depuis le mas de Gachou jusques au château d'Albaron, et spécialement le marais qui est entre les lieux susdits ; suivie de la renonciation à tous droits qu'il pourrait prétendre, et de l'approbation de Barrale, son épouse. — Acte à Trinquetaille.
Oidre de Malte. — Salliers, ch. 38. — B.-du-R.
173 l'2i5 — mai.
Guillaume de Baux 1, prince d'Orange, cède en fief noble le lieu d'Esclans et son territoire à Dragonet et Raymond de Montauban, père et tils, qui le possédaient en franc-alleu, et reçoit d'eux l'hommage et serment de fidélité. — Acte à
ch. du Carton 3159. — Isère.
174 12] ô — 15 août.
Guillaume de Baux 1, prince d'Orange, affranchit la Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon du droit de péage pour tous les objets nécessaires au couvent, traversant ses domaines par terre ou par eau.
Reg, 78, p. 207. — Mss de Peyresc, Bibliotli. de Carpentras.
175 1215 — 16 mai.
Sentence de l'archevêque d'Aix et de l'évéque d'Avignon, arbi- tres de l'abbé de Montmajour et de Raymond de Baux II, seigneur de Berre et d'Istres. 1/abbé payera annuellement, à cause de la haute seigneurie que possède Raymond de Baux dans le château de Mi- rarnas, la somme de 200 sous qu'il pourra lever sur les hommes du lieu. Raymond de Baux donnera 200 autres sous au monastère pour
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le repos de son âme, de ses parents et successeurs. L'abbé promet de ne point faire la guerre à Raymond, lequel jure à son tour de détendre les possessions de Tabbaye. Reg. B. 176, t" 41 \\ — B.-du-H.
176 1215 — 20 mai.
Traité de paix entre Roncelin, vicomte de Marseille, Hugues de Baux, assisté de Barrale sa femme, et Mabile, femme de Giraud- Adhemar, dont les conditions fixées par Reynier, évèque de Mar- seille, et huit seigneurs provençaux, sont jurées par les parties. Elles déclarent accepter la sentence arbitrale attribuant à chacun, à l'exception du Tolonée, le tiers des possessions vicomtales de Marseille et de son territoire ; suivie de la promesse faite par les parties de se défendre mutuellement en temps de paix, ou de guerre, et de n'aliéner aucune portion de leur domaine pendant dix ans au comte de Provence, ni à toute autre personne. — Acte à Marseille dans la maison du Temple.
Ch. iOi. — Saint-Victor. — B.-du-R.
177 1215 — 14 août.
Hugues de Baux, fds de feu Tiburge d'Orange, rappelle l'inves- titure féodale accordée en 1193 à Bertrand de Milhau, comman- deur de l'ordre de Saint-Jean, des terres achetées des héritiers de Pierre de Bouvière dans la corrége de Triiiquetaille, avec pro- messe de défendre l'hôpital contre tous ses ennemis en temps de paix, ou de guerre. Il s'engage moyennant le payement d'une somme de 500 sous de raymondins à laisser paitre librement et sans redevance les troupeaux de l'ordre dans ses domaines. — Acte à Saint-Gilles.
Copie du l?'"^ siècle, communiquée par M. Robolly, ancien archi- viste d'Arles.
178 1215 — 26 septembre.
Sentence arbitrale attribuant à l'ordre de Saint-Jean de Jérusa- lem, comme donataire, les biens dans Orange et son territoire qui furent de Tiburge, veuve de Raimbaud Guiran et de Raimbaud, son petit-fils, suivant le partage fait au mois de mars 1203, malgré les prétentions de Guillaume de Baux I, qui en percevait les reve- nus depuis longtemps ; à l'exception toutefois des propriétés appar- tenant à Tiburge, épouse de Lambert de Monteil. Après l'appro-
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bation de cette sentence par Guillaume, et la promesse de la faire ratifier à son frère Hugues et à Raymond, leur neveu ; le prieur de Saint-Gilles, Marlin d'Andos, cède au prince tous les revenus con- testés, et renonce à la faculté de faire des acquisitions, dans la ville seulement, sans l'autorisation du prince qui l'avait accordée à son ordre. Les parties s'engagent mutuellement à n'aliéner aucune parcelle de leurs possessions dans la ville et son territoire à quel- que personne que ce soit, si ce n'est à l'hôpital de Saint-Jean, à Guillaume de Baux, ou à ses héritiers. — Guillaume de Baux, fils de Guillaume I,, d'Orange, ratifie la convention. — Acte dans l'église Sainte-Marie d'Orange, en présance de la plupart des prieurs et commandeurs de l'ordre de Saint-Jean. L. B. 309. — B.-du-R.
179 1216 — 7 février.
Achat par Hugues de Baux à la mère du chevalier Caulier, pour le prix de six livres et dix sous de nouveaux raymondins, du droit perçu par son mari sur le sel et sur certaine quantité de poissons péchés dans l'étang de Valcarès. — Acte à Trînquetaille.
Reg. B. IUjO. f' 234. - B.-du-R.
180 1-216 — septembre.
Frédéric II, roi des Romains et de Sicile, confirme à la demande de frère Aymeric, précepteur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusa- lem, les donations faites au dit hôpital de Saint-Jean par Tiburge d'Orange, fille de feu Guillaume, épouse de Raymbaud Guiran, par Raymond d'Orange, fils de Guillaums et de Chauze, et notamment, de ce que Guillaume d'Orange, i)ère de Tiburge et grand-père de Raimbaud, possédait dans la dite ville. Il leur accorde de plus les châteaux de Barret, Serignan, Camaret et Martignan avec leurs dépendances ; il confirme également l'accord survenu entre l'ordre de Saint-Jean et Guillaume de Baux I, à propos des différents occa- sionnés entre eux par la donation de la moitié d'Orange et de ses dépendances, faite au dit hôpital par Tiburge et Raymond d'Orange.
Orange. — Reg. 78. ~ Mss de Peyresc, Bibliot. de Carpentras.
181 1216— 11 septembre.
Le doyen de rarchevèché d'Arles, avec le consentement du cha- pitre et de beaucoup de fidèles, donne, par évidente nécessité et
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pour le bien de son église, à Hugues de Baux, vassal de l'arche- vêque, le château de Mornas pour eu avoir la garde, ainsi que la perception du péage de Piolenc et tout ce qui dépend du dit châ- teau, â la condition de le défendre de tout son pouvoir, et de rendre le tout à la première réquisition de larchevêque. Hugues donne, en garantie de Tobservation de la convention, les châteaux de Tj'inquataille, Villeneuve, Méjanes et le irs dépendances. Bar- raie ratifie l'engagement de son mari. — Acte à Trinquetaille.
Lie. vert d'Arles, f" 357. — B.-du-R.
182 1-216 — 8 octobre.
ApprobTtion par Raymond de Baux II, vicomte de Marseille, de réchange fait par Astor^iie, abbé de Franquevanx, du coussou des Siules don lé à son monastère par ses ai^uls Bertrand de Baux I, seigneur d'Orange, et Tiburge son épouse ; échange déjà approuvé par Étiennette de Baux, sa mère, dans le château distres, avec pro- messe de ne jamais exiger aucun droit de passage et de pâturage sur ce coussou. — Acte dans la maison d Etienne Parpesse. C/i. de Saint-Césaire. — Notre-Dame, n" 2. — B.-du-R.
183 1217.
Raymond de Baux, vicomte de Marssille, accorde, pour la rémis- sion de ses péchés et ceu>L de ses parents, à B., abbé du monastère de Senanque, exemption de péage et tous autres droits sur ses terres, avec faculté d'entrer et sortir de ses domaines sans être soumis à aucune charge. — Acte à Meyi-argues, en présence de B., archevêque d'Aix.
Cart. de l'abba'je de Scnanque, ch. 232. — Vaucluse.
184 1217 — 4 mars.
Raymond de Baux II, vicomte de Marseille, voulant terminer les différents survenus entre les habitants distres, Fos, et ceux de Berre, à propos des prétentions qu'avaient les premiers d'empê- cher les habitants de Berre de pêcher avec certains filets dans l'étang du Martigues, déclare à Raymond Geoffioy, mandataire des hommes distres et Fos, que les habitants de Berre auront droit de pêcher dans l'étang sous certaines restrictions exprimées, et seulement sur divers peints. Raymond Geollroy accepte cette déclaration; et les parties promettent de la faii'e observer, sous
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peine de cent marcs d'argent. — Acte dans le château d'Istres, en présence d'Étiennette de Baux.
Re-. B. Ii7, P 198 v". — Keg. B. 2, f 9i v». - B.-du-R.
185 1217 — 8 avril.
Confirmation par Hugues de Baux, en présence de Barrale et de leurs fils Gilbert et Barrai, de la vente faite p ir diverses personnes à Etienne, abbé de Pierredon, de la sM^.ieurii d'une sixième par- tie du château de Mouriès et son territoire ; il s? réserve les caval- cades, l'albergue et autres droits, et confirme à la même abbaye tous les bien.=; présenta et à venir qu'elle pourra acquérir, à la réserve des droits seigneuriaux qu'il pourrait avoir sur ces posses- sions, à propos de la concession qui lui fut faite par P., roi d'Ara- gon. — Acte au chàteiu de Trinquetaille, en présence de Raymond, Hugues et Jauffret d'Aubagne.
P,3g. B. IOjD, {» 208 \-\ - B.-du-R.
186 1217 — 2 juillet
Donation à acapte par Hugues de Baux à Arnaud Gras des abords du marais, confrontant du levant, la terre de l'hôpital des Pauvres, du couchant celle de l'hôpital Saint-Thomas, avec, faculté d'aliénation en faveur de toute personne, à l'exception des cheva- liers et maisons religieuses, et à la condition du payement d'un cens annuel de 12 deniers, et pour acapte de la somme de 13 livres et 10 sous de nouveaux raymondins, — Acte dans la maison de dame Sacrestane.
Reg. B. 1069. f« 233. — B.-du-R.
187 1217 — 1" octobre.
Sentence arbitrale de Pierre Audibert et Raymond "Vayentor, terminant les différents survenus entre Raymond de Baux et Ray- mond Geoffroy, agissant pour lui et au nom des coseigneurs.et habitants de Fos, à prop3S de la navigation par le canal du Comte, des saisies-gageries et de l'impasition de 12 deniers exigée depuis longtemps par les seigneurs et habitants de Fos des vassaux de Raymond de Baux, qui traversent le dit canal avec leurs barques chargées. De l'enquête il résulte que Raymond Geoffroy et les habitants de Fos possè:lent les bourdigues et leurs fermetures pour retenir l'eau des canaux de l'étang de Caronte, qu'ils s'y livrent à la pèche, et que les habitants de Berre passent habituel-
lement par le grand chenal avec leurs barques. En conséquence, les arbitres déclarent les vassaux de Raymond de Baux dispensés de payer les 12 deniers roclamés de tout marinier pour le passage ; car il n'est pas permis de croire que quelqu'un ait jamais empêché de traverser l'étang de (^aronte. — Acte à (sans nom de lieu.)
Reg. B. 2, f ' 93 v°. — B.-du-R.
188 1218 — 30 juillet.
Bulle du pape Honorius lîl aux prélats pour les engager à fo- menter la guerre contre les Toulousains, Avignonais et autres hérétiques, dans laquelle il est déclaré que Guillaume de Bauxl, prince d'Orange, très illustre et pieux personnage, a été assassiné par les Avignonais.
Layettes du. Trésor des Chartes, p. 465, t. 1".
189 1219.
Le pape Honorius III, donne une bulle de sauvegarde à la veuve de Guillaume de Baux I, prince d'Orange, à Guillaume de Baux II, et à ses frères, et prend sous sa protection leurs personnes et les biens qu'ils possèdent à Sablet, Seguret, Camaret et Sérignan. — Donné à Latran.
Mss du D' M. Millet, d'Orange.
190 1219 — 19 février.
Promesse par Hugues de Baux, en son nom et au nom de son neveu Raymond, aux recteurs de Marseille, d'employer tous ses efforts pour obtenir paix et concorde entre eux, la communauté, les particuliers et l'église, et de s'interposer auprès du cardinal, de l'archevêque d'Arles et de l'évèque de Marseille pour avoir au plutôt la levée de l'excommunication ou interdit, qui pèse sur la ville, — Il promet, après leur absolution, de les défendre contre tous leurs ennemis. — Acte dans l'église des Accoules.
Série G. G. n' 11. — Arch, munie, de Mar. — Hist. de Prov,, t. 2, p. 46., Papou.
191 1219 — 2 avril.
Hommage et reconnaissance par Hugues de Baux à Hugues, archevêque d'Arles, pour ce qu'il tient en fief de son église, c'est-à- dire, le château et ville de Trinquetaille, et tout ce qu'il possède dans son territoire. — Acte à Arles.
Liv. rouge d'Arles, V 314. — B.-du-R,
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192 1219 — mai.
Hommage et serment de fidélité prêtés par le vicomte Raymond de Baux de Berre à l'archevêque d'Arles, pour ses terres du port de Saint-Geniès et son droit de pâturage dans la Crau. — Acte à Salon.
Liv. rouge d'Arles, P 333 v». — B.-du-R.
193 1219 — 24 juin.
Donation par Raymond de Baux II de Berre, vicomte de Mar- seille, à la maison de Bertaud, Raymonde de Mesara étant prieure, de la faculté de faire traverser ses domaines par terre, ou par eau, à l'aller et au retour, à tous les objets nécessaires au monastère, sans payer aucun droit de péage. — Acte au château de Mey- rargues.
Reg. B. 78, f» 427 v». - B.-du-R.
194 1219 — 17 juillet.
Promesse à l'archevêque d'Arles par Barrale, épouse d'Hugues de Baux, de faire donner, pour la rédemption de son âme, à l'église de Saint-Trophime, la dîme de toutes les possessions qui furent de sa mère. — Acte à Trinquetaille en présence de Gilbert (Giberni) et Barrai de Baux frères, de Cécile, fille d'Hugues de Baux, de Pétronille et de sa nourrice, etc.
Chartrier de Salon, f» 412. — Liu. vert d'Arles, 382 v°. — B.-du-R.
195 1219 — 8 décembre.
Hermeline de Baux, abbesse du monastère Saint-Sauveur de Marseille, confirma la vente d'une maison servile au couvent, faite par Guillaume Bernard de Massis à Bertrand Hugolin, sous un cens annuel de 8 deniers de royaux coronats ; elle reconnaît avoir reçu le trézain à propos de cette vente. — Acte à Marseille, dans le monastère.
Ch. de Saint-Sauveur. — B.-du-R.
196 1220?
Hermeline de Baux, abbesse du monastère Saint-Sauveur de Marsaille, signifia à Pierre de Montlaur, évêque de celte ville, qu'elle faitappal devant le Pape de la santance qui co.idamae les religieuses à sortir de leur couvent, parce qu'elles ne possèdent en
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dehors de la ville aucun lo.c^ement où elles puissent habiter, qu'il n'est point convenable qu'elles soient dispsrsies et que chacune d'elles rentre dans la maison patei-nelle ; dautant plus que leur sortie de Marseille ne peut servir à pacifier les discussions sur- venues entre l'évêque el les iiabilants. Elle déclare, au nom des religieuses, qu'elle met sous la protection du Pape tous les biens, droits et dépend mces de son couvent, et spécialement l'église des Accoules et les prêtres qui la desservent. — Act3 à Marseile.
Cil. de Salnt-Zauveur de Marseille. — B.-du-R.
197 1220 — avril.
Hugues de Baux, choisi pour arbitre à propos de différents sur- venus entre les enfants et la veuve de Bernard Arnaud, prononce sa sentence dans le château de Trinquetaille, en présence de Bar- raie de Baux, l.a décision est approuvée par les parties, qui pro- mettent de s'y conformer. — Fliignes d'Aubagne et sa femme Marie l'approuvent également comme parties intéressées. — Acte à Trinquetaille.
Ch. de Saint-Césaire. — Carton S. B. 2. — Sainte-Geneviève, 11' 3. - B.-du-R.
198 1220 — 27 novembre.
Donation par Hugues de Baux, vicomte de Marseille, et Barrale, son épouse, à Pons, abbé de Sainte-Marie de Silvacane, de la moitié de son coussou de la Crau, appelé coussou B.iussenque, confrontant En ressen et Istres, en éc'iange de 7 muids et 4 setiers de vin qu'il est ob'igé de donner annuellement audit couvent, par suite de la donation de feu Bertrand de B.uix, s m père. — Acte à Aubagne, dans le cloitre de l'église. — Gilbert et Barrai leurs tils confirment cet acte.
Le 6 des ides du mois de janvier, le vicomte Raymond de Baux et Bertrand son fils approuvent et confirment cet échange. — Acte à Marseille, dans la cour du Temple.
Clu de Silvacane. — C!>. du monastère Saint-Césaire d'Arles. — B.-du-R.
199 1220 — 27 novembre.
Donation par Hugues de Baux, Barrale son épouse, Gilbert et Barrai leurs fils, au monastère de Silvacane et à Pons abbé, du pri- vilège de faire passer s'nr leurs domaines t us les bestiaux dudit monastère, de les faire paître sur ces terres sans payer aucune-
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espèce de droit à eux et à leurs successeurs. Ils déclarent de plus prendre sous le w protection tous les biens du monastère, et ordon- nentà leurs descendants, leurs barons, vassaux et amis, d'obser;er cette déclaration et de protéger les biens du monastère comme ceux des donateurs et comme la prunelle de leurs yeux. — Acte dans le château d'Aubagns, c'est-à-dire dans le cloître de l'église. Ch. de Silvcœaiie. — B.-du-R,
200 1220 — 11 décembre.
Hugues de Baux, vicomte de Marseille, vend à Guillaume Vivaud le Jeune, fils de feu Guillaume Vivaud, le chà^eau de Cugas, son territoire et tontes ses dépendances, pour le prix de 25 mille so'is de royaux coronals, et le cens annuel d'une masmodiue d'or. Il se réserve les calvalcades telles que les fait le château d'Aubagne. Barrale de Baux, son épouse, confirme cette vente, ainsi que leurs fils Gilbert et Barrai, quoique mineurs. — Acte à Aubagne. Liv. jaune de la Major, f° 3S \\ — B.-du-R.
201 1221 — 15 janvier.
Confirmation par Étiennette et le vicomte Raymond de Baux, en faveur du prévôt et de l'archevêque d'Ai-les, du coussou de Mal- crasset, qui fut laissé par testament à cette église, à la réserve du droit de t.ézain et de l'acapte ordinaire qui est de 8 livres de ray- mondins. — Acte à Istres, dans la chambre d'Etiennette.
Lie. noir d'Arles, f^ 157. — Liv. roiirje d'Arles, V 156 v, — B.-du-R.
202 1221 —23 janvier.
Compromis entre Bonfils, abbé de Saint-Victor, et Hugues de Baux, sa femme Barrale et leurs fils Barrai et Gilbert, avec sen- tence arbitrale de Bermond Cornât, archevêque d'Aix, qui remet Saint-Victor en possession de la troisième partie du Tolonée de Marseille, dont Hugues s'était emparé violemment — Acte dans la cour du Temple.
Ch. de Saint-Victor, n' 521. — B.-du-R.
203 1221—9 février.
Hugues d3 Baux, et Barrale, sa femme, déclarent en présence de leurs fils Gilbert et Barrai, à Raymond Julien, prévôt de la Major, qu'ils vcxidirent autrefois à Hugues Beroard, prévôt de Marseille,
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maintenant archevêque d'Arles, le château Babon et toutes ses dépendances, droits de cens, trézains, etc., pour le prix de huit mille sous de royaux coronats. — Acte dans le château d'Aubagne, dans la chambre où Bari-ale venait d'accoucher.
Ch. de l'Evêché. — B.-du-R. — Anîiq. de l'Erjlise, t. 2, p. 108. Belsuuce.
204 1221— 5 juin.
Bidle du Pape Honorius III, ordonnant à l'archevêque d'Aix, à la demande de l'abbé de Saint-Victor de Marseille et d'Hugues de Baux, présents à Rome, de lever l'interdit auquel était soumis le château de Saint-Marcel, parce que, d'après la déclaration de l'abbé et d'Hugues, un compromis avait été passé par les parties, en pré- sence de l'archevêque. Ce dernier ne devra lever l'interdit qu'après avoir reçu une caution sufTisante, et pourra le renouveler si l'une ou l'autre des parties contrevenait aux clauses de ce compromis. — Donné à Latran.
Bulle n" GO. — Arch. de Saint-Victor. — B.-du-R.
205 1222 — 9 mai.
(' Contestation entre Bermond de Clausonne, abbé du monastère
^•*'^'\ Saint-André d'Avignon, et Giraud-Amic, fils de feu Giraud-Amic et
de Tiburge, gendre d3 Guillaum3 de Biux 1", prince d'Orange, à
; propos des prés de Todouo, qui furent adjugés par sentence arbi-
: Irale à l'abbé.
Mon. Saint-André-d'Avignon, i" 48 v^ — Mss latin, n" 13916, de la ^ Bibllot. nation.
206 1223 — 29 octobre.
Donation et investiture par Bérenger, prévôt de la Major de Marseille, et les chanoiiias, à Hugues de Baux, Gilbert et Barrai, de la troisième p:irtie du château d'Aubagne, de ceux de Roque- fort et Jullans qui avaient app irtenu à Roncelin et étaient tombés en cimailse entre leurs m:iias, faute pir lui d'avoir payé le cens obligatoire depuis plus de quinze ans. Les seigneurs de Baux donnent 103 livres d3 royaux coronats et prêtent hommage et ser- ment de fidélité. — Acte à la prévoté de Marseille. Antiq. de l'EfjUse de Mars. t. 2, p. l(Jl. BeUuuce.
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207 1224 — 25 janvier.
Hugaes de Baux, Barrai son fils et Raymond de Baux assistent comme témoins à l'acte d'investiture des châteaux de Brég-ançonet d'Hyères, donnés par Raymond-Bérenger IV à la commune de Mar- seille. — Acte dans l'hôtel de la Masque.
Série A. A. ch. 28. — Ardu munie, de Marseille.
208 1224 — 8 mai.
Quittance donnée par Barrale, épouse d'Hugues de Baux, à Pierre Bertrand, syndic de la cité vicomtale de Marseille et manda- taire de la commune, de la somme de 20,000 sous de royaux coro- nats, de 1,700 sous de la même monnaie, qui lui étaient dus, et de 10,000 sous dus à Raymond de Baux, son neveu, sur les 40,000 que la ville doit payer par suite d'une transaction passée entre les sei- gneurs de Baux, elle-même, Alasacie, épouse de Raymond de Baux, et la commune. La somme qui reste due sera payée par la ville à son mari Hugues ou aux siens, suivant leurs volontés. — Acte à Marseille, devant la tour du Tolonée.
Série C. C. ch. 6. — Arch. munie, de Mars.
209 1224 — 15 mai.
Qnttance donnée par Hugues de Baux à Spine de Surrexina, podestat de Marseille, de la somme de 435 livres de royaux coro- nats que la commune a promis de payer par son ordre à divers créanciers, sur la pension de 500 livres qu'elle lui devra à Saint- Michel prochain, à l'occasion de la transaction passée entre lui, Raymond de Baux, son neveu, et ladite ville. — Acte dans le Cha- pitre de Marseille.
Série C. G. ch. 7. — Arch, munie de Mars.
210 1224 — 9 juillet.
Hugues de Baux reconnaît que ses prédécesseurs ont donné à emphithéose à divers particuliers pour le prix de 1,500 sous de raymondins, le marais appelé Boca lacosa, à la condition d'en opérer le dessèchement. Il renouvelle aux ayants droit la donation ancienne, les affranchit du droit de lodspour leur faciliter la culture des terres desséchées, sous la réserve de quelques parcelles de terrain qu'il désire donner à divers habitants de Trinquetaille, demeurant sur ces terres, et de la septième partie des revenus qui lui
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seront payés après le prélèvement des dépenses faites et de la dîme ordinaire due à l'église. — Acte au château de Trinquetaille. Reg. B. 10G9, f" 227 v». — B.-du-R.
211 1224 — 10 août.
Traité de paix entre Gariii de Montaigu, grand-maître de l'hôpital Saint-Jean de Jérusalem, et Guillaume de Baux II, co-prince d'Oran- ge, à la suite de nombreuses contraventions faites par Guillaume aux traités passés : 1° entre l'hôpital et Guillaume de Baux, I, son père ; 2' entre les hommes d'Orange et le même Guillaume, par l'intermédiaire de frère Emmanuel, alors prieur de la maison de Saint Gilles. Par celte nouvelle convention, les parties jurent l'observation des anciens traités, ainsi cfue dame Esmeniartz, au nom de ses fils Guillaume, Raymond et Bertrand ; elles promettent d'oublier les injures et voies de fait commises contre elles par les habitants d'Orange, et de restituer les biens saisis sur ceux qui quit- tèrent la ville, à la condition qu'ils y rentreront en prêtant serment de fidélité, et pourront, en cas de nouvelles contestations, recourir au tribunal ordinairement établi par le grand maître et le seigneur d'Orange. Hugues de Baux , Lambert de Monteil et autres nobles jurent sur les Saints Evangiles de faire observer ce nou- veau traité de paix. Guillaume, sa mère, ses frères, Hugues de Baux, leurs amis et les principaux habit;ints de la ville se soumet- tent, en présencs d'Hugues, archevêque d'Arles, et d'Amie, évêque d'Orange, à encourir les peines de l'excommunication, s'ils contreviennent aux clauses du traité. — Acte dans la cour de la maison de l'hôpital.
\^ L. B. 31 i. -B.-du-R.
212 1224 — 24 août.
/' Raymond VI, duc de Narbonne, comte de Toulouse, marquis de Provence, restitue à Isnard, évêque de Carpentras, les châteaux de Baux et de Malemort, les domaines de Saint-Didier et de Saint- Félix, et toutes leurs dépendances, se réservant seulement les droits qu'il a sur les cavalcades, et l'argent dû annuellement par les habitants pour raison de l'albergue, avec défense à ses bailis d'exiger rien au-delà de ces droits, — Acte à Montpellier. Layettes du trésor des Chartes, t. 2, p. 36.
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213 1224 — 2 novembre.
Cession par Rotond d'Aubagne à Spine de Surrexina, podestat de Marseille, agissant au nom de la commune, de tous les droits et actions qu'il a contre Hugues de Baux, Barrale, son épouse, et leurs biens, à l'occasion d'un prêt de 210 livres de coronats, pour lequel ils lui ont donné en gage tout leur domaine, ainsi que la seigneurie et tous les droits qu'ils possèdent dans le château d'Au- bagne et son territoire, tels que quistes, péages, leydes, fournage, mouture, cens, droits de lods et tous autres droits. — Acte à Mar- seille.
Série C, C. ch. 8. — Arch. viunic. de Mars.
214 1225 ?
Le procureur d'Hugues de Baux et de Barrale réclame, en leurs noms, à la commune de Marseille, pour leur droit de suzeraineté sur la ville et dommages soufferts, la somme de 5,000 sous de royaux coronats pour cause d'une donation ; la restitution du tiers d'Aubagne que la commune tient en gage, pour 4,000 sous ; du Castellet, de La Cadière et Ceireste, que Hugues de Baux avait donnés en nantissement à Anselme Fer, pour 20,000 sous ; celle de 30,000 sous due par suite d'une convention passée entre eux et la ville; un hùtel de la valeur de 15,000 sous de royaux, à cause de la destruction du Tolonée, dont ils estiment la perte à la valeur de 3,000 marcs d'argent, sauf leur droit sur son emplacement, et une indemnité pour les pertes causées par cette destruction ; la resti- tution du château de Roquefort qui leur fut violemment enlevé par les Marseillais, et qu'ils ont été condamnés à leur rendre ; celui de Saint-Marcel qui leur fut aussi saisi ; et la remise par leurs créanciers, habitants de la ville, des dettes qu'ils pourraient récla- mer. — (Charte en parchemin sans date.)
L. B. 315. — B.-du-R.
215 1225 — 14 mars.
Ratification, par Barrale et ses fils, de la vente faite à la com- mune d'Arles par Bernard Ybilion, du château d'Aureille, de son territoire et de tous droits en dépendant, pour le prix de 36,000 sous de raymondins nouveaux. — Hugues de Baux, en présence des témoins de cette confirmation de vente, pose les limites de l'étang de Valcarès.
Reg. T rinqxi et aille, l, 1". — Arch. muuic. d'Arles.
— 60 —
216 1225 - 27 mars.
Donation par Barrale, avec le consentement de son mari Hugues et de ses fils Gilbert et Barrai, au précepteur de l'hôpital Saint- 1 Thomas, de tout son domaine des Avergnes avec ses charges et les droits qu'elle y possède ; lequel domaine est soumis à une obligation de 1,100 sous de raymondins, envers Guillaume-Ber- 1 nard Giradatz. Le précepteur s'engage à faire toutes les années une neuvaine et dire trois messes pour l'âme de sa mère, la sienne, celle de son mari et de ses ancêtres. — Acte dans la chapelle d'Hugues de Baux.
Ordre de Malte. — TrinquetaUle-les- Avergnes, ch. 2. — B.-du-R.
217 1225 — 20 novembre.
Convention entre Spine de Surrexina, podestat de Marseille, et Raymond de Baux, son épouse et ses fils, pour la cession de ses droits seigneuriaux sur la ville et son district, avec promesse de défendre les Marseillais contre toute personne voulant faire la guerre à la commune, et de faire la paix avec ses ennemis, à la demande du podestat. — Les deux parties contractantes s'ab- soudront mutuellement des méfaits commis de part et d'autre pen- dant la guerre. — Raymond donnera en garantie le château de 'Vitrolles, pendant trois ans, tous ses biens et la seigneurie de Châteauneuf, que la commune gardera à ses dépens ; il n'imposera aucun nouveau droit ni péage sur son domaine, si ce n'est avec le consentement de la commune. — Le podestat promet à son tour de recevoir Raymond et ses fils comme citoyens de Marseille, de lui donner une maison de la valeur de 10,000 sous et 3,000 sous de royaux coronats comme pension annuelle à lui et à ses héri- tiers. — Acte à Marseille, en Parlement public, devant l'église des Accoules. — Adalasie, son épouse, Bertrand et Guillaume, ses fils, jurent d'observer la convention ainsi que Raymond et de Baux son autre fils.
Liv. noir, l" 65 v». — Ch. S. D. D. — Arch. munie, de Marseille.
218 1226 — 15 janvier.
Vente par Raymond de Baux et Adalasie son épouse, Bertrand et Guillaume de Baux leurs fils, au podestat et au syndic de la commune de Marseille, de tous leurs droits de seigneurie etjuridic-
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tion sur Marseille et son terroir, au prix de 10,000 sous, payés par la cession d'une maison près de l'église des Accoules, et pour une pension de 3,000 sous payable annuellement et à perpétuité à eux et leurs héritiers le jour de Saint-André. — Acte dans la maison de Raymond de Baux,
Série A. A. ch. 31. — Arc/i. munie, de Marseille.
219 1226 — 17 janvier.
Hugues de Baux, vicomte de Marseille, désireux de conserver 'Villeneuve, le château de Montpaon, les péages et autres droits qu'il possède sur les rives du Rhône et à Trinquetaille, donnés en gage à ses créanciers, vend au prix de 36,000 sous de raymondins nouveaux, à la commune d'Arles, l'étang de 'Valcarès avec tous les droits et propriétés qu'il possède sur ses bords, tels que : la juridiction, les droits sur les maisons de ses vassaux, le transport des marchandises et la pêche, à la condition néanmoins que les habitants de Villeneuve en Camargue et ceux de tous ses domaines jouiront des mêmes droits sur l'étang que les citoyens d'Arles. Est comprise dans cette vente la Lone longue qui est sur les confins de Valcarès. ..., etc. Barrale et ses fils confirment cette vente. — Acte à Arles. — Hugues de Baux, en présence des témoins de cet acte, donne la délimitation de l'étang.
Ch. orig. u" 1. —Aux arch. d'Arles. — L. B. 315. — B.-du-R.
220 1226 - 18 janvier.
Convention entre Hugues de Baux et Dragonet de Mondragon, podestat d'Arles, et le conseil de la ville, par laquelle il est promis à Hugues de ne point recevoir les hommes de Villeneuve comme citoyens et habitants d'Arles et son district ; que dans le cas où quelques-uns seraient reçus citoyens de leur ville, Hugues de Baux aura le droit de reprendre les maisons et possessions qui leur furent données à condition d'habiter sur ses terres. Les vols et délits commis par les habitants-forains des domaines d'Hugues de Baux seront déférés à la Cour d'Arles, et jamais ni lui, ni ses descen- dants ne pourront être assignés devant ladite Cour.— Acte à Arles. Reg. B. 1069, l" 236 v. — B.-du-R.
221 1226 —24 janvier.
Moyennant la somme de 25 mille sous, Rayraond-Bérenger V, comte de Provence, ratifie les acquisitions faites par la commune
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de Marseille des parts de seigneurie de cette ville possédées par Raymond de Baux, Adalasie, son épouse, et par Roncelin, et pro- met de ratifier celles que pourrait faire la même commune des deux autres parts d'Hugues de Baux et Giraud-Adhemar qu'ils prétendent avoir du chef de leurs femmes Barrale et Mabille. — Acte à Marseille, dans la salle du Conseil.
Série A. A. ch. 32. — Ardu munie, de Mars.
222 12-26 — 1" octobre.
Raymond de Baux, Alasacie son épouse, et leurs fils Bertrand et Raymond confirment à la commune de Marseille, la convention passée entre eux et la dite ville, le 20 novembre 1225, et promet- tent d'en observer fidèlement la teneur. — Acte à Marseille, dans l'église des Accoules. ;
Le 6 octobre, Guillaume de Baux, fils de Raymond, ratifie la même convention pour obéir à la volonté de son père. — Acte à Marseille.
Liv. noir, [■' 68. — Arch. munie, de Mars.
223 1227 — 26 mars.
Sous le règne de Frédéric, empereur des Romains, Dragonet de Montdragon étant podestat d'Arles , Hugues de Baux, en présence et avec le consentement de sa femme Barrale et de son fils Gilbert, donne, pour le repos de l'âme de ses parents et la rédemption de ses péchés, 12 deniers de cens et tous autres droits qu'il possède sur un domaine appelé Donauria, dont il vend la moitié, achetée à Raveline, au précepteur de l'hôpital Saint-Thomas de Jérusalem, pour le prix de 5,005 sous de nouveaux raymondins. Barrale et Gilbert son fils approuvent cette donation et vente. — Acte au châ- teau de Trinquetaille, devant la chapelle d'Hugues de Baux.
Ordre de Malle. — Trinquetaille-Camargue, ch. 5. — B.-du-R,
224 1228 — 15 mai.
Lettre de Frédéric II, empereur des Romains, roi de Sicile, à Bertrand Porcellet et à son neveu, pour les prévenir des plaintes que Hugues de Baux, a portées, en son nom et au nom de sa femme, contre la ville de Marseille qui détient Injustement la possession et les droits qu'il a sur la Ville, les châteaux et lieux de la vicomte, et, par suite, les revenus qu'il y perçoit, et que Barrale refuse de
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vendre à cette commune ; il ordonne à Dragonet de Montdragon et à Blacas de commander vivement à la ville de Marseille de restituer dans un mois, à Hugues et à Barrale, les droits et revenus qu'ils possèdent dans la ville et la vicomte, tels cjue les avait possédés Barrai, père de Barrale. — Donné à Barjols.
Série C. C. n" 12. — Arch. munie, de Man».
225 12-28 — 2 juin.
Lettre de Frédéric II, empereur des Romains, roi de Sicile et de Jérusalem, enjoignant au podestat et à la commune d'Arles, à la demande d'Hugues de Baux , de n'exiger des hommes de ses domaines, que les péages et droits établis par lui ou ses pi-édéces- seurs, et de ne percevoir que les impositions raisonnablement dues sur les marchandises qu'ils viendront vendre ou acheter à Arles. — Donné à Tarente.
Reg. B. 1039, f^ 236 v°. — B.-du-H.
226 1228 — 12 juin.
Vente par Raymond de Baux, à la ville de Marseille, des sei- gneurie, haute et moyenne juridiction, droits et revenus qu'il pos- sède à Roquevaire, ainsi que sa belle-fille Eudiarde, épouse de Bertrand et fille de Mabile et de Giraud-Adhemar, pour le prix de 10,000 sous de royaux coronats, qu'il déclare avoir reçus, et moyen- nant une pension annuelle et perpétuelle de 100 sous de royaux, payables le 15 août; il s'engage à faire ratifier cette vente dans l'année par Eudiarde et Mabile, et par son fils Bertrand, deux mois après sa sortie de la prison où il est détenu. — Acte dans la salle du Conseil communal de Marseille.
L. B. 318. — B.-du-R.
227 1228 — 23 décembre.
Sentence arbitrale de Guillaume, comte de Genève, réglant les conditions de paix entre Raymond de Baux, Bertrand son fils, et Raymond Bérenger V, comte de Provence.. Les constructions que doit faire le Comte dans l'île Saint-Geniès seront protégées par les seigneurs de Baux et faites avec leur concours ; ils abandonneront au Comte leurs droits sur cette localité et l'étang, à l'exception du droit sur la pêche et les salins ; ils s'abstiendront de toute coali- tion avec quelque ville ou communauté que ce soit, qui pourrait
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être nuisible au prince, ou à son comté de Provence, et s'oblige- ront à faire la guerre à tous ses ennemis. Raymond, Bertrand son fils et leurs héritiers, n'auront rien à prétendre sur la seigneurie de Roquevaire, qu'ils la vendent ou non; en cas de contestation, elle sera réglée par le tribunal du Comte. Comme garantie de la paix, l'arbitre tiendra dans ses mains le château d'Eguilles, et le Comte celui de Gardanne, pendant deux ans. Les prisonniers faits de part et d'autre seront mis en liberté. Le Comte s'engage à ne faire ni trêve ni paix avec les Marseillais, sans maintenir les droits de Raymond de Baux et de son épouse sur la pension annuelle de 3,000 sous qu'ils doivent lui faire. — Acte à Aix.
B. 318. — B.-du-R. — Congr. avchéol. d'Arlcà 1876, p. 397. D' Barthélémy.
228 1229 — 19 avril.
Du consentement de l'évêque d'Orange, Rostang de Cadolet et Albert Eventi sont choisis pour arbitres afin de terminer le diffé- rent survenu entre Pierre de Serignan, prévôt de l'église d'Orange, et son chapitre d'une part, et Raymond de Baux I, Guillaume II et Bertrand II, frères, prince co-princes d'Orange. — N' Ros- tang Gras.
Reg. lavent, de l'Éfêclié d'Orcunje, n" 1. — Vaucluse.
229 1229 — 2 novembre.
Transaction entre Hugues de Baux, les hommes de Castillon et des Baux d'une part, et l'archevêque d'Arles, à l'occasion de la chasse aux lapins dans une partie du territoire de Vacquières appartenant à l'archevêque. — Acte dans l'appartement de Bar- raie de Baux, dans le bourg d'Arles.
Lie. noir d'Arles, l" 159. — Lie. vert d'Arles, i" 123. — B.-du-R.
230 Avant 1230.
Dans rénumération des revenus de Charles d'Anjou, comte de Provence, il est dit que le château de Contes (comté de Nice) avait appartenu à la famille de Baux, qui l'hypothéqua aux seigneurs de Chàteauneuf pour la somme de cinq mille et quatre sous; que longtemps après, Guillaume de Baux (d'Orange), qui alla en Sar- daigne, au nom de siens et autres princes de sa maison, le recou- vra et le vendit à Bertrand Richier, sur lequel il fut saisi par Ray- mond-Bérenger qui le tint pendant quatre ans, le céda à Milon, et
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plus tard aux seigneurs de Châteauneuf, et en toucha les revenus pendant sa vie. Aujourd'hui il ne rapporte plus rien à la cour. Reg-, B. 170. — Pol'jjotique de Charles I d'Anjou. — B.-du-R.
231 1230 — 14 janvier.
Hugues de Baux I reconnaît avoir donné au monastère de Saint- Victor tout ce qu'il possédait dans Marseille, et hors de cette ville, à l'exception des châteaux. Il renouvelle la même donation, promet à Tabbé Bonfils de la faire confirmer par son épouse Barrale, et de lui faire abandonner, en faveur de son monastère, tout ce qu'elle possède dans Marseille et son territoire. — Suit la confirmation du don et de la promesse d'Hugues par Gilbert et Barrai de Baux ses fils. — Acte à Marseille.
Cart. de Saint-Victor. — Ch. 908.
232 1230 — lejanviei*.
De graves discussions ayant lieu entre Hugues de Baux, son épouse Barrale, leur fils Barrai et Gilbert, et la commune de Mar- seille , les parties passent un compromis devant le cardinal de Saint-Ange, légat du pape, et choisissent pour terminer leurs dif- férents Gilbert de Baux de Marignane et Vivaud de Lamure ; en cas de défaut d'entente des arbitres, elles nomment Tévêque de Nîmes. — Acte à Aix.
Liv. noir de Marseille, f" 88 W — Arch. munie.
233 1230 — 16 janvier.
Vente par sentence arbitrale de l'évêque de Nimes, à la com- mune de Marseille, des seigneurie, juridiction et droits possédés par Hugues de Baux, Barrale son épouse et leurs fils Gilbert et Barrai, dans la ville vicomtale de Marseille et son territoire, pour le prix de quarante-six mille sous de royaux coronats ; dont qua- rante mille pour la cession de la seigneurie et juridiction delà ville, et six mille pour le Tolonée. La commune affranchira de toute dette et obligation la troisième partie du château d'Aubagne et de ses dépendances, et spécialement de celle contractée par Hugues envers Rotond d'Aubagne. Elle agira de même pour les châteaux du Castellet, La Cadière et Ceiresle, dont les habitants seront libérés de tout engagement envers Marseille, ainsi que ceux de La Cadière, qui seront dispensés de tout serment ou obligation quelconque. La commune payera à perpétuité à Hugues, à Barrale
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— OG —
el à leurs héritiers et successeurs, une pension annuelle de trois mille sous de royaux coronats pour la cession de cette juridiction et seigneurie. — Acte en parlement public dans l'église Sainte- Marie-des-Accoules.
Série A. A. c!i. 'iô. — Lir. noir de Marseille, f'C8 v». — ArrA. munir.
23 i 1-230 — 30 janvier.
Hugues de Baux et divers chevaliers se déclarent cautions envers Benoit, évêque de Marseille, pour l'exécution de la sentence qu'il prononcera, en sa qualité d'arbitre, afin de terminer les différents survenus entre le monastère de Saint-Victor et la commune de Marseille, à propos de la juridiction de la ville vicomtale, de la perception de certains revenus, et de l'exercice de la juridiction sur le château de Roquefort, et la 3"' partie de celui d'Aubagne, donnés au monastère par le vicomte Roncelin. — Acte à Marseille.
L. ilî, fonds de Saint-Victor. — li.-dn-l\.
235 1-230 — 6 février.
Barrale, avec le consentement de son mari Hugues de Baux et de ses fds Gilbert et Barrai, donne de sa pleine volonté et pour le repos de son âme, au monastère de Saint-Victor, tout ce qu'elle pos- sède de la part de son oncle Roncelin dans la ville de Marseille et son territoire, excepté les châteaux et domaines qui sont hors de cette ville. — Acte dans la commune des Baux.
Carîid. de Saint-Victor. — Ch. 'M.
23G 1230 — i avril.
Compromis et sentence arbitrale entre Raymond I, Guillaume II et Bertrand II, ses frères, prince et co-princes d'Orange, Raymond des Monts, précepteur de Thôpital de Saint-Jean d'Orange, avec l'abbé du monastère Saint-André d'Avignon, à propos de la sei- gneurie de Campredons (indication d'acte).
Mss. laliu de la liibliot. nation, n" 13UIG. f° Ï'X
237 1230 — 2G septembre.
Reconnaissance par Hugues de Baux I à Guillaume , abbé de Montmajour, de tout le territoire de la Viscléde, contenant renon- ciation à tout droit auquel il pourrait prétendre à l'avenir, moyen- nant la somme de trois mille sous de raymondins, qu'il confesse
avoir rerus. L'abbé abandonne en fief un tiers de ce territoire, sous la promesse faite par Hugues de Baux pour lui et ses successeurs de faire reconnaissance au monastère et de prêter lioniniage.
lavent, de Mo nt ma Jour : Wisclède , n" 12j. — Hi^t. nninur. Je Montmajour de Chaiit-elou, p. 235. — B.-dii-R.
238 1230 — 21 octobre.
Les mandataires des prévôt et chapitre de la Major demandent à Barrale, fille de feu Barrai, vicomte de Marseille, la restitution au chapitre de la 3"" partie d'Aubagne, dont Hugues Béroard, pré- vôt de la Major, s'était emparé après la mort de Roncelin, et qu'il avait livrée à Hugues de Baux, son mari, à la condition de la rendre à sa première demande. Barrale obéit à cette injonction. Les man- dataires la lui donnent immédiatement, et elle prête hommage et serment de fidélité avec son fils Gilbert pour tout le château d'Au- bagne et ceux de Gémenos, Roquefort, Cuges et JuUans. Les pro- cureurs du prévôt se fout restituer également le tiers possédé par son mari H4igues, et le troisième tiers de Mabile de Monteil, pour défaut de payement de cens ; Barrale livre les clefs du château ; les chanoines font arborer l'étendard de la Vierge Marie sur la tour , et donnent en commande tout le château à Barrale, jusqu'à la fête de Saint-André, à la condition de venir à Marseille avec ses fils et Mabile, pour faire hommage. — Acte à Aubagne. cil. on'g. de la Mojo)\ — B.-da-R.
230 1230 — 7 novembre.
Les syndiés de la ville de Marseille, assemblés en Parlement dans le cimetière des Accoules, donnent à viager, avec le consen- tement du peuple, à Raymond VU, comte de Toulouse, pour cause de nombreux services rendus, la ville vicoratale, y compris la juridiction et tous les droits que possède la Commune sur les terres de la vicomte, avec pouvoir d'en prendre possession. Ray- mond jure, en présence des syndics et du peuple, de défendre les Marseillais, leur ville et leurs projiriétés, et de conserver leurs franchises et libertés, se réservant la faculté de rendre la vicomte à la commune lorsqu'il le jugera à propos. — Acte dans le cimetière des Accoules, en présence d'Hugues et de Raymond de Baux.
Lai/ettes du trésor des Chartes, t. 2, p. 188. — C lu or ig. avec le sceau de la ville de Marseille. — Série A. .\. n" 37 bis. — Arc/u m un il- i
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240 1230 — 18 novembre.
Ralification, par Hugues de Baux el son fils Gilbert, de la vente faite par divers propriétaires de la quatrième partie qu'ils possè- dent par indivis sur le moulin vieux de Mouriès à Guillaume de Sauso, abbé de Sainte-Marie de Pierredon, pour le prix de trois cents sous de nouveaux raymondins; sauf leurs droits de sei- gneurie. — Acte dans la ville de Saint-Remy. Eeg. B. 1060, f" 207 v°. — B.-du-R.
241 1230 — 2 décembre.
Hugues de Baux, Barrale sa femme et leurs fils Gilbert et Bar- rai, reconnaissent au prévôt et au chapitre de la Major de Mar- seille les châteaux d'Aubagne, Gémenos, Roquefort, Cuges et Jullans, l'obligation de payer un cens annuel, et la faculté pour le prévôt, seigneur suzerain, de pouvoir faire flotter sur ces châteaux l'étendard de la Vierge-Marie â la volonté du Chapitre. Ils prêtent liommage et serment de fidélité. — Acte à Marseille, dans la mai- son de la prévôté.
Ch. de la Major. — B.-du-R.
242 1231 — IG février.
Hugues de Baux I, seigneur des Baux, donne en franc-alleu à Guil- laume Arnaud et à sa mère un jardin dans le territoire de Trinque- taille, au quartier de Gallègues, sous réserve de la faculté de rachat par préférence à toute personne s'il vient à être vendu. Guillaume et sa mère donnent en contre-échange à Hugues de Baux la partie de seigneurie qu'ils possèdent dans le fief cominal. — Acte dans la maison de Barrale.
Reg. B. 1039, f' 2-28 W — B.-du-R.
243 1231 — 14 juillet.
Promesse parle podestat, Parceval Doria, et les syndics d'Arles de payer au procureur de Raymond-Bérenger V, mille marcs d'ar- gent pour la délivrance d'Hugues de Baux, si de ce jour au mois de septembre, ce dernier n'est pas parvenu à conclure une trêve entre les comtes de Toulouse et de Provence, si pendant ce temps le comte de Toulouse traverse le Rhône avec son armée pour entrer en Provence, et si, dans ce dernier cas, Hugues ne veut retourner
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en prison à Aix où il est détenu, — Acte dans le palais de la com- mune d'Arles.
Hist. de Prov. t. 2, page 50, Papon, — Reg. B. IG, f" G9. ~ B.-dii-R.
244 1232 — 19 septembre.
Lettre de l'empereur Frédéric, roi de Jérusalem et de Sicile, prévenant Caille de Gurzan, son mandataire, qu'il vient d'engager Raymond -Bérenger à marcher au secours du Saint-Siège avec une armée convenable; ce qu'il ne peut faire à cause de sa guerre avec la ville basse de Marseille, les seigneurs de Baux, Guillaume de Sabran et autres seigneurs de Provence; il lui ordonne de se rendre auprès des belligérants et du Comte de Toulouse, et d'en obtenir un traité de paix mi de trêve, sous peine d'être assignés devant sa cour et, en cas de désobéissance, d'être mis au ban de l'empire. — Acte à Melfi.
Ch. orig, — L. B, 324. — B.-du-R.
245 1233 — mars.
Promesse par le vicomte Raymond de Baux le vieux, Bertrand et Guillaume ses fils. Barrai de Baux, fds de Hugues, Raymond de Baux I d'Orange, Giraud-Amic et Guillaume de Sabran, avec le consentement de Raymond VIT , comte de Toulouse, à Caille de Gurzan, envoyé de l'empereur Frédéric, d'obéir aux ordres de l'Empereur touchant la guerre qui existe entre les comtes de Tou- louse, de Forcalquier, eux-mêmes, la ville basse de Marseille et Tarascon, contre Raymond-Bérenger, comte de Provence, et la ville d'Arles, suivie de l'obligation de lui donner en garantie leurs châteaux ou tout autre gage, suivant sa volonté ou celle de l'Em- pereur.
L. B. 323. - B.-du-H.
246 1233 — 23 mars.
Barrai de Baux et Guillaume I de Berre, fils de Raymond, approuvent la promesse faite par Jourdan de Lantar, viguier de Marseille, et les conseillers de la ville, d'obéir aux ordres des envoyés de l'empereur Frédéric, au sujet de la guerre existant en Provence entre Marseille, le comte de Toulouse , Tarascon et les seigneurs deBaux, contre Raymond-Bérenger, comte de Provence, et la ville d'Arles, et de se transporter, à la première réquisition de l'empereur, en quelque lieu que ce soit. — Acte à Marseille.
L. B. 325. — B.-du-R.
5't7 1233 — G mai.
Donation par le vicomte Raymond de Baux II, de Berre, sei- gneur de Meyrargues, au chevalier Bérenger de Puyricard, en reconnaissance de services rendus, d'une partie du territoire de ce lieu, confrontant le chemin de Saint-Jean de la Salle, le château de Rognes, le territoire d'Eguilles et celui de Saint-Cannat. Il lui cède également tous les droits de juridiction et chasse qu'il a sur ce territoire, et autres droits sur les terres, deffends, vignes, moulins..., etc...., avec réserve seulement de la suzeraineté pour lui et ses descendants.— Acte au château de Meyrargues, dans le cimetière de l'église, et devant la porte de cette église.
Heg. — Trésor de l'Arch. d'Air, 1° 33 y\ — B.-du-R.
248 1233 — 14 mai.
Convention entre Raymond-Bérenger 'V, comte et marquis de Provence et de Forcalquier, et noble Caille deGurzan, envoyé de l'empereur Frédéric, sur la délivrance d'Hugues de Baux et son fils Gilbert. — Hugues de Baux donnera pour lui et son fils, 1,500 marcs d'argent, pour lesquels il rendra le château et domaine du Castellet avec ses dépendances, et spécialement tous les droits qu'ils ont sur Ceireste et La Cadière et leurs appartenances, à noble Caille, qui mettra le château sous la garde de Guillaume de Cotignac, jusqu'à la conclusion de la paix. Si elle ne peut être faite, Hugues payera pour son rachat et celui de son fils mille marcs d'argent et le château lui sera rendu. S'ils préfèrent retour- ner dans la prison du comte sans rien payer, le château sera rendu à eux ou à Barrai de Baux. Ils garantiront la délivrance de quatre de leurs compagnons d'armes, moyennant 500 marcs d'argent..., etc., etc.... — Acte à Aix, dans le palais du Comte, en présence de Parceval Doria, podestat d'Avignon.
L. B. 3^1. — B.-da-R. — Congr. archéol. d'Arles, 187G, p. 42i, D'' Barthélémy.
249 1233 — 18 mai.
Ordonnance de Caille de Gurzan, commissaire de l'empereur, portant injonction aux habitants de Marseille de comparaître devant lui dans la quinzaine, et de mettre entre ses mains des otages pour la sûreté de la paix conclue entre eux, les Comtes de Toulouse, de Forcalquier, les seigneurs de Baux, la ville basse de
Marseille, Tarascon, dîme part, et le Comte de Provence et la ville d'Arles, d'autre part, sous peine d'être mis au banc de l'empire. — Acte à Marseille, en présence du Conseil général de la ville et de Parceval Doria, podestat d'Avignon.
Cl,, ori'j. — L. B. \m. - B.-du-R.
250 1:233 — ?7 juillet.
Hugues I et Piaymond de Baux son neveu, ratifiant la promesse faite par les Marseillais, donnent en garantie à Caille de Gurzan, ambassadeur de Frédéric, empereur des Romains, les châteaux des Baux et d'Eguilles, pour sûreté de l'observation de la trè^/e faite par le comte de Toulouse et les Marseillais avec Raymond- Bérenger, comte de Provence. Ils s'engagent à déterminer leurs fils Gilbert et Barrai, Bertrand et Guillaume de Baux de Berre, à faire jurer fidélité à l'empereur par les habitants de ces châteaux. — Acte à Tarascon vers Jarnègues, sur les bords du Rhône.
L. B. 324. — B.-du-R.
251 1233 — 1" octobre.
Raymond de Baux II de Berre, seigneur de Meyrargues, en pré- sence de Supramont Loup, podestat d'Arles, reconnaît devoir à cette commune la somme de 70 mille sous de raymondins qu'elle lui a prêtée, et pour sûreté de laquelle il a donné en gage le château d'Istres et ses dépendances. Il promet au podestat de payer l'inté- gralité de cette somme à Noël et à l'entrée du Carême. Guillaume de Baux, jure d'observer l'obligation contractée par son père ; ils promettent tous les deux de la faire agréer à Bertrand, fils de Ray- mond et frère de Guillaume, et de la faire accepter par les habi- tants d'Istres, Berre, Chàteauneuf, Marignane, Vitrolles, Rognac, Eguilles, Puyricard et Meyrargues, — Acte à Istres.
Le 2 octobre, la communauté d'Istres s'engage pour huit mille sous ; Marignane et Vitrolles pour 10 mille sous chacun. Ch orirj. — L. B. 32i. — B.-du-K.
252 1233 — 28 octobre.
Les chanoines de la Major donnent, à nouveau bail, à Hugues de Baux et à ses fils Gilbert et Barrai, la 3° partie du château d'Auba- gne et ceux de Roquefort et Jullans, revenus au chapitre par droit de commise pour défaut de payement du cens annuel depuis 15 ans,
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par feu Roncelin, dernier possesseur ; lequel cens est de 40 sous de royaux coronats pour la 3* partie d'Aubagne, 20 sous pour le châ- teau de Roquefort, et G sous pour Jullans. Hugues de Baux et ses fils promettent de faire hommage, et de payer en sus 40 sous de royaux coronats pour le tiers d'Aubagne qu'ils possèdent déjà, et 14 sous pour Cuges. — Acte à Marseille dans la maison du Prévôt,
cil. orig. de la Major. — B.-du-K.
253 1234— 11 août 1
Hommage et serment de fidélité d'Hugues de Baux I, entre les mains de Jean, archevêque d'Arles, pour le château de Trinque- taille et son territoire, son port et ceux de la ville d'Arles, du Bourg,«| du petit Rhône, et pour le domaine de Barbegal. — Acte dans la " maison de l'archevêque.
Lie. vert d'Arles, i' 281 v°. — B.-du-R.
254 1234 — 21 novembre.*
Ratification par Hugues, seigneur des Baux, d'une donation faite autrefois à la maison de l'ordre du Temple de Saint- Gilles, d'une perprese (enclos) dans le quartier de Salliers ; conte- nant cession du droit de pâturage et autres qu'il s'était réservé lors de cette donation.
Le 22 novembre, Gilbert, fils d'Hugues de Baux, confirme cette donation à Hugues de Montlaur, maître du Temple, et abandonne tous les droits qu'il pourrait avoir sur les biens dotaux de sa mère. — Acte à Trinquetaille.
■ Le 28 novembre. Barrai de Baux approuve la même donation,— Acte au château des Baux.
Ordre de Malte. — Salliers, ch. 5i. — B.-du-R.
255 1234 —